Europe-Écologie : un succès historique


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Mercredi 10 juin 2009

L’incroyable succès d’Europe Écologie, qui place l’écologie politique à égalité avec le Parti socialiste, et largement devant lui en Ile-de-France, est très probablement de portée historique. Certes le test n’a concerné que 40 % de votants, moins « eurosceptiques » et plus politisés que les abstentionnistes. Mais il est probable qu’une bonne partie des abstentionnistes choisirait plutôt EE pour sortir aujourd’hui de sa bouderie.

Depuis près de 20 ans, j’affirme que l’écologie politique sera la gauche, ou mieux « l’alternative » du 21e siècle, ce qui implique qu’à un moment donné les électeurs lui apporteront un crédit d’abord égal, puis supérieur à celui qu’ils accordaient à la social-démocratie. Ce moment est peut-être arrivé. C’est pour nous une immense joie, un immense honneur et une charge écrasante.

Les résultats sont aujourd’hui bien connus mais pas encore analysés. Europe Ecologie, « troisième parti » comme je l’avais annoncé ici-même, aurait pu, à 37000 voix près (quelques heures de campagne supplémentaires), se retrouver second. Il domine le Parti socialiste (et se retrouve parfois en position de « premier parti ») dans 37 départements, dont tous ceux de l’Ile de France, dans toutes les métropoles et dans leurs banlieues « classe moyennes éduquées » (ce que l’on appelait jadis « petite bourgeoisie salariée » : non pas tant les « bobos » que les « petits-bobos »). Emblématiquement, EE est en tête avec 29% à Grenoble, symbole ancien du « mendèsisme ». Les soixante-huitards auront reconnu l’alliance de Charléty, le débouché possible « radicaux + modernistes » de Mai 68, rapidement évincé par l’alliance de Mitterrand et du PCF.

Mais derrière cet ancien cliché journalistique, je guette, depuis les premiers grands succès de l’écologie politique, comme ceux de 1989, 1992, 2001 et 2008, son enracinement populaire en des terres qui lui furent d’abord étrangères. Typiquement, Michèle Rivasi (EE Sud-Est) fait presque aussi bien que Dany Cohn-Bendit (EE Ile de France), et pas seulement dans l’ancienne zone de la Frapna (la Fédérartion rhône-alpine de protection de la nature, mère de toutes les ONG françaises d’environnement). Elle fait son meilleur résultat départemental en Corse où est élu son second de liste, François Alfonsi, de Régions et Peuples Solidaires, typique représentant de l’autonomisme non violent : encore un héritage populaire post-68ard.

Chez les paysans, bien sûr José Bové fait un carton en Aveyron et dans les zones d’agriculture traditionnelle menacée. Mais le porte-parole de l’autre composante historique de la Confédération paysanne, celle des producteurs laitiers, François Dufour, n°2 sur la très difficile circonscription nord-ouest, fait carton plein à Saint-Lô et manque l’élection à une poignée de voix près. Ce qui, si le ministère de l’intérieur ne truque pas la procédure, assure à EE un quinzième député après la ratification du traité de Lisbonne (qui donne à la France deux députés supplémentaires).

Et chez les ouvriers ? Il est clair qu’ils restent le point faible pour l’écologie (mais quand même 12 % !), et en particulier dans ces « capitales du désespoir » où prospère encore la bête immonde, Valenciennes, Hénin… Mais, depuis Villejuif, je scrute les évolutions de la Banlieue rouge. Dans mon coin, que dominait jadis le PCF de façon écrasante, l’empoignade est furieuse entre Verts et communistes (aujourd’hui « Front de Gauche ») depuis plusieurs années. EE est la première liste dans des villes comme Arcueil, Kremlin-Bicêtre, Fontenay, Fresnes, battue de quelques dizaines de voix par le PC à Ivry, Vitry, Gentilly, Villejuif, mais domine et PS et PCF à Choisy. À part le calamiteux résultat de Villeneuve St Georges, l’écologie s’affirme comme alternative possible pour les banlieues ouvrières où se profile déjà la reconversion.

Résultat qui se confirme en Seine Saint-Denis. EE est en tête à Saint-Denis et Saint-Ouen, et partage avec le PS sa victoire de l’an dernier sur un PCF particulièrement archaïque. Mais c’est surtout à Montreuil que se confirme de façon écrasante, sur le PC et sur le PS, la première victoire remportée l’an dernier, par une liste écologiste autonome, sur la vieille « union de la gauche », dans une ville de plus de 100000 habitants.

Je l’avais dit alors sur mon blog : cette victoire emblématique de Dominique Voynet ouvrait de nouvelles perspectives. Elle avait su regrouper, au-delà des Verts, des associatifs et des dissidents du PS. Un tel schéma était-il reproductible à l’échelon national, à la faveur des européennes ? Je l’ai pensé alors, et j’avais soutenu d’emblée ce qui allait devenir Europe Ecologie.

À ce succès, il existe des raisons profondes, ancrées dans l’histoire de longue période à la Braudel, et des raisons conjoncturelles.

Les raisons profondes, je les analyse dans mes livres depuis Vert Espérance et surtout Face à la crise : l’urgence écologiste. Les crises écologiques cumulatives se développent depuis près d’un demi-siècle sous les coups des modes de production et de consommation capitalistes, que ce soit dans les régimes dirigistes des années 50 (et encore plus spectaculairement dans les régimes à planification centralisée, comme l’Union soviétique : mer d’Aral, Tchernobyl...), ou que ce soit sous le modèle de développement néo-libéral mondialisé, depuis les années 1980. Ce libéral-productivisme est entré, l’an dernier, dans une de ces grandes crises qui scandent l’histoire du capitalisme : une crise qui combine certains aspects de la crise des années 1930, et d’autres qui rappellent plutôt celle de 1848. À cela s’ajoutent des mutations encore mal explorées : le vieillissement de la population humaine, l’artificialisation du corps humain...

À ces questions, la social-démocratie traditionnelle n’a absolument aucune réponse, et se contente d’en appeler aux recettes qui ont déjà échoué en 1981, face à la crise du modèle de développement fordiste : la relance nationale par la consommation. Presque partout en Europe ce keynésianisme national est écrasé, d’autant plus que l’ultime tentative de « rénovation de la social-démocratie », le social-libéralisme de Blair et Schroeder, est depuis 10 ans déjà rejeté par les électeurs. Depuis un an, le dirigisme et l’Etat-protecteur sont, au moins verbalement, récupérés par la droite, sans que la social-démocratie ose lui disputer le monopole de ce « néo-planisme ». En France, le PS, qui a tenté une sorte de blairisme avec Ségolène Royal et vient de rater son come-back keynésien-national avec l’attelage improbable Aubry-Fabius, n’a plus qu’une corde à son arc : une sorte de « keynésianisme globalisé » incarné par Strauss-Kahn. On sait désormais qu’il ne pourra gagner, comme Jospin en 1997, qu’en alliance étroite (mais aujourd’hui totalement rééquilibrée) avec les écologistes, et que, comme Jospin, il perdra s’il ne met pas l’écologie au coeur de son programme et surtout de ses actes et de ses alliances.

Inutile de dire que le « logiciel » du Parti communiste, fut-il rénové par les économistes du Front de gauche, ne va guère mieux, même si ses affiches de campagne, reprenant l’idée verte d’un « bouclier social européen », témoigne d’une prise de conscience de la dimension européenne du combat social. À l’échelle européenne, le vieux communisme perd un tiers de ses députés. En France, malgré une belle campagne et le renfort de scissionnistes du PS et du trotskisme, il ne gagne que quelques dixièmes de points par rapport à 2004, ce qui double le nombre de ses élus en métropole (ô paradoxes de la distribution des restes !)

Quant au trotskisme lui-même, divisé et incapable d’expliquer à quoi sert de présenter des candidats quand on est contre la lutte au sein des institutions et en particulier au sein de l’Union européenne, il a vu repartir les jeunes que le NPA avait attirés mais qui a quasi renoncé à faire campagne en dernière semaine, et il ne retrouve aucun de ses 6 députés de… 1999.

Seule Europe Écologie a su présenter les éléments (encore insuffisamment développés) d’un programme de réponse conjointe à la crise économico-sociale du néo-libéralisme et à la crise écologique ; cela en se situant résolument à l’intérieur du seul cadre politique offrant un début de réponse à la mondialisation : l’Union européenne.

Je l’ai dit dans mon « reportage » hebdomadaire au long de ce blog : partout, les citoyens nous ont fait un accueil de plus en plus favorable, y compris les ouvriers de l’automobile, parce qu’ils ne nous percevaient plus comme des Cassandre annonçant une crise dorénavant advenue, mais comme ceux qui apportaient déjà ces éléments de réponse.

Plus conjoncturellement, cette capacité, cette volonté justement d’aller sur le terrain, d’organiser dès le mois de janvier des réunions-débats, groupe local par groupe local, et pas seulement de beaux et enthousiasmants meetings, nous a permis finalement de briser le mur du silence des médias qui, pendant des mois, n’avaient eu que quatre noms à la bouche : Sarkozy, Ségolène, Bayrou, Besancenot. Que cette multitude de militants politiques, associatifs, syndicalistes, intellectuels, artistes d’Europe Écologie soient ici chaleureusement remerciée. C’est à elle que les 14 (j’espère 15) élus d’Europe Écologie doivent leur nomination. Qu’ils ne l’oublient jamais.

Mais si le « croisement » entre le déclin de la social-démocratie et la montée de l’écologie politique était attendu depuis plusieurs années, d’autres raisons conjoncturelles ont permis que cela arrive ce 7 juin 2009.

Tout d’abord, il n’y avait pas d’autre enjeu national que de dire son rejet de la politique de Nicolas Sarkozy, dans une élection à la proportionnelle, qui n’exigeait pas immédiatement une solution politique alternative nationale. Les partisans de Nicolas Sarkozy l’ont eux-mêmes affirmé : la liste regroupant l’UMP et ses 3 satellites est celle de « la majorité présidentielle rassemblée en une seule formation ». Cette « majorité présidentielle » fait 28%. Restaient donc 72% à partager entre les multiples oppositions... Les symapthisants d’Europe Écologie pouvaient ainsi oser s’affirmer, sans que le chantage au vote utile ait sur eux le moindre effet. Ils l’ont fait, n’en éprouvent aucune honte (contrairement au 21 avril 2002), et, si c’était à refaire dimanche prochain, gageons que le score de EE serait encore plus considérable, qu’encore plus d’électeurs « switcheraient » du PS à EE.

Une seconde raison conjoncturelle est que justement le Parti socialiste partait à la bataille démoralisé d’avance par la division de ses leaders autant que par son propre vide programmatique. On a eu l’impression qu’il ne faisait tout simplement pas campagne. Mais, encore une fois, le vote EE n’est pas un vote sanction contre la direction du PS, c’est un vote d’approbation (sinon de totale adhésion) à une offre politique plus intéressante.

Encore fallait-il que soit levée une hypothèque : le centrisme comme réponse à la crise de la social-démocratie. Cette voie a été explorée par les Italiens qui, à deux reprises, ont confié à un centriste, Romano Prodi, le soin d’incarner les espoirs de la gauche. Par deux fois ce fut un échec. En France, François Bayrou s’est chargé lui-même de faire exploser cette hypothèse.

L’échec du Modem renvoie d’abord à des raisons structurelles : il est très difficile en France, et cela depuis la IIIe République, d’unifier un centre-droit plutôt chrétien (qu’incarnait jadis le MRP et aujourd’hui François Bayrou lui-même) et un centre-gauche plutôt laïque (qu’incarnait jadis le parti radical-socialiste et aujourd’hui par exemple Jean-François Kahn.) Cette fragilité stratégique était évidemment renforcée par la faute tactique commise d’emblée par François Bayrou : subordonner cette élection européenne à ses ambitions présidentielles de 2012.

En ayant l’imprudence, pour des raisons de très basse tactique, d’attaquer publiquement Dany Cohn-Bendit sur ses réflexions d’il y a 35 ans à propos de la sexualité infantile, il s’est « boutinisé », scandalisant la gauche chrétienne déjà largement ralliée à EE pour des raisons tiers-mondistes, et rappelant brutalement au camp laïque le démo-chrétien vaguement réac qu’il était. Lui qui avait fait tant d’effort pour gommer le souvenir de son ministère, où il avait tenté d’abolir la loi Falloux et jeté dans la rue plus d’un demi-million de parents d’élèves et d’enseignants de la laïque, François Bayrou a disloqué son propre camp à trois jours de l’élection.

La poussée des Verts dans les derniers jours doit certainement en partie au ralliement d’électeurs socialistes et mêmes écologistes qui avaient cru que le Modem était « la » bonne solution politique. Je le dis aux écologistes qui se sont fait élire sur des listes Modem : leur place est dans le groupe Verts-ALE au Parlement européen.

Un dernier élément conjoncturel (mais « la chance », disait Napoléon, ça joue aussi en politique, et nous avons souvent connu la malchance) : la sortie planétaire du film Home de notre ami Yann Arthus-Bertrand (qui certes, contrairement à Nicolas Hulot, nous soutenait explicitement, comme il avait soutenu Dominique Voynet et Noel Mamère). Elle a peut-être servi de piqûre de rappel de l’urgence écologiste, si toutefois il en était encore besoin. Après l’élection, plusieurs femmes et hommes politiques ont osé déclarer qu’il s’agissait d’un coup de pouce déloyal à la liste Europe Écologie. On peut dire, pourquoi pas, que le prix Nobel à Al Gore et au GIEC, la pluie de reportages écolos sur Arte, sont une manœuvre en faveur des Verts. Mais, quand c’est Corinne Lepage qui le prétend, elle ne saurait reconnaître plus clairement que la défense de notre planète, loin d’être aujourd’hui le bien commun de tous les partis politiques français (« un vote apolitique sur un sujet qui au fond nous concerne tous », comme dit Marielle de Sarnez, résumant l’incompréhension radicale de toutes les forces politiques non-écologistes), n’est vraiment l’apanage que des Verts et d’Europe Écologie. Ce dont je n’avais jamais douté.

Tout ceci (tendance historique structurelle, conjoncture favorable) n’aurait pu se concrétiser sans la réussite parfaite du rassemblement Europe Ecologie. Il est inutile de distribuer les bons ou les mauvais points, d’attribuer des certificats en paternité. Les lecteurs de ce site connaissent mon engagement depuis l’origine. Mais entre l’intention et la réalisation, nous avons eu aussi « de la chance ».

Chance que Dany Cohn-Bendit, tel René Dumont il y a longtemps, ait pu et su jouer à la fois de son aura dans l’Histoire française contemporaine et de sa position « étrangère » au champ des ambitions politiciennes françaises. Dany est un vrai européen qui se trouve être aussi un Français, mais ne mène pas en France sa carrière politique. Il a fini cette campagne « plus grand que lui-même ».

On ne saurait sous-estimer non plus l’apport déterminant que fut le prestige d’Eva Joly. Aujourd’hui plus connue encore que Dany, icône de la lutte contre les magouilles financières, les paradis fiscaux, le pillage du tiers-monde, elle était la femme qu’il fallait au moment où il fallait. Elle a crédibilisé un discours conjointement altermondialiste et tiers-mondiste, que seuls aujourd’hui portent politiquement les Verts et qui d’ailleurs ne séduisent plus grand monde en dehors de la sphère des chrétiens de gauche et des ONG environnementalistes.

Le ralliement au rassemblement des dirigeants de ces ONG environnementales (Greenpeace, FNE et même WWF) était justement le premier problème que nous avions à résoudre. L’alliance des Verts et de Régions et Peuples Solidaires pour les européennes était traditionnelle. En revanche l’alliance des politiques et des associatifs ne l’était pas du tout. Jusqu’ici on considérait : à chacun son métier. Ce qui nous a permis de dépasser cette coupure (héritée de la Charte d’Amiens de 1906 !), c’est paradoxalement une initiative de Nicolas Sarkozy : le Grenelle de l’environnement.

Les Verts ont eu l’habileté de jouer loyalement le jeu du Grenelle vis-à-vis des associations et vis-à-vis du ministre Borloo, invitant même ce dernier à débattre lors de leurs journées parlementaires de 2007. Nous étions totalement sceptiques, mais nous avons dit aux associations : « Nous y allons avec vous et nous tâcherons d’obtenir le mieux possible, vous verrez bien. » Le Grenelle de l’environnement fut une réussite en tant que processus de négociation. L’UMP, puis Nicolas Sarkozy lui-même en décembre dernier, se chargèrent de réduire à néant le résultat de cette négociation. Les associations ont alors compris qu’il leur fallait « entrer en politique » pour faire front aux crises écologiques imminentes. Nous (les Verts) leur avons proposé un « Pacs » : mener ensemble une bataille politique pour envoyer le maximum de députés écologistes au Parlement européen. Pour la suite on verrait, et j’y reviendrai.

Deuxième problème politique délicat, qui a essentiellement concerné la Confédération paysanne, syndicat paysan historiquement proche des écologistes : elle avait pris parti en 2005 pour le Non au Traité constitutionnel européen, et ses porte-parole de l’époque, José Bové et François Dufour s’étaient particulièrement engagés dans la bataille. Nous leur avons dit : ça ne nous intéresse plus de discuter sur le oui et le non de 2005, la seule chose qui compte c’est « trouvez-vous bien ou non que le Parlement européen voie ses pouvoirs accrus et que notamment il vote la politique agricole commune ? » Un compromis qui valait aussi pour la nouvelle direction d’ATTAC. Leur réponse étant oui, nous savions qu’il n’y aurait aucun problème sur les questions constitutionnelles européennes et sur le traité de Lisbonne.

C’est ainsi qu’un attelage, que la presse considérait improbable, mais dont nous savions qu’il était solide, a pu s’ébranler pour une campagne de terrain accompagnée d’une intense réflexion collective, jusqu’au spectaculaire succès du 7 juin.

Et ensuite ? Ensuite, il y aura d’abord la bataille... au Parlement européen. Inutile de rappeler que les élections ont été perdues par la gauche à l’échelle européenne. Ce n’est pas pour surprendre : comme je l’ai souvent rappelé ici, la droite « dirigiste » l’emporte toujours au début d’une crise du capitalisme libéral. En 1938 elle avait gagné presque partout. La perspective politique de faire barrage à Barroso est sérieusement compromise au vu des résultats. Nous ne pouvons aller contre la volonté des peuples, mais au moins nous aurons essayé de les convaincre... Cela n’empêchera pas nos « quatorze » (ou plutôt 15, et plus si affinités) et tout le groupe Verts/ALE au Parlement , lors de la nomination du Président de la Commission et dans les cinq ans qui viennent, de mener quantité de batailles en cherchant tous les alliés possibles, et d’abord pour un engagement ferme de l’Europe dans la conférence de Copenhague sur le climat. Au coeur d’une crise, les positions des uns et des autres évoluent à toute vitesse, et personne ne sait à l’avance ce que votera ce Parlement de droite face à tel ou tel problème concret.

Et ensuite, en France ? Eh bien ensuite en France, il y a les municipales partielles et les régionales. Je crois, après avoir beaucoup labouré cette campagne, que tout le monde est aujourd’hui d’accord pour continuer sous forme « Machin-Écologie », région par région, jusqu’au premier tour de l’élection régionale. Oui mais voilà : il y a un deuxième tour, et ce deuxième tour implique des alliances pour participer aux exécutifs. Les Verts, qui y sont déjà, sont bien sûr pour y rester, et y rester avec leurs alliés de la gauche traditionnelle (PS et Front de Gauche), si productivistes qu’ils restent le plus souvent…

La tâche des Verts dans l’année qui vient sera, d’une part, de convaincre les associatifs qu’il FAUT aller dans les exécutifs régionaux pour appliquer les engagements de Copenhague, et d’autre part d’expliquer posément aux partis de la vieille gauche que les élections qui viennent d’avoir lieu, et que confirmera je l’espère le premier tour des élections régionales, ont complètement chamboulé le rapport de forces, et qu’il faut en tenir compte dans la composition et la tête des exécutifs régionaux.

Et puis, et puis encore ? Bien sûr il y aura toujours quelqu’un pour demander « Et les présidentielles ? » Répondons-leur tranquillement : « Nous sommes en 2009, les présidentielles sont en 2012, la leçon de François Bayrou ne vous a-t-elle donc pas suffi ? »

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Forum du blog

Il y a 24 contributions à ce blog.
  • Europe-Écologie : un succès historique

    le 20 février 2008, en même temps que le Parlement européen se prononçait sur le rapport sur le traité de Lisbonne baptisé Corbett-de Vigo ("Corbett-de Vigo Report on the Lisbon Treaty"), il rejetait par 499 voix contre, 129 en faveur de l’amendement, et 33 abstentions l’amendement n° 32 qui demandait que le Parlement Européen "s’engage à respecter l’issue du référendum Irlandais." Comme le soulignait Anne-Cécile Robert, professeur associé à l’Institut d’études européennes de Paris VII et rédactrice en chef adjointe du Monde Diplomatique lors d’un colloque du 7 Juin co-organisé par Mémoires des luttes et la revue Utopie Critique, la question est celle de savoir où se situe la légitimité démocratique : dans le peuple, ou dans les représentants élus de celui-ci... Apparemment, les parlementaires européens ont tranché en "dissolvant" pour ainsi dire par avance le peuple irlandais... Voici les votes des parlementaires européens français : 1. Ont voté contre l’amendement : 46 députés français Libéraux (Modem et nouveau centre) : Beaupuy, Cornillet, Fourtou, Gibault, Griesbeck, Laperrouze, Lehideux, Morillon (Sarnez et Cavada absents) Démocrates Chrétiens (UMP & autres divers droite) : Audy, Daul, Descamps, Fontaine, Fouré, Gaubert, Gauzès, Grossetête, Lamassoure, Mathieu, Morin, Sudre, Toubon PSE (Socialistes) : Arif, Berès, Bourzai, Carlotti, Désir, Douay, Guy-Quint, Hazan, Le Foll, Lefrançois, Navarro, Neris, Patrie, Peillon, Poignant, Pribetich, Savary, Schapira, Vaugrenard, Vergnaud, Trautmann, Weber Verts (écologistes) : Aubert, Bennahmias, Lipietz

    Extrait de « le rêve européen »aux éditions Anschluss


    Samedi 27 juin 2009 à 09h13mn12s, par Maitre Capello (tatayoyo@splush.com)
    lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3415
    • Droit de veto d’un pays

      Vous posez mal la question. La vraie question est : si un pays dit Non à la question "voulez vous remplacer le traité X par le traité Y, et si les 26 autres pays disent Oui, faut-il ou non tenir compte de la majorité ?"

      En tant que démocrate, je pense que la réponse est Oui. Il faut bien sûr une majorité qualifiée. Selon Lisbonne, cette majorité est de 4 pays sur 5.

      Plus de détails sur ce vote ici : http://lipietz.net/ ?breve290


      Samedi 27 juin 2009 à 14h04mn40s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3416
    • Respecter le vote du peuple ?

      Cher Maître Capello,

      Si à la place du Traité de Lisbonne, le référendum avait porté sur un "paquet social" (harmonisation du salaire minimum, des contrats de travail, etc.) ou sur un "accès de tous aux services publics" et qu’un pays (l’Irlande ou un autre) ait répondu non, tiendriez-vous les mêmes propos ?

      Bien entendu que non !

      Pourquoi vous cacherai-je que cela me gêne aussi de voir des gens honnêtes comme vous tenter de "capitaliser" sur le non irlandais alors même que le Front National brandit le drapeau irlandais.


      Dimanche 28 juin 2009 à 03h32mn14s, par Joke (joke@no-log.org)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3418
      • Le vote du peuple est respecté quand il est de droite

        Il y a plus inquiétant encore. En octobre, l’Irlande revotera par referendum. Si elle vote Oui, il y a en a qui diront : "c’est quoi cette démocratie où l’on vous force à revoter jusqu’à ce qu’on donne la bonne réponse ?" Ce sont les mêmes qui ont dit l’an dernier, quand la France à adopté Lisbonne sans referendum, "C’est quoi cette démocratie où les députés inversent le vote des électeurs ?" De toute façon, tout mouvement en avant de l’Europe leur déplait, et les critiques sur la forme sont en fait un refus du fond.

        Or les critiques sur le fond sont majoritairement réactionnaires. Normal : l’Europe, on l’a vu le 7 juin, est majoritairement de droite, pas seulement parce qu’elle vieillit, mais parce que sa gauche a vieilli. Et comme de ce fait les gouvernements nationaux sont très majoritairement de droite, le Conseil donne la priorité aux interprétations les plus droitières des Nons. Il est possible en effet que Maître Capello ait une préférence pour tel ou tel contenu des traités. Le problème, c’est que les « préférences de fonds » contenues dans les Nons successifs sont en fait repérées par les sondages et pris en compte entre chaque vote par les gouvernements, au mépris des Ouis. Les Hollandais ont dit Non car ils ne veulent pas d’Europe supranationale ? tous les symboles d’une "maison commune" (hymne, drapeau) sont supprimés entre le TCE et Lisbonne. Les Français préfèrent une concurrence faussée ? la référence à la concurrence non-faussée (dont nous aurions tant eu besoin face à nos monopoles) est supprimée. Les Polonais et les Tchèques n’ont pas digéré la disparition de Dieu dans le TCE ? On rajoute une référence "religieuse" dans Lisbonne. Les Irlandais ont peur que Lisbonne autorise leurs femmes à avorter ou oblige leurs entreprises à payer des impôts sur leurs profits ? on précise par protocole que ce ne sera pas le cas avant de les faire revoter, ce qui barre désormais la route à la « clause de l’Européenne la plus favorisée ».


        Dimanche 28 juin 2009 à 04h55mn30s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
        lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3419
        • Le vote du peuple est respecté quand il est de droite Mille fois merci pour ce complément. Vos quelques lignes sont un raccourci d’une rare pertinence sur la question. Elles renvoient opportunément dos à dos (ou plutôt met dans le même panier) les anti-européens de tous bords. Je suis certain que ça va déplaire à plus d’un aveugle...
          Lundi 29 juin 2009 à 06h54mn50s, par Joke (joke@no-log.org)
          lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3422
  • Europe-Écologie : un succès historique merci Alain pour cette magnifique analyse et pour tout ce que tu continues de nous apporter... Tu nous aides vraiment à nous situer dans l’histoire et à agir en conséquence. J’espère qu’on aura un jour l’occasion d’en débattre avec les Verts européens à Bruxelles ou ailleurs !
    Vendredi 26 juin 2009 à 10h43mn41s, par Benoit Lechat (benoit.lechat@etopia.be )
    lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3412
  • Europe-Écologie : un succès historique je suis d’accord sur le fond, mais il manque un moment important, historique dans l’histoire des verts. Notre histoire ,courte ou longue,ne peut oublier le discours de Dany,à lorient, à nos journées d’été de l’époque.Il avait enragé la pleinière sur Sa TGV. La troisième gauche verte.Je ne veux pas revenir sur son discours.Mais tout était là, bien implanté ;J’ai enregistré son discours ; l’ai réecouté ; 8 ans après, il avait , il faut bien le dire. Il avait raison. Et nous avons gagné.la réussite d’Europe écologie, c’est la victoire de son discours. et je rie encore de ceux qui à la sortie lui disait"mais elle est où l’ecologie politique" ??
    Vendredi 26 juin 2009 à 09h57mn25s, par bernard hernandez (ocean98_bh@yahoo.fr)
    lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3411
    • Sur la "troisième gauche verte"

      Le texte de Dany à Lorient (écrit par C. Brett et Z. Laidi) faisait explicitement référence en exergue à l’un de mes textes de 1984 où j’introduisais ce concept, dans "L’audace ou l’enlisement". Il faut dire toutefois que la la théorisation de la TGV était embryonnaire en 1984.

      Pour des textes plus récents, contemporains de nos grands succès de 1999 et surtout de la victoire "prototypique" de Dominique Voynet à Montreuil, voir :

      http://lipietz.net/spip.php ?article218

      http://lipietz.net/spip.php ?article194

      http://lipietz.net/spip.php ?article212

      http://lipietz.net/spip.php ?article204

      http://lipietz.net/spip.php ?article972

      http://lipietz.net/spip.php ?article1000

      http://lipietz.net/spip.php ?breve295


      Samedi 27 juin 2009 à 05h36mn11s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3414
      • Sur la "troisième gauche verte"

        En effectuant une recherche sur internet, je suis tombé par hasard sur votre site et y ai trouvé la réponse à ma question. Merci beaucoup, toutes mes félicitations pour votre site et bonne continuation !

        Jeux - Citation - Blague


        Lundi 21 décembre 2009 à 10h58mn10s
        lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3571
  • Europe-Écologie : un succès historique

    Je suis écologiste depuis très longtemps, mais je suis également régionaliste (partit Occitan).

    J’espère donc que les verts sauront oublier le centralisme parisien et n’oublieront pas la composante régionaliste dans leur succès.

    Les journalistes parisiens bien sûr ne l’ont pas perçue.


    Jeudi 11 juin 2009 à 15h06mn28s, par christian (christian.benazet@voila.fr)
    lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3394
    • regionalisme Partitu di a Nazione Corsa ... Faudrait un peu changer de sémantique chez EuropeÉcologie, chez Les Verts, "régionaliste" devrait être laissé sur les bibliothèques vieillotes des partis du productivisme et pour les titres de la presse ou les préfectorales. Que peut-on attendre de Machin-Écologie si la sémantique en région -bonapartiste- n’est pas changé ? Le centralisme bonapartisme parisien ne peut donner la médiocre sémantique à un parti moderne.
      Vendredi 12 juin 2009 à 07h41mn13s, par cargat de la comunicacion de País Nòstre (paisnostre@occitania.org)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3396
      • Nationalitaire ? Oui, j’avais écrit "nationalitaire" dans une première version. On m’a fait observé que ce terme n’était plus guère utilisé en politique. Dans les années 70 il désignait les mouvements socio-culturels prenant en compte les aspirations des nations et peuples sans Etat, ce qui n’impliquait pas nécessairement qu’ils souhaitaient un Etat-Nation. Et le mot "nationaliste" en français politique un tout autre sens aujourd’hui. Désolé.
        Vendredi 12 juin 2009 à 13h16mn44s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
        lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3399
        • Nationalitaire ? Autonomiste peut être ? je dirais en fait fédéraliste, mais bon, cela recouvre des réalités différentes
          Dimanche 14 juin 2009 à 12h40mn15s, par Sylvain Manyach (smanyach@yahoo.com)
          lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3405
          • Nationalitaire ? Dans une interview au "Fil Vert" n°4 (lettre d’info des élus Verts de Lyon), François se définit comme "représentant les autonomistes et régionalistes".
            Mardi 30 juin 2009 à 13h39mn57s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
            lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3425
    • Europe-Écologie : un succès historique

      BONJOUR A TOUS...... A L ATTENTION D’ALAIN LIPIETZ ...........................

      MA PETITION HEPATITE C ET CONTAMINATION QUI AVAIT ETE RECUE AU PARLEMENT EUROPEEN SOUS LE N° 0455/08 ..... visible sur politicien.fr

      JE RAPPELLE A TOUS QUE : APRES AVOIR LUTTE 25 ANS CONTRE LE VIRUS DE L HEPATITE C ..... contaminée après une simple opération de la vésicule en 1981,

      J’AI DU ATTENDRE 12 ANS DE PROCES CONTRE L ETABLISSEMENT FRANCAIS DU SANG..... POUR SUBIR LA PIRE DES IGNOMINIES MEDICO-JUDICIAIRES QUE JE CONNAISSE ( quoique LA FRANCE EST TRES FORTE POUR FAIRE TAIRE LES CONTAMINES TOUS ZIMUTS PAR SES SOINS...... L’HORMONE DE CROISSANCE, LE SANG CONTAMINE...... L’AMIANTE........) SUJETS RECUPERES PAR LES MEDIAS LE TEMPS QU’ILS SE FASSENT ( les médias ) UN PEU DE FRIC SUR LE SUJET OH COMBIEN VENDEUR.......

      IL EST PASSE PAR ICI, IL REPASSERA PAR LA ........... 12 ANS DE PROCES INIQUE........... QUI ONT ABOUTI AUX ARGUTIES IGNOBLES DES AVOCATS DE L’EFS PAYES POUR : DESINFORMER LES CITOYENS EN GENERAL............. COMPLICES D’UN SYSTEME JUDICIAIRE QUI REMET EN CAUSE L’INDEPENDANCE DES JUGES PUISQUE :

      - A PRIORI LA RESULTANTE ECONOMIQUE DESDITES INDEMNISATIONS ABOUTIT A :

      UNE INDEMNISATION DE QUOTA c’est à dire 17 000 EUROS, le montant approximatif de LA DETTE PUBLIQUE PAR CITOYEN FRANCAIS ?

      MAIS LE PIRE EST QUE LES AVOCATS DE L EFS S’AUTORISENT AUX PIRES INEPTIES MEDICALES ARGUMENTAIRES, c’est à dire N HESITENT PAS A PASSER :

      PAR LE DENI PUR ET SIMPLE DE LA MALADIE

      PUISQUE, selon leurs dires, L’HEPATITE C SERAIT ERADIQUEE EN FRANCE A 85% POUR CERTAINS GENOTYPES DE VIRUS...................

      CES ARGUMENTS SONT CRIMINELS,MONSTRUEUX et ne sont là que pour cautionner : CETTE POLITIQUE INDEMNITAIRE DE QUOTAS ............

      PROTEGEANT LES INTERETS ECONOMICO-FINANCIERS DES ASSURANCES MULTINATIONALES DE L’EFS.................

      ALERTE : JE REPETE : 600.OOO A UN MILLION DE PORTEURS DE CE VIRUS EN FRANCE

      AUCUNE PREVENTION DE MASSE ..... ET POUR CAUSE...... Si l’on affolait la population : UN CITOYEN SUR CENT CONCERNE..... IMAGINEZ LA QUEUE A LA PORTE DES MEDECINS REFERENTS...... UNE HORDE DE CITOYENS POUVANT PRESUPPOSER ETRE LE CAS FATIDIQUE SUR CENT.......... ET EXIGEANT UNE SEROLOGIE DE DEPISTAGE .................................................. ...................

      AUJOURD ’HUI JE HURLE DANS LE DESERT..... DE PLUS EN PLUS EPUISEE..... TOUS LES POLITIQUES S EN FOUTENT ET CAUTIONNENT

      L’OMERTA DES GOUVERNEMENTS SUCCESSIFS .................................

      APRES AVOIR DENONCE MON PROCES DE MASCARADE EN ENVOYANT UN MAIL A L ELYSEE A CHIRAC EN 2005 :

      J’AI EU LA VISITE DES RENSEIGNEMENTS GENERAUX A MON DOMICILE EN MAI 2005.................

      VOILA COMMENT L ETAT FRANCAIS TRAITE SES CONTAMINES JUSTICIABLES .................................................. ....................................

      JE REPETE :

      VOIR TOUS LES SITES OU L’ON PEUT LIRE MES TEMOIGNAGES :

      http://justiceethepatitec.blogs.nouvelobs.com http://www.fil-info-france.com/7-info HISTOIRE D UNE MORT LENTE PHYSIOLOGIQUE ET JUDICIAIRE PROGRAMMEE

      http://hepatite-c-et-justice-en-france.politicien.fr MA PETITION RECUE AU PARLEMENT EUROPEEN SOUS LE N° 0455/08 puis ayant disparu officiellement

      http://monsite.orange.fr/regereau.nicole

      UNE PROCEDURE JUDICIAIRE A LA COUR EUROPEENNE DES DROITS DE L HOMME N° 7594/08 pour faire CONDAMNER L ETAT FRANCAIS POUR DELAIS JUDICIAIRES NON RAISONNABLES AYANT PORTE ATTEINTE A L INTEGRITE PHYSIQUE ET PSYCHOLOGIQUE D UN INDIVIDU

      Je précise en effet QUE J AI DU ATTENDRE 12 ANS POUR UNE PREMIERE INSTANCE ET UN SIMPLE APPEL...... EPUISEE, ruinée j’ai renoncé à faire cassation AYANT PARFAITEMENT CONSCIENCE QUE MON PROCES N ABOUTIRAIT JAMAIS ET QUE J’EN VERRAIS PEUT ETRE LA FIN ASSISE A LA DROITE DU PERE ETERNEL........

      Je précise qu’une PREMIERE DEMANDE DE PROCEDURE N° 15039/05 AVAIT ETE JUGE NON RECEVABLE

      AU MOTIF QUE JE N AVAIS PAS EPUISE TOUS LES DELAIS JUDICIAIRES DE RIGUEUR EN FRANCE.....

      Je ne vois pas comment j’aurais pu épuiser tous les délais de rigueur puisqu’il faut attendre 12 ANS POUR UNE SIMPLE PREMIERE INSTANCE ET UN SEUL APPEL......

      C EST UNE VERITABLE IGNOMINIE STRUCTURELLE JUDICIAIRE DES TRIBUNAUX FRANCAIS :

      QUI CAUTIONNENT PUREMENT ET SIMPLEMENT, AU VU DE CES PROCES ATTENTISTES : LA MORT LENTE DE CETTE PATHOLOGIE DE CONTAMINATION

      beaucoup plus facile a attraper qu’on nous le dit ..... puisque une simple coupure suffit à transmettre le virus de sang à sang UNE BROSSE A DENTS etc.... JE NE PARLE PAS DES STRUCTURES MEDICALES PARA MEDICALES ET AUTRES.........

      QUAND CE SCANDALE DU SILENCE CAUTIONNE PAR TOUS LES GOUVERNEMENTS VA T IL CESSER ?

      UN DERNIER CRI DANS LA NUIT, MA NUIT ........

      regereau.nicole@orange.fr

      JE SUIS TROP FATIGUEE POUR RELIRE MON ARTICLE.... Je vous prie de m’excuser pour les maladresses et fautes éventuelles


      Jeudi 18 juin 2009 à 12h55mn31s, par REGEREAU NICOLE (regereau.nicole@orange.fr)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3408
    • Europe-Écologie : un succès historique

      Né en 1955, Serge Marignan est originaire de Nîmes. Bien que comptable de formation, l’auteur est un amoureux des mots, les voyages constituent sa deuxième passion. “Aux Rêves Assoupis” est son premier ouvrage publié.

      Les mots sortent du silence ; espiègles mais prudents ils vont flirter sur nos connivences ; parfois, apeurés, ils nous échappent ; c’est là qu’il faut les surprendre, tapis au bord de l’imaginaire, savoir les dominer et les forcer à franchir les frontières du sens. Alors, rassurés, ils divaguent et s’éparpillent parmi les plus folles de nos envies et s’en retournent au silence. “Aux Rêves Assoupis” est un recueil de brèves de blog et de poésies modernes volées à l’instant présent.

      Réf : 978-2-7480-4475-1 Auteur : MARIGNAN Serge Prix TTC : EUR8,90

      Société des écrivains 147-149 rue Saint-Honoré, 75001 Paris Tél. 0 820 04 03 10 (appel local) http://www.societedesecrivains.com

      Pour passer votre commande :

      Tel 0 820 04 03 10 Fax 05 56 47 30 16


      Jeudi 25 juin 2009 à 16h26mn05s, par serge (tamaris43@orange.fr)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3410
  • Europe-Écologie : un succès historique

    Ma contribution à ce texte vraiment explicitant

    Trois ecueils à mon avis pour les régionales
    - la main mise sur les débats par des leaders, les locaux verdatres ou rosatres
    - une structure de parti encloisonnant les personnes dans des discours et stratègies qui ne répondront pas à l’attente de tous : verts, associatifs, signataires, électeurs
    - une statègie anti sarkozienne a long terme avec des assemblages caduques historiquement pour une prise de pouvoir présidentielle et législative ( un pouvoir allant du modem a l’extreme gauche ? douteux à mon avis connaisant les loups qui tiennent la bergerie )

    Réussir les regionales me semble un objectif

    Je verrai bien une structure a double voir triple étage
    - un reseau ouvert de débats, d’échanges et pratiques englobant l’ensemble de la galaxie ecolo (de hulotistes aux decroissants...) qui animerait la société civile

    - un regroupement de stuctures : une strucure nationale chapeautant la coherence de structures locales qui géreront les enjeux et appétits locaux ( cf par exemple Nantes et l aeroport de notre dame des landes) qui ferait la campagne

    - une association des élu(e)s et candidats qui s’occuperait de la tambouille politique

    objectif :

    transparence et assentiment du plus grand nombre

    multiplicite et complémentarité des paroles et activités

    Il va de soi que la force ecologique fremissante ne doit pas etre une ’’ force tranquille’’ qui s’étiolera au fil des réalités ou devienne traine savate d’une gauche classicos recomposée (chose envisageable car les coups bas commencent à pleuvoir de toute part : droite, gauche, extreme gauche )

    gildas layec, simple signataire europe ecologie


    Jeudi 11 juin 2009 à 08h30mn07s, par gildas (perceptibles@gmail.com)
    lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3392
  • Europe-Écologie : un succès historique

    Merci Alain de cette formidable synthèse, introduction à notre programme de travail...

    Une remarque, toutefois : tu as relevé fort justement - mais, à mon avis, un peu trop brièvement - l’impact de la candidature d’Eva Joly. Son combat contre la corruption (au plus haut niveau !) a sûrement représenté une priorité dans l’esprit de nombreux citoyens accablés par les dérives oligarchiques de nos sociétés (politiques mais aussi civiles). Ce n’est pas par hasard que sévit le sentiment de "tous pourris", généralement exploité sous cette forme évidemment, par la droite populiste.

    La soif de justice, qui se manifeste surtout par... le ras-le-bol de l’injustice (la justice aux ordres, l’Etat français qui n’est pas un état de droit, mais un état de passe-droits, la justice des nantis contre la justice des démunis) est à l’évidence un puissant moteur à déterminer des comportements électoraux. Et il me parait clair que, par rapport à cette tension, l’image d’Eva Joly aura été un élément mobilisateur extraordinairement pertinent. Et que nous devons en être fiers.

    Et le chantier ainsi ouvert doit demeurer prioritaire : il conditionne la faisabilité et la crédibilité du changement de société pour lequel nous nous battons.


    Jeudi 11 juin 2009 à 04h24mn25s, par Marc Kieny (kieny.marc@emca.fr)
    lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3391
  • Une hirondelle ne fait pas le printemps
     Il faut que coûte que coûte que les écolos abandonnent leur image de parti bobo-petit-bourgeois (et ce n’est pas qu’une image). La réconciliation avec les classes populaires est la clef de l’avenir. D’après ce que dit Alain, il a un début de commencement de prise de conscience que cela ne peut durer. Si c’est le cas, tant mieux. Espérons que cela va s’amplifier. Mais il faudra compléter ou nuancer le programme et les comportements.
     Autre remarque : le programme des Verts sur les questions scolaires a besoin d’être sérieusement développé : collège unique, réforme des lycées...
     Idem sur les quartiers sensibles.
    Mercredi 10 juin 2009 à 17h26mn43s, par Ph. Duret (Duret.Philippe@wanadoo.fr)
    lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3390
    • Les classes "populaires"

      "La réconciliation avec les classes populaires est la clef de l’avenir..." Fort bien. Mais sur quelles bases, cette "réconciliation" ?
      - Tout le monde a le droit à un emploi même si cet emploi a pour but de produire des marchandises ou des services totalement aberrants ?
      - Tout le monde doit avoir un revenu suffisant pour pouvoir rouler en 4x4 Toyota ? Méfions-nous de l’ouvriérisme. La vérité ne doit pas être "adaptée" sous prétexte qu’on s’adresse "aux classes populaires".

      Une anecdote. Enseignant retraité, j’ai toujours été syndiqué au syndicat CFDT de l’enseignement (le SGEN). Un jour, c’était il y a une vingtaine d’année, une adhérente du syndicat CFDT des personnels de la santé m’expliquait avec fougue que "vous les profs, vous êtes des privilégiés, vous avez pu faire des études, vous avez un emploi stable et relativement bien rémunéré, etc. Vous ne pouvez pas savoir ce que souffrent les salariés dans les ateliers et les bureaux." Soudain, curieuse, elle me demande : "Tu enseignes où ?" "- Au lycée professionnel ****". "Lycée professionnel ! C’est différent. Tu es plus près des travailleurs !" javascript:emoticon(’smiley’)


      Jeudi 11 juin 2009 à 08h41mn27s, par Joke (joke@no-log.org)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3393
    • Une hirondelle ne fait pas le printemps Depuis que je le lis, Alain a toujours eu à l’esprit le problème de concilier l’écologie politique avec les "classes populaires", mais comme le fait remarquer Joke, cela ne veut pas dire qu’il faut renoncer à dire la vérité sur les "dégats de la croissance" et donc cela veut dire que nous devons apprendre à nous désintoxiquer collectivement du mirage que la croissance économique permettra une réduction "sans douleur" des inégalités (c’était finalement la promesse principale de la vieille sociale-démocratie, enfin celle qui était encore vraiment sociale-démocrate et n’avait pas abdiqué pour justifier les errements du capitalisme financier, tel un Jean-Paul Fitoussi, par exemple qui continue à plaider pour la croissance, car il ne voit pas d’autres moyens de réduire les inégalités, même quand il se mèle de réflexion sur l’écologie). Nous devons donc nous battre pour nous adresser aux classes populaires en réhabilitant la fiscalité progressive sur le revenu, ainsi qu’en taxant systématiquement les mauvaises pratiques qui dégradent le climat et détruisent la bio-diversité ; tout en subventionnant au contraire celles qui protègent non seulement la nature mais toutes les formes de solidarité (associatives, culturelles, éducatives, ...). Ce bonus malus, tout le monde peut le comprendre. C’est ainsi que nous pourrons constituer finalement une véritable majorité politique en y agrégeant tous ceux qui ont un intérêt objectif à cela, (parce que nous leur construirons des habitations économes en énergie, desservies par des transports collectifs, en recréant de la diversité sociale, etc.) c’est-à-dire, non seulement ceux qui appartiennent aux couches "moyennes inférieures", qui ont un revenu moyen 3 à 4 fois supérieur aux plus défavorisés des classes populaires, mais aussi ceux qui appartiennent aux couches "moyennes supérieures" qui ont un revenu 5 à 6 fois supérieur. Pour tous les autres, sauf ceux qui sont sensibles à l’humanisme, laissons les à la future opposition de droite. Il faut bien une opposition.
      Vendredi 12 juin 2009 à 06h43mn48s, par Philippe Delvalée
      lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3395
  • Un succès historique

    scandalisant la gauche chrétienne déjà largement ralliée à EE pour des raisons tiers-mondistes

    Toute à fait ... mais aussi énervé par le côté "présidentialistes" de Bayrou. Voir à ce sujet l’édito de Témoignage Chrétien

    d’ailleurs tout au long de la campagne, TC n’a pas manqué de souligner que seul EE faisait campagne sur un thème européen...

    Pour ce qui est de la répartition des restes, c’est assez étrange effectivement. Un scrutin à la plus forte moyenne est globalement plus favorable aux grosses listes, mais il y a quand même pas mal de "hasard" dans la question "de combien de voix je dépasse un multiple du quotient élèctoral". Un scrutin au plus fort reste est encore plus hasardeux (voir à ce sujet l’explication de la différence sur le plugin spip sortit pour l’occasion des européennes).

    Sitôt passé mes examens, je ferait une petite analyse sur l’influence du mode de scrutin sur la répartition des sièges...


    Mercredi 10 juin 2009 à 14h07mn44s, par Maïeul
    lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3389
    • Un succès historique

      comme annoncé

      http://maieul.ouvaton.org/Arithmetique-electorale


      Samedi 13 juin 2009 à 03h14mn32s, par Maïeul
      lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3402
      • Un succès historique Thank you my dear brother On this post It’s a very useful and wonderful Best wishes you success
        Jeudi 18 février 2010 à 16h50mn30s
        lien direct : http://lipietz.net/?breve354#forum3627
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