Du PE au CPE


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Dimanche 19 mars 2006

Semaine pas folichonne à Strasbourg. Heureusement, il y a la mobilisation contre le CPE !

Lundi, vote en commission de mon rapport sur « La politique de la concurrence en 2004 ». Comme je le craignais, mon rapport est absolument mis en pièces par la droite et les socialistes. Visiblement, la remise en cause de certains aspects de la politique de la concurrence les a rendus furieux. Ils suppriment ma critique contre les subventions à Ryanair et, bien entendu, la demande d’une commission d’enquête à propos de l’affaire Rhône Poulenc. Mais dans leur rage, ils vont jusqu’à supprimer tous les paragraphes où je dis du bien de la politique anti-monopole de la Commission. Même les félicitations pour le traitement de l’affaire Microsoft sont supprimées ! Ils en ressort très clairement l’idéologie de ces messieurs-dames : le moins d’aides d’Etat possible pour les services publics, mais aucun contrôle sur les aides d’Etats aux patrons… Bon, je vote quand même contre mon rapport, sans retirer mon nom, car je compte mener la bataille jusqu’à la plénière.

Les votes de la semaine ne sont pas non plus très enthousiasmants. Le Parlement adopte un très mauvais rapport sur le processus de Lisbonne, rapport très axé sur le productivisme (avec le grand retour du nucléaire pour faire face à “l’apocalypse pétrolier”) et la compétitivité des entreprises. Les Verts votent évidemment contre.

En revanche, intéressant rapport sur la question de l’élargissement (contre lequel, je dirai pourquoi, nous voterons quand même). Enfin, le Parlement reconnaît que “l’élargissement sans approfondissement”, ça ne va pas. Bien sûr, il ne s’agit pas des pays déjà « engagés dans le tuyau », la Roumanie et la Bulgarie dont l’entrée est prévue, sans nouveau contrôle, pour le 1er janvier 2007. Il s’agit de la Turquie, de la Croatie et des pays du « voisinage », c’est-à-dire essentiellement des Balkans occidentaux, ex-Yougoslavie, Albanie. Le rapport dit deux choses tout à fait justes : les nouvelles adhésions sont subordonnées d’une part à l’acceptation des valeurs et normes des gouvernements démocratiques par les pays candidats, mais aussi, d’autre part, à la « capacité d’absorption » de l’Union européenne. Or celle-ci, dit explicitement le rapport, est désormais limitée par le refus de la Constitution. En effet, un des grands avantages du TCE, c’est qu’il supprimait dans la plupart des cas le droit de veto des Nations en adoptant une règle de décision à la majorité du Parlement et des Etats, pondérés par leur poids démographique. Quand il s’agit d’envisager l’adhésion de la ribambelle de confettis issus de l’explosion de la Yougoslavie, cette réflexion semble évidente : c’est déjà un peu fort d’avoir donné le droit de veto à Malte, on ne peut pas le donner en plus séparément à la Macédoine, à la Bosnie etc.

Pour mémoire, le groupe Vert avait voté pour l’adhésion de chacun des Etats dans l’élargissement de 2004, mais s’était abstenu sur leur adhésion en bloc, voulant par là souligner que le problème ne venait pas de ces pays eux-mêmes, mais de l’Union européenne qui n’avait pas su s’approfondir et adopter des mécanismes permettant de prendre des décisions politiques régulant le marché unique.

Le problème, c’est que le rapport se contente de ce constat, ce qui implicitement signifie : “Nous, UE, sommes incapables d’approfondir notre union en adoptant une constitution basée sur le principe majoritaire, donc nous ne pouvons pas nous élargir” !! Ainsi, les Non français et hollandais, pas complètement illégitimement il est vrai, sont interprétés comme prétexte pour en rester là, tant quant à l’approfondissement que quant à l’élargissement. Les Verts ont déposé un amendement contre cet abandon de l’ambition européenne. Il est repoussé. Nous votons donc contre le rapport.

Vendredi, je file à Nantes où les étudiants de sciences économiques m’ont invité. Ils avaient de longue date organisé une semaine sur le thème « comment vivrons-nous demain ? », et m’invitaient à conclure par une conférence sur le thème du développement soutenable. Evidemment, ils n’avaient pas prévu que cette semaine là, l’université de Nantes serait occupée ! Mais, comme sans doute dans d’autres facs, les étudiants en grève ne chôment pas. Je reçois d’autres invitations précipitées à venir participer à des débats ou des conférences dans d’autres facs occupées. A Nantes, le comité de grève a bien évidemment autorisé la tenue de la semaine de débats organisée par les étudiants en économie.

Dans la salle, il y a non seulement des étudiants, mais même une classe de lycée. Le débat est vif, passionné, éclairé. Toute une jeunesse en révolte aspire à mieux maîtriser son destin et ne rejette absolument pas la réflexion collective et l’apport de leurs aînés.

Des manifestants à perte de vue

Le lendemain samedi, je zappe un peu entre le Conseil national des Verts et la grande manifestation parisienne contre le CPE. Magnifique manifestation où le cortège étudiant et lycéen est de taille équivalente à celui des syndicats. On a vraiment l’impression que le syndicalisme, qui a peut-être un peu trop ménagé ses forces en 2003 face à la réforme des retraites, s’empare d’une lutte « gagnable » pour se requinquer. Il est vrai que le CPE marque, après le CNE, la deuxième tranche de saucisson pour détruire, catégorie par catégorie, le code du travail.

Mais cet aspect salarial n’est pas le seul. Le CPE entérinerait plus spécifiquement le basculement de l’âge de la majorité sociale à 25 ans. Cette évolution de fait, depuis plusieurs années, se trouverait ainsi officialisée.

Une dame m’accoste dans la manifestation. Elle me donne son témoignage : « J’ai 45 ans, ma fille en a 22. J’avais repris des études en pensant que j’avais fini d’élever mes enfants. Et voilà qu’on m’apprend que non, ils sont adolescents et à la charge de leur famille jusqu’à 25 ans ! »

Lycéens et étudiants

Le CPE, s’il venait à passer, ne marquerait pas seulement le choix définitif de la France en faveur de la compétitivité par la flexibilisation , c’est-à-dire son alignement vers les formes de concurrence du Tiers monde (au détriment de l’autre forme de concurrence, celle que fixait la fameuse stratégie de Lisbonne : la concurrence par la formation, l’économie de la connaissance, l’accumulation de capital humain). Il marquerait également un renfermement anthropologique de la jeunesse au sein de la famille. Enfermement qui entrerait en contradiction avec un demi-siècle d’évolution vers une famille où père et mère s’étaient voulus autonomes et concourant à l’autonomisation de leurs enfants…

Beaucoup de manifestantes

Je retourne au Conseil national des Verts mais dois rezapper à nouveau : les Sans papiers occupent un bureau désaffecté dans le 13ème, il faut aller les soutenir...

PS - Un petit coup de pub parce que vous ne regardez sûrement pas les liens qui sont mis ultérieurement à la première publication d’un blog : les Actes de la (remarquable) Convention "Pression foncière sur le littoral", tenue à Rochefort le 2 décembre 2005, sont maintenant disponibles sur le site des Verts.

Adresse de cette page : http://lipietz.net/?breve132

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Forum du blog

Il y a 10 contributions à ce blog.
  • Message aux ordures

    Tout d’abord, merci aux responsables de ce blog de nous faire partager ces photos. Ce message s’adresse aux "étudiants" qui occupent les universités.

    Laissez moi me présenter : Je suis étudiant, j’ai 23 ans, j’habite en banlieue parisienne, et je travaille pour payer mes études.

    j’ai été très heureux que la racaille des banlieues ait roué de coups certains d’entre vous. Quand j’ai vu cet abruti de punk se faire éclater la tête par des racailles enragées, j’ai ri de bon coeur.

    Je vais vous dire pourquoi vous manifestez, et pourquoi vous menez ce que vous croyez être une lutte. Vous n’êtes rien, vous ne représentez rien, vous êtes simplement le produit dégénéré de notre société décadente. En réalité vous ne trouverez jamais de travail, et le contrat première embauche n’y changera rien. vous êtes des incapables, des vermines, les entreprises n’ont pas besoin de parasites comme vous. Lorsque le système de chômage et de protection sociale va exploser, ce qui, vous pouvez en être sûrs, va arriver, vous allez devenir de misérables parias.

    Au bout du compte, votre action aura été vaine et inutile. Certes, vous aurez réussi à pourrir la vie des étudiants studieux, comme moi. Certes, le contrat première embauche va être retiré. Mais cette maigre victoire est à relativiser, car notre gouvernement de lâches et de couards incapables vous a bien aidé. D’ailleurs, dans nimporte quel pays d’Asie ou du monde musulman, la police vous aurait mitraillé comme des chiens que vous êtes.

    Vous avez donc réussi à semer un peu de désordre en France, c’est vrai. Mais au bout du compte, ce sont les gens comme moi qui gagneront, car nous aurons un travail, nous allons nous élever dans la société, pendant que vous, cafards putrides et abjects, vous n’arriverez à rien.

    Souvenez-vous bien de cela : Dans quelques années, ce sont nous, les étudiants studieux, qui réussiront, et qui seront remplis d’orgeuil et de mépris envers les sales déchets que vous êtes. Vous, au contraire, vous ne serez rien, vous n’arriverez à rien, vous n’évoluerez pas. Vous resterez toute votre vie des parasites stupides et incapables.

    Ceci étant dit, je vous souhaite une bonne continuation, car plus vous agissez ainsi, plus vous vous préparez un futur désastreux pour vous et vos enfants, tandis que moi, je suis déterminé à réussir, et j’y arriverai.

    Louis.


    Dimanche 9 avril 2006 à 17h29mn50s, par Louis
    lien direct : http://lipietz.net/?breve132#forum622
  • Du TCE au CPE

    Hier, les français disiaient non au TCE, aujourd’hui, ils disent non au CPE. La filiation est évidente.

    Si le CPE passe en France, alors on dira demain aux allemands et aux hollandais qu’il faut aussi faire le CPE chez eux pour rester compétitifs. La course au moins disant social n’a pas de fin.


    Vendredi 31 mars 2006 à 23h27mn28s, par JP
    lien direct : http://lipietz.net/?breve132#forum602
    • Que disait le TCE sur le CPE ?

      Subjectivement vous avez partiellement raison : une partie de ceux qui ont voté Non croyaient vraiment voter contre le libéralisme économique, alors qu’ils ont en fait voté pour Maastricht-Nice qui est beaucoup plus ultra-libéral.

      Objectivement , le CPE est typique de l’Europe du Non, « la concurrence ouverte » (= sans règle, par opposition à « non faussée » du TCE).

      Ainsi, sur le marché du travail, le TCE prévoyait javascript:emoticon(’smiley’) : « Art II- 95 : Tout travailleur a le droit à une protection contre tout licenciement injustifié », et, s’agissant du travail des enfants de 15 ans (car il n’y a pas que le CPE dans la loi « égalité des chances » !) : « Art II-92 Le travail des enfants est interdit. L’age minimal d’admission au travail ne peut être inférieur à l’age auquel cesse la période de scolarité obligatoire ».

      La seule consolation pour les « nonistes » anti-CPE, c’est que ces articles ne seraient entrés en vigueur que le 1er novembre de cette année. Ne serait resté au CPE que 7 mois à vivre, et le 31 octobre : tous virés.javascript:emoticon(’smiley’)


      Samedi 1er avril 2006 à 11h40mn28s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve132#forum603
  • Du CPE à l’Europe

    Votre amertume concernant l’issue du référendum français sur cette fameuse constitution semble destinée à ne jamais passer. Mais, comme vous le dites vous-mêmes, vous ne pouvez même pas compter sur les Socialistes pour soutenir le principe d’un suivi des aides gouvernementales aux groupes privés.

    Et vous ne comprenez pas qu’on puisse se sentir humaniste, de gauche, et prêt à jouer très gros pour éviter que l’U.E. ne devienne une énième bureaucratie inféodée aux intérêts particuliers, mais plus innaccessible encore que l’administration du pays le plus centralisé ?

    Outre le fait que je souhaiterais voir émerger en 2009 une réelle offre politique d’approfondissement pour l’Union, j’avoue ne pas comprendre pourquoi ceux qui se prétendent progressistes renoncent par principe, par exemple, à refuser d’employer le mécanisme de pétition, ou ne semblent pas souhaiter envisager de faire progresser ceux des sujets qui pourraient être repêchés du bloc du traité.

    Faudra-t-il donc, dans la société civile, ruer encore dans les brancards et au passage écrabouiller bien des orteils et bien des innocents pour se faire entendre au bas des monuments de l’Union ou pouvons-nous espérer qu’à la différence de ce gouvernement, l’Union fasse preuve non pas d’une capacité d’interprétation digne de Mme Irma, mais d’une capacité d’écoute et d’analyse de l’attente des citoyens ?


    Mardi 28 mars 2006 à 21h50mn03s
    lien direct : http://lipietz.net/?breve132#forum598
    • Du CPE à l’Europe

      L’amertume d’avoir vu une partie de la gauche choisir le traité le plus libéral (celui de Maastricht-Nice plutôt que le TCE) ne passera jamais en effet. Et vous avez raison, qu’attendre d’autre des Fabius et consorts (qui avaient écrit, défendu, signé, voté et Maastricht et Nice) ?

      Pour le reste je ne comprends pas votre message. L’Europe de Maastricht-Nice EST technocratique. Pourquoi avoir refusé la massive progression du contrôle des élus que proposait le TCE ? Pourquoi avoir refusé le mécanisme d’initiative populaire par pétition d’un million de signatures ?

      Vous proposez de récupérer ces avancées au détail ? Pour quoi pas ? Mais il faut s’adresser au Conseil européen, car dans le cadre de Maastricht-Nice lui seul a l’initiative des reformes des traités. Dans le TCE, le PE avait effectivement l’initiative constitutionnelle, mais comme vous le savez le Non l’a emporté...

      Cela dit, ne vous faites pas d’illusion, une fenêtre s’est refermée , et vous ne retrouverez pas avant longtemps une unanimité des gouvernements pour accepter ces avancées.


      Mercredi 29 mars 2006 à 14h16mn42s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve132#forum599
      • Du CPE à l’Europe

        Je comprends que vous considériez que des décisions prises à telle ou telle majorité de représentants des états membres au conseil soient plus envisageables et donc souhaitables que des décisions prises à l’unanimité. Je suppose que vous comprendrez que l’opinion contraire puisse exister, notamment au vu du bilan des avancées rendues possibles par l’extension du champs de décision traité à la majorité qualifiée depuis sa mise en oeuvre ( http://publiusleuropeen.typepad.com/publius/2005/10/maj orit_qualifi.html ). Mais sans doute pouvons-nous convenir du fait qu’en l’état, l’éventuel déblocage de la situation n’est plus entre les mains de quelque gouvernement que ce soit ou de l’actuel parlement (qui, au fond, ne me semble pas réellement le souhaiter), mais entre les mains des citoyens européens dans leur ensemble. Une UE immobilisée, c’est d’une part une Commission Européenne un peu plus contrainte à la prudence que du temps de Prodi, et d’autre part, un délai pour permettre aux citoyens de prendre un peu plus conscience de la réalité de l’Union au dela des fantasmes véhiculés par l’administration européenne, ses relais en comitologie et leurs honorables correspondants.

        Et puisqu’il reste possible d’attendre 2008 pour vous poser les questions qui fâchent pour de vrai, par exemple, celle de la position des verts concernant l’éventuelle organisation d’un référendum à l’échelle européenne sur tel ou telle proposition à l’occasion des prochaines élections au parlement européen, peut-être faudrait-il commencer par admettre que, puisque nul ne nie l’hétérogénéité du front du NON au trait", ceux de nos représentants sincères partisans de la construction d’une Europe démocratique doivent se rendre à même soit de simplement se prononcer sur les hypothèses nécessairement audacieuses soulevées ici et là, soit d’être eux-mêmes force de proposition. Car à défaut d’une telle position, et probablement au plus grand regret de tous, ceux sincèrement progressistes qui votèrent oui ou non devront bien se prendre en main eux-mêmes et faire fi de ceux comme vous qui pourtant firent eux aussi, en leur temps, un long chemin au nom d’un certain espoir en l’homme. Mais vous comprendrez que, pour rester crédibles dans une telle démarche, les simples citoyens n’attendront guère plus de quelques mois pour choisir de se lancer à l’occasion de la campagne présidentielle, pour s’y insérer sans pour autant y participer et peut-être, se préparer par eux -mêmes pour 2009. Mais j’imagine que vous comprenez qu’il n’est nul besoin d’être bien nombreux pour démarrer une telle longue marche envers et presque contre presque tous.


        Mercredi 29 mars 2006 à 21h56mn42s
        lien direct : http://lipietz.net/?breve132#forum600
        • Du CPE à l’Europe

          Les Verts sont depuis 2004 pour l’adoption du TCE par referendum européen, le meme jour.

          Sur proposition du Vert Voggenhuber, le PE a adopté la meme position.

          Mais dans Maastricht-Nice le PE n’a aucun pouvoir constituant, et ce vote a été ignoré.

          Pour donner au PE un pouvoir constituant , il fallait d’abord adopter le PE. Mais c’est rapé.


          Lundi 3 avril 2006 à 17h12mn52s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
          lien direct : http://lipietz.net/?breve132#forum611
          • Du CPE à l’Europe

            Je comprends bien votre raisonnement et votre amertume : mais n’était-ce pas payer un prix bien élevé pour devoir, en contrepartie, et indissociablement de ce point, donner la légitimité d’un référendum à tout le reste du texte ?

            Surtout si on considère que cela n’aurait rien changé, au fond, à ce qu’a révélé Maastricht : la vulnérabilité de l’administration européenne et des gouvernements des états-membres face aux lobbies : avec ou sans TCE, ce problème serait resté, et ce n’est pas l’initiative constitutionnelle conférée au PE qui aurait changé quelque chose à tout ça, surtout quand on voit le nombre d’ex-parlementaires européens, et notamment socialistes, désormais rémunérés par tel ou tel lobby.


            Mardi 4 avril 2006 à 12h34mn05s
            lien direct : http://lipietz.net/?breve132#forum614
            • Du CPE à l’Europe

              Le prix payé pour rejeter le pouvoir constituant du PE n’est pas mal non plus : graver dans le marbre Maastricht et Nice.

              Maintenat je comprends aussi votre raisonnement : si tous les élus sont pourris, mieux vaut laisser l’administration des hommes aux gouvernments, aux fonctionnaires, et pour le reste aux forces du marché.


              Mardi 4 avril 2006 à 14h37mn31s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
              lien direct : http://lipietz.net/?breve132#forum615
              • Du CPE à l’Europe

                On peut raisonnablement croire que Maastricht et Nice résisteront mal à l’usure du temps : à avoir voulu, dans l’esprit deloriste, fixer des règles pour la société européenne sans pour autant fixer des règles viables pour définir leur évolution (des institutions démocratiques européennes, par exemple), l’Union devra choisir entre soit la paralysie intitutionnelle, puis économique, sociale, et, petit à petit, le déclin ou soit une évolution consentie par les citoyens.

                Et pour tout vous dire, je préfère voir l’europe décliner et même sombrer dans l’oubli si elle ne parvient pas à se doter d’institutions démocratiques. Et je crois par ailleurs nécessaire de faire comprendre aux forces vives de la société civile ("du marché", si vous préférez) qu’il ne sauraéit pour elles exister d’avenir radieux hors d’institutions rellement démocratiques.


                Mardi 4 avril 2006 à 17h23mn51s
                lien direct : http://lipietz.net/?breve132#forum616
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