Triangle énergétique. Difficile naissance d’Eurolat


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Vendredi 10 novembre 2006

Le travail reprend sur les chapeaux de roues, j’ai déjà épuisé le repos des vacances. Heureusement, les 2 articles auxquels j’ai travaillé la semaine dernière, sur les cités et l’écologie populaire pour Libération et sur l’Europe pour Le Monde, sont acceptés.

Lundi, je vais à Lyon pour rencontrer les militants Verts qui souhaitent discuter du texte que je défends pour l’Assemblée générale des Verts, Audaces ! Celles et ceux qui viennent, heureusement, ne sont pas déjà tous convaincus. Sont appréciés le caractère dynamique du texte, sa volonté d’un réformisme radical et efficace. Les éléments d’inquiétude soulevés portent (il fallait s’y attendre) sur l’affirmation d’une large ouverture des Verts et en même temps … d’une laïcité ouverte. Curieux, cette réticence à l’entrée (qui, localement, peut être perçue comme « en masse ») de militants des quartiers, d’origine maghrébine. Ça ne veut pas nécessairement dire une adhésion communautariste, c’est simplement que nous ne sommes vraiment pas assez nombreux dans ces quartiers. Et si on veut que ça change, justement, il faut s’ouvrir…

Mardi matin je rentre à Paris, pour aller directement à l’École d’architecture de Marne la Vallée faire une conférence sur « La ville sans énergie fossile et sans nucléaire ? c’est possible ! ». L’amphi est plein à craquer. Je pose d’abord le « triangle des risques énergétiques » : les risques du nucléaire (accidents, déchets, prolifération), les risques des énergies fossiles (effet de serre, épuisement), les risques de compétition pour l’usage des sols (entre agro-énergie, cultures alimentaires et biodiversité). On ne s’en tire que par les énergies renouvelables et surtout les économies d’énergie. C’est ici que la « Haute Qualité Environnementale » de l’architecture intervient.

Visiblement les étudiant-e-s ne demandent qu’à entendre ce discours, et leurs profs les y encouragent. J’insiste donc surtout sur un point : le bâti se renouvelle très lentement, de l’ordre de 1% par an, et la tentation est forte pour des architectes de chercher à se distinguer surtout dans la production d’une offre neuve « bioclimatique ». Or, si on ne travaille que sur le neuf, d’abord, par définition, on travaille sans les habitants, ensuite les 99% de bâti déjà existant doivent attendre… alors que la croissance de l’effet de serre n’attend pas ! Il faut donc que les jeunes architectes comprennent que, pour sauver la planète, il va falloir aussi dépenser leur ingéniosité dans les opérations de rénovation urbaine, dans le transfert technologique des expériences de pointe vers ce qui est réalisable dans l’ancien, avec la participation des habitants et des artisans. Puis j’enchaîne sur les transports et donc l’urbanisme, évoque notre Convention sur l’urbanisation littorale et le pression foncière…, etc.

Ensuite, je file à l’Assemblée nationale où m’attend Christian Bataille, député PS spécialiste du nucléaire, pour un débat qui doit être publié dans le cadre du dossier de décembre d’Alternatives Internationales : "Gaz à effet de serre, pétrole cher : peut-on se passer du nucléaire ?". La discussion commence comme un dialogue de sourds : « Face à l’effet de serre, on ne peut pas se passer du nucléaire / on peut se passer du nucléaire »). Mais il faut bien entamer un vrai débat. Je concède que, si les Verts refusent fermement la construction de l’EPR et le renouvellement des centrales en « 3e génération », il n’est pas exclu qu’en 2030, face à l’aggravation du changement climatique et de la compétition sur l’usage des sols, les écologistes, à la suite d’un débat démocratique, puissent se résigner à un nucléaire de 4e génération « super sûr », car il s’agit toujours d’arbitrer entre les trois pôles du « triangle énergétique ». Lui me lâche alors (et c’est une grosse surprise) : « Je ne suis pas non plus pour le tout-nucléaire, il est souhaitable de se donner comme objectif de diminuer la part du nucléaire dans l’électricité de 80 à 60 %. Mais alors il faut réfléchir sérieusement aux difficultés de remplacer les 20% manquants ». Bon, on avance…

Je repars le soir pour Bruxelles où je vais directement à mon bureau retravailler l’article du Monde qu’il faut un peu réduire.

Et mercredi, c’est la grande affaire, le lancement de l’Assemblée Eurolat, assemblée parlementaire matérialisant le partenariat stratégique entre l’Europe et l’Amérique latine, décidée par le sommet des Chefs d’Etats à Vienne et préparée par l’assemblée parlementaire de Bregenz.

Le matin commence par une séance assez pénible entre eurodéputés pour la désignation du co-président et des vices présidents européens de cette assemblée. Passons. Je me retrouve vice-président. Notre co-président sera le PPE espagnol Ignazio Salafranca.

Donc, l’assemblée Eurolat commence mercredi soir. Et là, nouvel embrouillamini. Cette fois, ce sont les Latino-américains qui contestent la taille de l’assemblée (60 députés de part et d’autre). Pour le Parlement européen, il est très simple de construire un « modèle réduit » à 60 de l’ensemble du Parlement. Pour la partie latino-américaine, c’est extrêmement compliqué : il faut combiner la représentation de ce que l’on appelle les « Parlements d’intégration régionaux », c’est-à-dire les assemblées déjà existantes telles que le Parlement latino-américain (Parlatino), le Parlement andin et le Parlement centre américain, avec celle des États isolés comme le Mexique ou le Chili. Or, la décision de créer en janvier prochain une assemblée parlementaire du Mercosur vient bousculer les fragiles équilibres. Les Latino-américains demandent donc à passer à une assemblée de deux fois 75 personnes.

Le lendemain, réunion du bureau d’Eurolat pour régler le problème. J’explique que je comprends très bien les difficultés des Latino-américains. Mais je soulève immédiatement le problème que d’autres structures peuvent apparaître, telle qu’un Parlement correspondant à la Communauté sud américaine des Nations, ou un Parlement bolivarien unissant le Venezuela, Cuba et la Bolivie. C’est alors que le co-président Lopes (brésilien) me répond : « Mais la Communauté sud américaine n’est qu’un projet ! ». Je lui fais observer que nous étions à Cuzco pour saluer sa naissance, mais je dois bien avouer que cette Communauté sud-américaine est pour le moment un échec, abandonnée qu’elle est par ses pères fondateurs, les présidents Lula et Chavez.

Il faut d’ailleurs remarquer que la gauche latino-américaine ne s’est guère mobilisée sur Eurolat. Cuba est là, mais assez discret, comme le sont les chavistes et les PTistes brésiliens (malgré la triomphale réélection de Lula). Quant aux Boliviens, il n’y en a pas.

Et c’est assez embêtant, car, le jeudi après midi, nous nous répartissons en trois commissions (en gros, une pour la politique et la sécurité, une pour l’économie et les accords commerciaux, une pour le social, l’environnement etc). Bien sûr, je suis à la Commission économie et commerce. Et là, stupéfaction : le texte de départ qui nous est proposé pour contribuer à la déclaration finale de cette première session reprend un premier brouillon, déjà présenté lors d’une de ces multiples réunions préparatoires dont je ne vous avais pas infligé le récit, et que j’avais fait rejeter il y a 15 jours. En effet, ce texte ne reprend pas la déclaration de Bregenz, qui était tout à fait acceptable et même plutôt bonne, mais nous propose… une zone de libre échange euro-latino-américaine !

La moutarde me monte au nez, et ceux qui me connaissent savent ce que cela signifie. Il se trouve que la présidente de cette commission est Erika Mann, socialiste allemande qui, elle, est justement très pour cette zone de libre échange. Nos partenaires latino-américains sont d’abord stupéfaits par notre accrochage. Je crains d’être isolé car malheureusement, aucun Vénézuélien, Bolivien, ou Cubain n’est là. C’est une députée salvadorienne qui prend enfin le relais : « Mais vous vous rendez compte ? Mon petit pays en libre-échange avec l’Union européenne ! Mais en six mois nous n’aurions plus ni industrie ni agriculture ! » Petit à petit, malgré l’intervention d’un député PAN (parti du président mexicain, très libéral) en faveur du libre échange - ce même libre échange qui aujourd’hui a tellement ruiné le peuple mexicain que les États-Unis ont décidé de construire un mur pour se protéger de ses victimes – d’autres Latino-américains prennent la parole pour m’appuyer.

Finalement, l’expression « zone de libre échange » est partout remplacée par « accord commercial », et les paragraphes économiques de la déclaration de Bregenz sont purement et simplement repris. Ils recentrent le texte sur la dimension « coopération » pour le développement soutenable et la justice sociale, etc.

À la sortie, je suis chaleureusement félicité par la partie Latino-américaine. Nous nous rendons à la plénière. Là, le ton est beaucoup plus agréable, d’autant que la Commissaire européenne aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, qui revient d’une tournée en Amérique latine, fait un discours très « lutte contre la pauvreté, lutte contre les inégalités ». Tout le monde se sépare, finalement bien content.

Pendant les temps morts d’Eurolat, je reçois (entre autres…) des représentants de la Direction générale de la concurrence qui viennent m’expliquer leur Livre vert sur les réparations pour les victimes des cartels. Concrètement : chacun sait que les trois grands opérateurs de téléphonie mobile en France ont été condamnés à une forte amende pour leur longue entente secrète sur les prix. Mais, outre cette amende, les victimes (c’est-à-dire des dizaines de millions d’abonnés) devraient avoir droit à une réparation. Or, l’action de l’UFC-Que choisir a certes recueilli plusieurs centaines de milliers de plaintes et témoignages par internet, mais quand il a fallu passer au procès au civil, seuls quelques dizaines de milliers d’abonnés sont allés jusqu’à déposer plainte. La question que se pose la Commission (poussant le libéralisme jusqu’au bout de ses conséquences, ici positives) : comment faire pour que les demandes en réparation soient encouragées, plus faciles et plus rapides à traiter. Dans plusieurs pays européens, m’expliquent-ils, et bien sûr aux États Unis, existent des formes « d’action de groupe », c’est-à-dire des jugement valables pour toutes les victimes (sans que celles-ci aient à faire trop de démarche particulière). Ils me détaillent les profondes différences qui existent entre les différents types d’actions de groupes, leurs avantages et leurs inconvénients. C’est là-dessus que les associations, les gouvernements et les parlementaires devront donner leur avis en répondant au Livre vert. Vraiment passionnant. J’y reconnais avec stupéfaction un certain nombre de problèmes rencontrés… à l’occasion de l’action de mes parents contre l’Etat et la SNCF des suites du jugement de Toulouse, et je comprends mieux la logique un peu spéciale des avocats new-yorkais pour des plaintes analogues !

Je profite d’un autre temps mort pour, à la demande d’un lecteur de ce blog, commenter le discours d’Yves Salesse au meeting du Mans de la « gauche anti-libérale ». Plutôt négativement, on s’en doute…

Salafranca, Lopes, Benita Ferrero-Waldner
Adresse de cette page : http://lipietz.net/?breve186

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Il y a 2 contributions à ce blog.
  • Devenez membre du parlement européen ....

    Une initiative ludique et intéressante pour découvrir le travail d’un député européen : Devenez un membre du parlement Européen, à la manière des jeu de rôle sur Internet.

    Alain, toi qui connait bien ce métier, pourrais tu exprimer ton avis la dessus ? (pertinence d’un tel jeu, et caractére "réalistes").


    Samedi 11 novembre 2006 à 20h45mn46s, par Maïeul (maieulrouquette@tele2.fr)
    lien direct : http://lipietz.net/?breve186#forum1165
  • quelle place pour les autres cultures ?

    "Les éléments d’inquiétude soulevés portent (il fallait s’y attendre) sur l’affirmation d’une large ouverture des Verts et en même temps … d’une laïcité ouverte. Curieux, cette réticence à l’entrée (qui, localement, peut être perçue comme « en masse ») de militants des quartiers, d’origine maghrébine. Ça ne veut pas nécessairement dire une adhésion communautariste, c’est simplement que nous ne sommes vraiment pas assez nombreux dans ces quartiers"

    Je ne suis pas sure que le pb de l’entrée en masse des militants maghrébins soit un pb de laïcité…c’est à dire de rapport de la sphère privée (qu’est l’affirmation religieuse, mais aussi sexuelle ou morale)/à la sphère publique, car nombre de maghrébins ne sont pas musulmans pratiquants…

    C’est, à mon avis, d’abord un pb de culture de pauvres, et d’une culture pauvre, dont sont issus la plus part des copains maghrébins avec un immense besoin de reconnaissance, par le moyen de l’action politique, dans des groupes où la majorité est plus favorisée financièrement et surtout culturellement… D’ailleurs, les plus pauvres parmi les pauvres sont rarement présents chez les verts : les femmes voilées qui pourtant trouveraient chez nous un accueil compréhensif à défaut d’être chaleureux… cette absence de femmes musulmanes pratiquantes renforce d’ailleurs les pb de parité…

    Et c’est ce choc de culture qui pose problème et qui nous inquiète : nous, les verts, qui nous réclamons de gauche, comment savons nous accueillir les milieux populaires et leur offrir l’aide nécessaire pour que les militants populaires acquièrent la culture verte qui est plus bourgeoise, plus intellectuelle, et plus prospective ?

    Dans mon département, nous avons nous seulement des maghrébins à intégrer mais aussi des français de la France profonde, aux franges de l’Ile de France, avec peu de contact avec la culture parisienne (Paris est à plus de 70 km), franciliens rejetés sur la rive de la richesse parisienne, souvent au chômage ou vivotant dans de petits boulots, ou alors des agriculteurs agressés par nos critiques d’urbains… donc un choc de milieu, de culture, parfois difficilement vécu de part et d’autre, et des réactions de défense et d’agressivité.

    Les Verts ne doivent pas être communautaristes ou laïcs, ils doivent être pédagogiques : accepter les autres avec leur différence et les intégrer en acceptant les regards décalés, mais surtout en faisant un effort de formation de nos militants : les formations organisées par les Verts Ile de France le samedi matin en sont un exemple mais devrait être étendus et obligatoires pour tous les militants qui souhaitent prendre des responsabilités dans le parti : nul ne devrait pouvoir candidater à un poste sans avoir fait une formation en relation avec le poste qu’il souhaite occuper : relation avec les médias, prévention des conflits, culture commune/culture communautaire…

    Nous retiendrons nos nouveaux adhérents, black, blanc beur, pauvres ou riches, handicapés ou malades, que si nous avons un langage commun et une vision commune du rôle de chacun…où la spécificité ne sera plus un prétexte à être nommé à un poste (quelle horreur d’être choisi parce qu’il faut un maghrébin, un handicape ou une femme…), mais un simple fait sans importance comme la couleur des yeux…

    Les verts en sont encore loin et comme disent certains de mes amis blancs : ma compétence ne sera jamais reconnue car je suis blanc, hétéro et en bonne santé !


    Samedi 11 novembre 2006 à 11h57mn27s, par hélène
    lien direct : http://lipietz.net/?breve186#forum1160
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