Elections : le paradoxe EELV


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Mercredi 27 juin 2012

La séquence électorale s’est terminée par la confirmation très nette de la victoire de la gauche avec, dans cette gauche, l’impuissance du Front de Gauche, enfin un discrédit moral d’Europe-Écologie, contrastant avec son succès électoral non-négligeable. Heureusement ce mouvement a su se ressaisir, dés son premier Conseil Fédéral.

Second tour.

Scrutin majoritaire aidant, le second tour des législatives 2012 offre un raz de marée de députés roses ou verts, malgré l’absence d’une vague significative de votants.

En revanche, le Front de Gauche, de fait réduit électoralement au Parti communiste, accentue son déclin historique, symbolisée par la perte d’Ivry derrière un chevènementiste soutenu par le PS !

La défaite dès le premier tour de Jean-Luc Mélenchon (éternel parachuté, mais cette fois dans un territoire en grande souffrance) derrière le socialiste Ph. Kemel, maire du cru pas trop compromis, et surtout derrière une Marine Le Pen bien implantée et toujours « aux mains blanches », était attendue. La victoire très étriquée du socialiste rappelle la force du socialisme municipal dans le Nord-Pas de Calais, mais manifestement, à Hénin, c’est "la dernière fois". Il faudra beaucoup d’efforts et d’attention de la part de la gauche pour conserver la ville et la circonscription d’Hénin Beaumont. Car le « frontisme ouvrier » vient de faire un nouveau pas en avant, significatif de cette période de crise « à la 1930 ».

Quant aux autres partenaires du PCF, ils sont balayés presque partout. Le plus dur est la défaite de Patrick Braouzec, figure des ex-communistes de la FASE. Ce regroupement exprimait le ras-le-bol de grands élus locaux devant l’incapacité du PCF à se réformer de l’intérieur. Mais il exprimait aussi de leur part une certaine incapacité à inventer le renouvellement, tandis que les plus résolus « passaient du rouge au vert » et rejoignaient Europe Écologie. Malheureusement la FASE se dissolvait, à la faveur de la campagne du « non » de 2005, dans un rassemblement « anti-libéral » sans contenu précis et, de fait, par l’intermédiaire du Front de Gauche, se résorbait dans l’orbe du PCF. Patrick Braouzec, arrivé second au premier tour derrière le PS, s’est maintenu, ce qui est démocratiquement correct : il n’y a rien de plus atroce pour les électeurs que ces désistements de confort négociés par les appareils pour éviter les duel gauche-gauche. Mais visiblement il n’a pas convaincu de sa modernité ses propres électeurs de Saint-Denis.

EELV

Le plus déroutant est le cas d’Europe Écologie.

Au premier tour, les résultats étaient passablement éprouvants : environ 4% en autonome, très loin derrière les 16% de 2009 (élection d’une autre nature, mais jamais l’écart n’avait si spectaculaire).

Aucune candidature en autonome ne s’était même approchée de la qualification pour le second tour (contre 2 qualifiés en 1993 !). Et une dizaine des circonscriptions réservées par l’accord avec le PS avaient été perdues devant un dissident socialiste ou DVG, y compris dans les circonscriptions "imperdables", où justement les caciques locaux du PS refusaient la représentation institutionnelle d’une écologie pourtant déjà bien implantée. C’est par exemple le cas à Guingamp, la Flèche ou Lyon, où les dissidents battent les candidats écologistes d’union officielle, puis gagnent largement au second tour. La dissidence contre François Simon (EELViste officiellement soutenu à Toulouse par le PS) se poursuit même après le premier tour, par un véritable boycott… qui offre la circonscription à la droite ! Une culture de la dissidence a ainsi été validée dans le Parti socialiste. Petite consolation : elle s’est directement retournée contre lui à la Rochelle...

Certes, je n’aime pas plus que les socialistes les candidatures imposées d’en haut. Je ne suis pas sûr que toutes les démarches aient toujours été faites localement pour que « ça se passe bien ». Mais les socialistes locaux auraient dû comprendre que, dans une élection qui n’était pas gagnée d’avance (en novembre dernier !), l’intérêt supérieur de la victoire nationale impliquait des sacrifices locaux. EELV demandait légitimement un arrangement permettant d’obtenir une représentation s’approchant de la proportion de ses électeurs. Eh bien on l’a eu : pratiquement 4 % des députés pour 4 % des voix !

Ainsi, Europe Écologie réussit à se constituer un groupe à l’Assemblée Nationale. Moitié plus petit que ce qui avait été promis par la direction "en cas de victoire de la Gauche", mais enfin c’est un groupe de 18 personnes. Moins 1, par départ de Cécile Duflot au ministère. Mais les mouvements ministériels nous offrent deux sénatrices de plus.... dont ma sœur Hélène. Toutefois, ces groupes ne pourront guère peser, puisque le PS a la majorité absolue de l’Assemblée Nationale à lui tout seul. Quoique…

Soyons clair, je maintiens qu’il fallait voter l’accord avec le PS, sans nourrir les illusions et les affirmations ridicules sur l’absence de dissidence, et surtout sans transformer l’accord électoral, techniquement nécessaire pour compenser l’absence de représentation proportionnelle, en étalage cynique de l’arrivisme le plus obscène. Ce cynisme a profondément désorienté nos sympathisants, au point que certains candidats écologistes locaux effaçaient de leur matériel de propagande les portraits des dirigeants ayant le plus ouvertement choqué nos électeurs potentiels.

Cela dit, la victoire de ces nouveaux élus écologistes, même si elle n’a aucun rapport avec celle des élus écologistes de 1997 (conquêtes sur la droite, s’appuyant sur des mouvements sociaux locaux – contre le Canal Rhin-Rhône, contre une autoroute, contre des créations ou extensions d’aéroport - bien plus que sur un soutien PS, et dans les conditions beaucoup plus difficiles d’une élection que Juppé et de Villepin croyaient dans la poche), certaines victoires restent tout à fait méritoires.

Nous ne parlerons pas des places obtenues dans un fauteuil dont il avait fallu dégager le ou la socialiste sortante (encore qu’il faut toujours se battre pour gagner une élection qui semble assurée), mais des quelques conquêtes réalisées sur la droite. Je ne peux les citer toutes. Un mot d’abord pour Jean-Louis Roumegas, qui a courageusement gagné de quelques voix une campagne qui a coïncidé avec une terrible épreuve personnelle. Bravo à Isabelle Attard, victorieuse à Omaha Beach. Et à François-Michel Lambert, que j’étais allé soutenir aux deux tours, et qui remporte sa triangulaire à Gardanne, malgré le vote « (contre-)révolutionnaire" du PCF, qui jusqu’au bout refusera de le soutenir. Deux victoires qui n’étaient pas données d’avance ! Bravo aussi pour Brigitte à Bergerac, à Danièle face à la dynastie des Giscard d’Estaing, à Véronique en Vienne, à toutes celles et ceux qui ont gagné des circo sur la droite ! Et bravo à Laurence Abeille (94-6), gagnante d’un duel jugé par nous ingagnable. Elle gagne dans la ville PCF, Fontenay (où j’étais allée la soutenir aux municipales il y a bien dix ans, ou peut être aux précédentes !!) et perd largement dans les villes bourgeoises (St Mandé, Vincennes) où nous sommes parfois devant le PS, mais toujours derrière la droite. Ce qui validerait mon hypothèse du premier tour : l’écologie progresse dans le Val de Marne par la conversion de la banlieue rouge, plutôt que par la bobo-isation.

Et bravo à Sergio dans la circonscription Amérique Latine. D’une façon générale, ces circonscriptions des Français de l’étranger, qui avaient été créées par la droite et pour elle, et qui restent contestables, ont révélé, comme j’ai pu le constater en allant soutenir les nôtres au Québec ou au Maghreb, que les « expat’ » ne sont pas forcément des exilés fiscaux ou des cadres de multinationales prédatrices. Le large succès de la gauche traduit une « mondialisation » de la population française, soit par les émigrés rentrés au pays de naissance avec des enfants et la double nationalité, soit par les jeunes formés dès l’université comme des « eurokids », voire des « world-kids », et qui évoluent tout naturellement dans un monde globalisé. Ma fille Barbara en est un exemple : elle a commencé sa carrière dans les ONG de l’Afrique du Sud post-apartheid et maintenant enseigne à Londres… les mêmes matières que son père, et où elle vit avec Sasha, graphiste bosniaque qui entra en Grande-Bretagne comme sans-papier. Et leurs enfants parlent les trois langues, et ont la triple nationalité. Même globalisation (mais plus précoce) dans la belle-famille de coté de ma fille Judith. Ces Français globalisés ont parfois donné à Eva des scores à deux chiffres, comme à Montréal ou en Belgique.

Mais attention , comme nous avons des élus , nous pourrons en perdre. C’est déjà hélas le cas de Anny Poursinoff, qui perd à Rambouillet le siège de Christine Boutin, arraché de haute lutte en 2009 à la faveur de sa nomination au gouvernement (celle de Boutin). Ce n’est surement pas la faute d’Anny. Mais à l’époque Europe Écologie incaranit une sorte de héros du Bien commun, susceptible de séduire même les cathos centristes. Ce n’est plus le cas, plus du tout.

Pascal Durand

C’est donc dans une atmosphère morose que la base écologiste a vécu les 2 semaines qui ont suivi le premier tour.

Morosité à peine égayée par les cris de joie des cadres de la direction ayant obtenu des postes, et des plus fidèles de leur courant. L’interview de Daniel Cohn-Bendit dans Libération, fustigeant l’écroulement de l’image morale d’Europe Écologie devenue "l’incarnation de l’arrivisme" exprimait très largement la pensée de la base.

Coup de chance - et comme ne manqueront pas de le souligner certains "arrivés" - ce succès libère quelques places à la direction interne du mouvement. Bien moins que ne le prévoyaient les règles habituelles de non-cumul, mais il est naturel que les arrivistes soient en plus des non-partants… Divine surprise : par ce jeu de chaises musicales, celui qui se retrouve secrétaire national d’Europe Écologie en remplacement de Duflot (au soulagement général, en particulier des salariés) suscite une quasi unanimité.

Pascal Durand est en effet un Europe Écologie « pur jus », entré par la filière Hulot dans le rassemblement 2009, et qui a ferraillé jusqu’au congrès de fondation d’EELV contre l’hégémonisme de Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé. Il s’était pourtant rallié à eux pour le congrès de La Rochelle afin de "sécuriser la candidature de Nicolas Hulot", avec un succès que l’on sait.

Pascal Durand a justement le contraire du profil d’un arriviste. Entré très tard en politique à cause du mauvais souvenir qu’avaient gardé ses parents du Parti communiste, associatif écologiste et tiers-mondiste, il fut un des seuls de la majorité (peut-être le seul) à intervenir en défense des fondamentaux écologistes éradiqués par la Direction de campagne : la faim dans le Tiers Monde, la malbouffe chez nous, l’économie sociale et solidaire...

Avec lui, les Verts retrouvent leurs racines et le souffle de René Dumont. Le confirme son élection au Conseil Fédéral de samedi 23 et dimanche 24 juin, après un discours remarquable, qui provoque un tonnerre d’applaudissements. Le cas est clair : retrouver l’esprit de 2009.

Souhaitons tout le succès possible à Pascal Durand. Et n’oublions pas, parce que c’est aussi pour cela que l’on fait de la politique, de souhaiter tout le succès possible à Cécile Duflot, ministre de la transition énergétique dans le logement et de la réanimation des territoires en déshérence, et à Pascal Canfin, ministre de la lutte contre la faim dans le Tiers-Monde.

Adresse de cette page : http://lipietz.net/?breve463

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Forum du blog

Il y a 4 contributions à ce blog.
  • TSCG

    Tu t’étais prononcé pour le MES et contre le TSCG. Hollande avait promis de rénogocier le TSCG. Le "pacte" de croissance est le résultat (si j’ai bien suivi) de cette rénogociation. En l’État, quel est ta position sur le TSCG + pact de croissance ?
    Mercredi 11 juillet 2012 à 08h51mn22s
    lien direct : http://lipietz.net/?breve463#forum4377
    • MES - TCSG : une minute, qu’on y voie plus clair

      J’ai commencé un texte, avec un jugement positif sur l’accord du 29 juin. Mais les Etats -Shylock (Finlande, Pays-Bas, et une partie des Allemands) ont commencé à le dézinguer la semaine dernière, provoquant une rechute de la crise, et j’ai donc un peu suspendu mon jugement. En plus je suis débordé par les rangements avant les vacances. Je reprendrai le clavier plus tard.
      Mercredi 11 juillet 2012 à 12h34mn19s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve463#forum4378
  • Elections : le paradoxe EELV

    "Aucune candidature en autonome ne s’était même approchée de la qualification pour le second tour (contre 2 qualifiés en 1993 !)". Ce n’est pas vrai, Harry Durimel en Guadeloupe s’est qualifié pour le second tour et Karim Zéribi à Marseille, éliminé par une abstention très forte, a réalisé un % bien supérieur à celui des candidats qualifiés pour le 2nd tour en 1993.
    Vendredi 29 juin 2012 à 04h55mn45s
    lien direct : http://lipietz.net/?breve463#forum4373
    • Bravo Harry et Karim !

      Exact, je les avais oubliés dans mon texte, alors que j’avais bien noté leur remarquable succès au lendemain du premier tour. Karim, après son score de 21,5 %, qui le mettait en 3e position derrière le PS et le FN, a eu la gentillesse de monter à Gardane pour le meeting final de François-Michel Lambert. Quant à Harry, il était effectivement second au premier tour (15%) , loin cependant derrière le sortant PS. Ces succès "à deux chiffres" n’infirment pourtant pas la comparaison avec 93 : les succès d’Harry et surtout de Karim sont largement "personnels" et n’ont pas grand chose à voir avec le prestige de EELV, alors que le Pole écologiste de 1993 (les Verts + GE) poursuivait sur la lancée d’élections régionales déjà plus brillantes que celles de 2009, et a placé au second tour Dominique Voynet (à Dole) et une candidate GE dont j’ai oublié le nom.
      Vendredi 29 juin 2012 à 05h21mn16s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve463#forum4374
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