Crise, Japon, Jardins, PS, Grünen... et Melike


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Mercredi 5 octobre 2011

Septembre a filé aussi vite que l’été. Rentrée sur les chapeaux de roue !

Bien sûr il fallu finir le livre sur la SNCF et la Shoah (il sort le 20 en librairie mais vous pouvez le commander là et l’avoir un peu plus vite). Il a fallu travailler d’arrache-pied pour terminer à temps un texte sur la crise et ses issues à peu près présentable à Londres, à Osaka et Tokyo, prenant en compte la crise de la dette souveraine, et le traduire en français, ici, au retour de Tokyo... Mais aussi : participer aux négociations avec le PS, avec nos camarades verts allemands, poursuivre la bataille sur les jardins familiaux de Villejuif, faire quand même un petit billet de réactions à la rentrée de DSK...

J’ai même dû décaler de quelques jours mon voyage au Japon (merci aux organisateurs qui ont eu la gentillesse de déplacer une de mes conférences !) pour assister... aux fiançailles de Melike et de Romain, le fils aîné de ma compagne Natalie.

Melike

Romain et Melike se connaissent depuis plusieurs années.

Ils sont thésards, travaillent sur l’écologie, tous deux en stage à EDF. Et ils ont décidés de se marier. Melike est adorable, et seul un très léger accent signale qu’elle est turque.

La famille de Romain a senti qu’il fallait faire les choses dans les règles, et les règles turques. Le père de Romain s’est donc rendu à Tarsus, sur la rive Sud de la Turquie, pour demander aux parents la main de Melike. Et de grandes fiançailles avec échange d’anneaux à la main droite sont organisées dans la maison de famille, à Chateauneuf-sur-Loire. Le mariage aura lieu au printemps prochain, à Tarsus vraisemblablement.

Bien sûr tous les parents qui voient leurs filles se marier avec un étranger et s’en aller vivre au loin éprouvent un pincement au coeur. Ma fille Barbara a épousé un Bosniaque et vit avec lui et leurs deux enfants, "seulement" à Londres. Mais il y a autre chose. Le traitement indigne infligé à la Turquie par l’Union Européenne et particulièrement Sarkozy (rancune de Mohács ?) a jeté une ombre sur les relations franco-turques. Il était donc important de montrer le respect mutuel de nos peuples, et en tout cas des deux familles. La Turquie, au début du siècle dernier, était encore considérée comme l’un des trois "empires centraux" de l’Europe : les parents de Melike sont originaires du Kosovo et de la Macédoine. Comme beaucoup d’Anatoliens, leurs parents à eux sont originaires de la Roumélie, la Turquie d’Europe, qui fut plus de cinq siècles la partie la plus importante (et parfois même la seule) de l’Empire Ottoman.

Natalie, dans son petit discours à Chateauneuf aux fiançailles, devant une forte délégation de la famille de Melike, prend soin de souligner que sa propre grand-mère, Vietnamienne, était venue jusqu’à Chateauneuf, que son neveu vient d’Éthiopie, que son cousin est anglais, bref que Melike entre dans une famille "ouverte". On dit que un Français sur trois a l’un de ses quatre grands-parents nés étrangers. C’est vrai pour moi, pour mes filles, et comme elles ont toutes deux épousé un fils d’étranger (un Egyptien, un Yougoslave) ce sera encore vrai pour tous mes petits-enfants, comme pour la lignée de Romain et Melike. Mais l’image terrible que donne la France de Sarkozy efface cette réalité profonde.

Il est en tout cas saumâtre que « l’Europe chrétienne » ait à le montrer à une famille vivant à Tarse, patrie de saint Paul, véritable fondateur du christianisme !

++++Japon

Après un aller-retour à Londres où j’ai présenté mon papier à la London School of Economics, et après les fiançailles, nous nous envolons pour le Japon.

Séminaire à Osaka, Congrès à Tokyo, petit séminaire devant les auteurs et les journalistes chez M. Fujiwara, l’un de mes éditeurs japonais.

De toute ma conférence, assez copieuse, les économistes japonais ne s’intéressaient qu’à une chose : la possibilité de sortir du nucléaire. C’est assez surprenant, mais les économistes japonais, même de gauche, n’ont pas la culture des études sur la sortie du nucléaire. Pas de scénario Négawatt chez eux !

Pourtant, le Japon du sud-ouest (c’est à dire Honshu de Hiroshima à Tokyo) a déjà commencé à s’adapter. Le Japon est électriquement coupé en deux pour des raisons techniques, et la moitié sud-ouest hésite à remettre en marche, depuis l’accident, tous les réacteurs arrêtés pour des raisons normales de révision. Du coup, on lit dans les ascenseurs des excuses sur leur relative lenteur (on ne s’en aperçoit pas !), et il y a sans doute beaucoup moins d’immeubles éclairés a giorno qu’il y en avaient auparavant. A part ça, le Japon continue à fonctionner parfaitement avec son immense réseau de trains électriques. Compte tenu de sa géographie, de sa densité humaine, on y circule depuis longtemps dans un remarquable système de transports en commun. Nous en profitons pour nous échapper chaque fois que nous le pouvons vers ses villes magnifiques : Kyoto, Kamakura, nous gavant de temples, de jardins zen, et de sushis.

Je n’étais pas revenu au Japon depuis une dizaine d’années. On dit qu’il est en crise prolongée, à cause de la surévaluation du Yen. Mais ce qui frappe, c’est sa prospérité : je n’ai jamais connu Osaka aussi propre, toute trace de misère (et je sais qu’il y en a) est invisible. C’est la contrepartie du Yen fort : le Japon vend moins, mais avec son travail il peut acheter beaucoup dans le reste du monde, et entretient au moins ses infrastructures et ses services publics.

Monsieur Fujiwara vient de publier la traduction japonaise de Pour le Tiers secteur et de Phèdre, identification d’un crime (avec de nouvelles postfaces), après avoir publié pas mal de mes livres et le livre de Francine sur la maternité. À cette réunion qu’il organise, il me présente comme celui qui l’a incité à traduire les travaux de l’approche de la régulation, à côté de ses traductions de Bourdieu, d’Althusser... Il me demande ce qui fait l’unité de mon oeuvre, y compris mon livre sur Phèdre et même mon roman policier. Je lui répond, comme l’avait diagnostiqué Jane Jenson : une révolte contre l’excès de structuralisme, le rapport entre la lourdeur des contraintes sociales et la marge de liberté pour l’action humaine, structure and agency, la pesanteur et la grâce...

Mais ici encore le débat revient sur le nucléaire. Tous ces intellectuels préparent la manifestation qui aura lieu le jour de notre départ. Elle réunira 60 000 personnes, ce qui est beaucoup pour le passé récent du Japon (mais, dans ma jeunesse, le Japon avait au contraire l’image de mobilisations puissantes et violentes). Mais ce n’est pas beaucoup pour le coup terrible que la société japonaise vient de prendre. Toujours le même problème : le nucléaire civil n’était pas jusqu’à Fukushima un grand sujet de débat politique au Japon.

++++PS

Dés la rentrée, réunion plénière des négociateurs sur le programme Europe-Ecologie et socialistes.

Nous sommes une trentaine de chaque côté.

Mais l’intervention des "hollandais" jette un froid : "Nous n’étions pas partie prenante à toutes les discussions qui ont eu lieu jusqu’ici, et nous ne nous sentons pas engagés". Les Verts sont verts. La présidente pour le PS, Laurence Rossignol, assez gênée, se tourne vers nous : "Bon, nos primaires sont ouvertes..."

Pour ma part, je n’irai pas voter à ces primaires. C’est très gentil de la part du PS, mais je n’aurais pas aimé qu’ils viennent voter pour désigner notre candidate. Je n’avais pas aimé quand Jospin choisissait ses ministres verts en fonction de son équilibrage des courants des Verts (courants qui seraient bouleversés, tout naturellement, quelques lois plus tard). Ou alors, on se mettait d’accord pour voter tous ensemble sur une seule candidature, en recherchant les moyens d’une autonomie de campagne pour l’écologie, avec un accord très large garantissant une soixantaine de députés à Europe-Ecologie.

Mais je comprends très bien que des militants, coopérateurs ou sympathisants écologistes participent à la désignation du "probable candidat du second tour". Pour ma part, encore une fois, je préfère discuter avec le PS comme un tout, et, bien que je sache que la plupart des écologistes qui iront voter voteront Aubry ou Montebourg, je pense que, si c’est Hollande, on travaillera avec Hollande.

Malheureusement, cette attitude des hollandais pèse sur la suite des discussions. Nous avons deux réunions de sous-groupes (travail et économie sociale) du groupe "économique et social". Discussion sympathique, mais on sent bien que les négociateurs socialistes n’y croient plus beaucoup : tout le monde attend le résultat de la primaire. La plénière du groupe "économique et social" est reportée sine die.

Le PS est maintenant tellement présidentialiste qu’il n’a même plus d’avis vers l’extérieur quant à son programme de gouvernement, dans l’ignorance de son propre choix d’un Président de la République. Ce qui veut dire que le Président ne sera pas un arbitre, mais une sorte de super-Premier ministre, comme Sarkozy.

++++Grünen

Petit séminaire avec les verts allemands.

Comme nous en France, ils espèrent une victoire de la coalition gauches+écologistes en Allemagne en 2012.

Nous aurions donc, comme en 1998, à gouverner ensemble deux des plus important pays d’Europe, sauf que l’Allemagne y en nettement plus importante et que les Grünen y aurons probablement plus de poids.

Au delà de très larges convergences, on a un assez vif accrochage, dans le groupe "économico-social", sur le « respect des règles » adoptées par le Conseil européen sur le rythme du retour dans les clous de Maastricht. Nous sommes 3 femmes et 2 hommes dans la délégation françaises, et que des hommes en face, parfois légèrement arrogant. Mais les nos trois femmes, Eva, Agnès et Sandrine, font front et nous leur répondons fermement, à tour de rôle, que nous ne sommes pas d’accord avec cette politique proclamatoire.

Nous, les Verts français, avions soutenu (contre la droite et contre Fabius) la politique de la « cagnotte » de Christian Sautter : se désendetter en 1999-2001 quand l’économie marchait bien. Nous sommes pour un fédéralisme européen et pour des règles, et nous pensons, en tant qu’écologistes, qu’il ne faut pas reporter les dettes sur les générations futures. Une politique d’endettement contra-cyclique limitée à 3% en période de vaches maigres, et de retour à l’équilibre dans les périodes de vaches grasses, nous convient assez bien. Mais Raffarin puis Sarkozy ont imposé la politique « faire des cadeaux fiscaux aux riches dans les périodes de vaches grasses et faire payer les pauvres dans les périodes de vaches maigres ».

Nous en sommes là, et personne ne respecte les règles (3% de déficit et 60 % d’endettement). Les accords intergouvernemantaux sur les politiques de retour dans les clous ne sont pas des règles mais des accords. Nous considérons que l’accord signé par Sarkozy et proclamé par les candidats du PS (retour à 3% de déficit en 2013) ne tient pas la route, que ça fait rigoler tous les connaisseurs. Pourquoi ? Parce qu’en l’absence d’harmonisation fiscale sur les revenus des facteurs « mobiles » (fiscalité des entreprises et de l’épargne), la seule solution pour un retour rapide à l’équilibre est de sabrer dans les dépenses publiques, la protection sociale, et d’augmenter la fiscalité sur le travail. Cette politique est injuste, interdit de financer la conversion verte, et en plus elle ne marcherait pas plus qu’en Grèce : elle provoquerait des révoltes et une telle récession qu’on ne pourrait tenir les engagements.

Nous sommes responsables, et nous tenons un langage de vérité : on peut essayer de revenir aux 3% mais pas avant 2014, et encore nous refusons de nous engager sur cette date. Car tout dépend de la mise en place d’une gouvernance européenne permettant de prélever l’impôt sur les profits et de financer la conversion verte.

Les Grünen nous disent que bien sûr, bien sûr, mais eux ils veulent pouvoir afficher en Allemagne que leurs correspondants français veulent respecter les règles. Selon eux « on doit obéir aux règles, même mauvaises, et ensuite les réformer. » Ils nous disent même que leur gouvernement (Schroeder + Joschka Fisher) a eu tort au printemps 2005 d’affaiblir comme il l’a fait le « pacte stupide » qui sanctionnait ceux qui dépassaient les critères de Maastricht, en suppriment les sanctions sans modifier les normes inscrites dans le Traité. (Sur l’agonie du « pacte de stabilité » dans sa version obtuse, voir ici).

Je leur répond qu’en effet on en avait à l’époque discuté au parlement européen, que nous (le groupe Vert) étions d’accord pour rendre les sanctions plus flexibles et en contrepartie pouvoir sanctionner ceux qui ne réduisent pas leur dette en période de vaches grasses. Je leur répète que ceux qui, en France, prétendent pouvoir s’engager pour 3% en 2014 voire 2013 (le PS et l’UMP) sont des menteurs (Eva Joly, présentant le "contre budget vert 2012", emploie des termes plus brutaux). Les Grünen ne sont pas contents.

A la pause, on discute entre Français. Y a quelque chose qui cloche. Normalement, ce sont les Français qui s’imaginent qu’on peut réformer la société par décret, et les Allemands qui pratiquent la discussion et la recherche du consensus. Mais là on vient d’avoir un affrontement à fronts renversés. La position des Grünen doit être tactique, pensons nous. Comme ils sont, dans leur pays, à l’avant garde du fédéralisme européen et de la solidarité envers les pays endettés, ils ont besoin de donner des gages dans leur pays qu’à l’avenir les Karamanlis, les Berlusconi et les Sarkozy ne pourront plus faire n’importe quoi.

A la reprise en séance, nous leur proposons de réfléchir à un compromis : conditionner des engagements de retour à l’équilibre à une harmonisation fiscale permettant de taxer davantage le capital dans toute l’Europe.

Reprise des travaux en janvier, à Berlin…

++++Jardins familiaux

Vous vous souvenez peut-être de cette bataille engagée avant l’été, sur les Jardins Familiaux de l’Epi d’Or, à Villejuif.

Cette bataille, qui s’inscrit dans la résistance des terres agricoles de proximité (comme la Plaine Montjean) a connu un heureux dénouement provisoire.

Nous avions subi un échec au Conseil municipal de Villejuif, où communistes et socialistes avaient retoqué notre voeu que le périmètre du grand projet Cancer Campus (que nous soutenons par ailleurs) ne morde que marginalement sur ces jardins. Nous avons alors changé de tactique, et convaincu le Maire d’Arcueil (EELV), Daniel Breuiller, en charge du dossier pour le Conseil d’Agglomération du Val-de-Bièvre, maître d’ouvrage du projet, de venir voir lui-même ces jardins.

Il a convenu que c’était une merveille, qui pourrait être un atout pour la future ZAC de Cancer Campus, et nous a fait une proposition hardie : intégrer la totalité des jardins dans le périmètre de Cancer Campus, et adopter une charte qui préserve le site tout entier. Pendant l’été, les urbanistes ont retravaillé pour toucher le moins possible (peut-être trois ou quatre jardins) à cet extraordinaire ensemble, à la fois naturel et culturel. Et finalement cette proposition a été adoptée par le Conseil d’Agglomération du Val-de-Bièvre.

Nous sommes tous soulagés, mais il faut rester vigilant. Samedi, une petite fête a lieu sur le terrain. Démonstration de grelinette, une sorte de fourche à deux manches permettant d’aérer la terre sans la retourner. L’horticulteur voisin (qui lui va être totalement englouti dans le projet Cancer Campus) se pointe à la fête, offrant... un pot de muguet ! Nous bavardons avec lui. Oui, il part à la retraite dans 4 ans et ne pense pas que son exploitation pourra lui survivre. Cela veut dire pour nous que si Cancer Campus ne se développe pas autant que prévu, ces terrains sont éventuellement libres pour du maraîchage bio de proximité ! Il nous fait alors un petit cours passionnant sur les difficultés de la floriculture (les riches ayant déménagé pour Genève ou Monaco) et d’une façon générale du maraîchage en petite ceinture de Paris. Car le matériel agricole doit être entretenu depuis... Pithiviers.

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