Rentrée hésitante.


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Dimanche 9 septembre 2007

Eh oui, mon blog prend du retard. Après les Journées d’été des Verts à Quimper, j’ai « séché » la semaine du groupe : beaucoup de ses membres étaient en visite en Chine, mais je ne pouvais pas me joindre à eux, préférant rester auprès de Francine.

La semaine, suivante, Strasbourg. Rien de bien folichon. Je vous rappelle que vous pouvez toujours suivre les débats et les textes votés sur le site du Parlement, en consultant l’onglet "Activités". Finalement, le débat le plus intéressant fut un débat sans vote sur la crise financière en cours : vous trouverez ici mon intervention en plénière, et, pour l’analyse elle-même, vous pouvez vous reporter à l’excellent numéro de septembre d’Alternatives économiques.

Cette période est hélas endeuillée par le décès de mon cousin Jean, et de Kurt Schaechter (en illustration de ce blog), le "découvreur" de la fameuse facture SNCF prouvant que celle-ci s’était fait payer, "conformément à la Convention de l’espèce", et jusqu’après la Libération, sa contribution à la Shoah.

Ne croyez pas que je me tourne les pouces, au contraire : le désordre a recommencé à s’installer dans mon bureau. J’ai plein d’articles à écrire, que je ne mets sur mon site qu’au moment de leur parution. Comme, par exemple, cet article qui vient de paraître dans Projet : « Quand le rapport de l’Homme à la Nature change de nature ». Occasion de réaffirmer la position des Verts en faveur du droit à la contraception et à l’avortement tout en étant hostile au clonage humain. Je fais une exception pour l’article que je viens d’écrire pour la revue belge Politique, qui remet l’actuelle bataille de la conférence intergouvernementale de Porto dans le contexte historique de la construction (ou non) d’une Europe politique. En effet, je crois que la diffusion des analyses et propositions de cet article présente quelque urgence pour celles et ceux qui veulent s’engager dans cette bataille.

Oui, mais comment ? C’est une des grosses difficultés de la rentrée. Nous sommes bombardés d’initiatives politiques qui nous dépassent, sans voir exactement quel est le point d’entrée pour les citoyens voulant peser sur le cours des choses : cette renégociation d’un maxi-traité pour l’Europe, le Grenelle de l’environnement, les initiatives de Nicolas Sarkozy…

Ce fut d’ailleurs aussi l’une des difficulté du Conseil national interrégional des Verts qui s’est réuni ce week-end. J’y interviens sur le Grenelle ou la CIG de Porto, je peux toujours essayer d’expliquer ce qui est en train de se passer, et appeler à se mobiliser, mais les applications concrètes ne sont pas si faciles.

CNIR

Le Cnir a néanmoins décidé de s’engager dans le processus de rénovation issu des journées d’été et piloté par Mireille Ferri. Il a surtout, malheureusement, dû entériner de sévères perspectives d’économies budgétaires.

Un coup dur, les perspectives financières qui nous sont présentées. Depuis longtemps, je fais partie de la majorité de ce parti, et après les législatives de 2002, nous avions déjà eu à faire face à un plan d’économies très strict. Comme le rappelle à la tribune Natalie Riollet, on s’était serré la ceinture, on avait réduit la voilure, on a fonctionné avec le moins d’argent possible, mais pour conforter et stabiliser le parti, on avait fait cet effort d’acheter le siège national, grâce à une souscription réussie... Aujourd’hui, tout recommence. Et il faut licencier du personnel parce que notre financement public diminue. suite au refus de l’accord électoral, certes mauvais, proposé par le PS. Nous avons là la démonstration en actes de ce que donne la politique du pire : en refusant un mauvais accord, le Cnir du 13 mai n’a fait qu’accepter un accord encore pire, avec au maximum 3 députés. (Heureusement qu’un candidat a désobéi, ce qui en réalité nous en donne 4).

Surtout, en abandonnant toute perspective de débouché politique à la veille d’une élection législative cruciale, nous avons abandonné au désespoir une base populaire déjà assommée par la victoire de Sarkozy.

Maxitraité

L’article pour Politiques indique plusieurs batailles possibles. Il rappelle surtout que, par exemple, les syndicats de la CES et le gouvernement portugais sont parvenus à remettre la question des services publics et des droits fondamentaux sur le tapis de la Conférence InterGouvernementale de Porto. Il est tout à fait possible de s’y faire entendre du côté « environnement » si les grandes organisations européennes de l’environnement s’en mêlent, et si les associations françaises en font un point fort de la négociation du Grenelle de l’environnement.

En juin, on pensait que tout irait comme sur des roulettes. Mais on s’est vite aperçu que chaque pays avait des points à renégocier, et que les Polonais risquaient à nouveau de poser des problèmes. C’est pourquoi le traité ne sera certainement pas signé avant la fin du semestre (c’est-à-dire au sommet de Lisbonne, et non à Porto même). On espère en effet que les prochaines élections polonaises chasseront les deux jumeaux.

Restera alors la question épineuse de la Grande-Bretagne, dont tout le monde pense qu’elle voterait non à n’importe quoi, pilonnée qu’elle est par la presse populaire, ultra-souverainiste, de Murdoch qui tient aussi le Wall Street journal, ultra-libéral. (On sait aujourd’hui que souverainisme et libéralisme vont de paire !)

Quelques anciens nonistes s’activent pour un nouveau référendum français, sans trop se soucier de la bataille actuelle sur le contenu même du texte ! Quant aux Verts, leur position est arrêtée depuis longtemps : s’il y a un référendum sur une question européenne, il doit être européen…

Grenelle

Vendredi 7 septembre, s’est tenue au Sénat une réunion des animateurs Verts mêlés de près ou de loin au Grenelle de l’environnement. J’y suis convié pour le rôle que j’ai joué dans l’ouverture du site legrenelleenvironnement.fr où commence à s’animer un débat assez intéressant. N’hésitez pas à y participer ! Il ne fait pas double emploi avec les sites des différentes associations et du gouvernement. Au contraire, il entend dépasser les clivages entre le In et le Off du Grenelle.

Je résume mon analyse sur ce Grenelle. Les participants Verts nous expliquent comment ça se passe à l’intérieur. Il apparaît effectivement des clivages entre les différents ministères et, bien entendu, entre les régions et l’État central. Malheureusement il y a aussi des divergences entre les associations. Celles de l’Alliance pour la Planète, assez politisées, sont relativement proches de nos positions : fermement anti-nucléaires, faisant le lien entre l’environnemental et le social. Mais elles ont tendance à transposer en France la position internationale que tient Greenpeace ou WWF à la Banque Mondiale, c’est-à-dire un dialogue direct avec les pouvoirs en place, ignorant la médiation d’un combat écologiste en politique proprement dite. En face, France Nature Environnement, composée d’une myriade d’associations locales, mesure au contraire très bien le relais indispensable que sont les élu-e-s Vert-e-s dans les municipalités, départements, régions, et garde un bon souvenir du ministère Voynet. Mais inversement, FNE a tendance à nous critiquer pour faire "trop" de politique extra environnementale (Sans papiers, 35 heures, etc).

Notre rôle à nous les Verts est de montrer que les crises environnementales sont le produit de rapports sociaux bien précis, et qu’on ne pourra résoudre ces crises qu’en changeant notre mode de produire, de consommer, de vivre ensemble. Des thèmes nodaux comme les OGM, les agrocarburants, les pesticides, les transports, le climat, etc., nous permettent justement d’établir le lien entre les deux. On ne peut pas, par exemple, sauver le climat par les agrocarburants en sacrifiant les populations du Sud. La crise de financement de notre système de santé est liée à l’envolée vertigineuse des maladies de longue durée telle que le cancer, et on arrive à montrer de plus en plus les liens entre, par exemple, les pesticides et le cancer et même … l’autisme ! Voir à ce sujet l’excellent livre d’André Cicolella.

Le groupe de travail des Verts décide donc de rassembler un certain nombre de ces points nodaux comme un "mètre-étalon" du succès ou de l’échec de ce Grenelle.

Ingrid

Mais je dois quitter la réunion pour un meeting près de Chambéry, en faveur d’Ingrid Bétancourt et des milliers d’otages de Colombie.

Réunion très attachante. Il y a là de simples militants, et des élus de Savoie. Chacun se rend compte, là encore, que tout cela passe au-dessus de nos têtes. Mais des comités Ingrid peuvent avoir un double débouché pour ceux et celles qui se sentent impliquées : là encore, mettre en évidence le lien entre la crise des otages colombiens (ou irakiens, etc) et nos propres relations avec ces pays du sud, qui découlent de nos modes de consommation. Et plus profondément, s’interroger sur ce qu’est une prise d’otage, sur ce qu’est la violence psychologique, sur ce que sont les rapports de violence entre les humains…

Sarkozy

Cette impression de piétinement militant semble contraster avec l’activisme dévorant de Nicolas Sarkozy. Et pourtant, j’ai le sentiment que cet activisme n’est qu’une autre forme de piétinement.

Voyons les faits : depuis que Sarkozy est élu, il n’a pratiquement pas cessé de pleuvoir, la croissance française est de 20% au-dessous de la moyenne européenne, et pourtant le déficit commercial devient abyssal, comme l’endettement de l’État. La France subit une déroute à la coupe du monde d’athlétisme et perd son premier match en coupe du monde de rugby contre l’Argentine… Aucun rapport ? Pour la pluie, je le concède, aucun. Mais pour le reste !

L’exemple sportif est particulièrement éloquent, car le "préempté" secrétaire d’État aux sports, Bernard Laporte, caricature le comportement même de Sarkozy. On le voit partout, jusque dans les pubs télé, il entraîne l’équipe de rugby, il est virtuellement responsable des autres sports, dont l’athlétisme, et finalement, il n’a le temps de rien faire correctement.

Idem pour Nicolas Sarkozy. A part parasiter ce que l’Europe fait très bien sans lui (le maxi-traité, la libération des otages bulgares), il semble ne pas avoir réalisé que la campagne est finie, qu’il est élu, que maintenant il faut qu’il s’asseye, consulte, conseille son gouvernement, en un mot : travaille. Et travailler, pour un élu, c’est passer de longs mois à trouver de difficiles compromis, pour de nécessaires changements radicaux, mais les moins douloureux possibles.

Exemple particulièrement grotesque, les lois de cet été. Déjà, sur les 13 milliards offerts aux plus riches contribuables sans aucune utilité macro-économique, le Conseil constitutionnel en a retoqué plus d’un tiers. Plus grave encore, la loi sur la récidive votée en urgence (ça devait bien être la septième loi répressive depuis cinq ans que Sarkozy est au gouvernement ou à la présidence). C’est le genre de loi qui demande mûre réflexion. Au contraire, on fait voter n’importe quoi à la va vite, sans s’interroger sur les raisons qui font que les récidivistes récidivent. Et quinze jours plus tard, un récidiviste viole un enfant… Eh bien tant pis, on expédiera une huitième ou une neuvième loi !

Kurt

Kurt Schaechter (en illustration de ce blog) était déjà bien vieux quand j’ai fait sa connaissance, à l’occasion du procès de mon père. Avec sa femme Colette, il m’avait ensuite fait visiter son énorme collection d’archives, auxquelles un "juste", archiviste à la préfecture de Toulouse, lui avait donné accès malgré le secret couvrant encore les archives de 1939-1945. Elles contiennent sans doute d’autres bombes que la facture Sncf. Mais il avait préféré passer cet après-midi à me raconter sa vie. On dit en Afrique : "Un vieil homme qui meurt, c’est une bibliothèque qui brule". Dans son cas, c’était à la fois la bibliothèque d’un historien et d’un romancier.

Car sa vie est un roman. Adolescent, il fuit l’Autriche avec ses parents après l’Anschluss. Ils arrivent au Havre pour s’embarquer pour le Canada. Mais le Canada vient de reconnaitre l’Anschluss : la route est barrée. Ils sont internés dans un camp, en France, où se trouvent déjà des rescapés de la République espagnole, qui expliquent au jeune Kurt : "Les Français ont cru éviter la guerre avec l’accord de Munich, ils l’auront quand même. Prépare toi, entre dans la Légion étrangère". Il est mineur : ses parents lui donnent l’autorisation. La Légion l’envoie s’entraîner au Maroc ; la guerre éclate, Kurt doit prendre le second navire pour l’expédition de Narvik. Tombe l’armistice. Le général Weygand fait arrêter les légionnaires juifs. Kurt et ses camarades se retrouvent enchainés dans d’immondes cellules, ou massacrés à la mitrailleuse. Mais on reçoit l’ordre de le libérer : ses parents ont révoqué l’autorisation de s’engager ! "C’est la première fois que j’ai découvert les avantages de la bureaucratie", m’explique-t-il.

Il rejoint ses parents dans le Sud-Ouest de la France. Les parents sont déportés, il ne les reverra plus. On vient l’arrêter plus tard, il se retrouve dans un camp de concentration du Midi. Il est libéré au bluff par une opération audacieuse de sa "nouvelle famille" : des officiers de la Légion étrangère, qui l’aiguillent vers la résistance. Et il y en a comme ça des heures et des heures...

À sa retraite, il cherche à savoir comment et où ont disparu ses parents. Le "juste" de Toulouse (dont FR3 a donné une interview) l’aide à sortir des mètres de photocopies d’archives de la préfecture. La première pièce est la carte d’identité de sa mère... Puis il y aura la fameuse facture qui déclenchera le rapport Bachelier et alimentera le procès de mon père...

Adieu Kurt, courage Colette...

Adresse de cette page : http://lipietz.net/?breve256

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Il y a 2 contributions à ce blog.
  • Rentrée hésitante.

    Mais qui est ce vieux monsieur sur la photo ?
    Jeudi 13 septembre 2007 à 17h36mn27s
    lien direct : http://lipietz.net/?breve256#forum1819
    • Rentrée hésitante.

      Ben... Kurt Schaechter, c’est écrit dans le blog !
      Vendredi 14 septembre 2007 à 05h34mn44s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve256#forum1820
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