Cancer-Campus. Hessel. Charlotte.


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Lundi 4 mars 2013

Silence sur mon blog : quinze jours avec petits-enfants à Serre Chevalier… Mais je travaille ! Il y a eu bien sûr la crise de la viande de cheval, ou plutôt de la viande-minerai, occasion d’un article sur la crise alimentation-santé en France, pour le Green European Journal. Mais aussi la mise au net de débats divers : sur l’émancipation du travail, avec les jeunes socialistes, sur l’émancipation et l’aliénation chez Gorz, sur la jeunesse, l’empowerment et l’économie sociale et solidaire : tout cela a un air de famille, n’est-ce pas ?

Et puis le lourd débat sur le Contrat de développement appuyant le projet Cancer Campus.

Mais ce mois écoulé est, pour beaucoup, celui de la mort de Stéphane Hessel. L’Agro a aussi organisé une cérémonie pour la mémoire de Charlotte Paquet, la compagne de René Dumont. Mes amis octo et nonagénaires s’en vont…

Cancer-Campus

Dure bataille (perdue) par le groupe de Villejuif : le Conseil Régional, élus EELV compris, a voté le Contrat de Développement Territorial « Campus Sciences et Santé ».

Les CDT sont créés par la loi du Grand Paris du 3 juin 2010, titre IV, art. 21. Il s’agissait d’un échange entre Sarkozy et les maires : « Je vous rends la main sur 400 m autour des gares du Grand Paris Express, mais vous devez vous engager de manière contractuelle avec moi. » Très vielle et intéressante idée : on en parlait déjà en 70-71 à la Direction de l’Aménagement Foncier et de l’Urbanisme à l’époque où j’y rédigeais Le tribut foncier urbain.

Voici le contenu d’un CDT : « Les contrats définissent les objectifs et les priorités en matière d’urbanisme, de logement, de transports, de déplacements et de lutte contre l’étalement urbain, d’équipement commercial, de développement économique, sportif et culturel, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers et des paysages et des ressources naturelles. Ces contrats font l’objet, préalablement à leur signature, d’une enquête publique »

Ce contenu est précisé dans le décret d’application de la loi, du 24 juin 2011. Ainsi : « Un troisième titre expose le programme des actions, opérations d’aménagement, projets d’infrastructures nécessaires à la mise en œuvre des objectifs… lesquelles sont :
― les emplacements ou périmètres envisagés ;
― la mention du maître d’ouvrage ;
― le calendrier optimal des étapes de leur élaboration et de leur réalisation ;
― l’évaluation de leur coût ;
― les conditions générales de leur financement… Les annexes au contrat comportent le diagnostic et des tableaux récapitulatifs des engagements des parties par programme, projet ou opération » : ce sont les « fiches actions ».

Et le CDT « Campus Sciences et Santé » ? Le contrat engageant, face à l’Etat, l’agglomération du Val de Bièvre et la ville de Bagneux. Ce CDT concerne essentiellement deux opérations : à Bagneux, le Terrain des Mathurins (ex-DGA), et à Villejuif la ZAC « Campus Grand Parc » (autour de l’Institut Gustave Roussy, énorme centre anti-cancéreux, et de la station IGR du Grand Paris). Et, sans trop y insister, diverses opérations dont, à Villejuif, la ZAC Louis Aragon. Chaque opération fait l’objet d’une « fiche action » et ce sont les fiches de ces deux ZAC que nous combattons, à Villejuif.

Première remarque : déjà, les Communautés d’Agglo, pires en cela que le Conseil ou la Commission européenne, ne sont soumises à aucun contrôle démocratique direct (ce sont des « clubs d’exécutifs », des structures de 3e degré). Mais là, il n’existe carrément aucune collectivité locale de la République correspondant à « Campus Sciences et Santé ». Bagneux n’est même pas dans le département du Val de Bièvre ! Ce projet est un pur accord entre maires, la plupart très productivistes. La seule instance démocratique qui les surplombe est le Conseil régional, dont les élus EELV viennent donc d’approuver ce contrat qui, pour la partie « Villejuif », s’oppose frontalement aux associations citoyennes et écologistes, et, bien sûr à EELV Villejuif. Une bataille en réalité ancienne, mais ravivée par la révision du Sdrif avec le Grand Paris.

Pourquoi ce soutien ? On ne nous l’a pas dit, d’ailleurs on ne nous ont pas consultés. Peut-être le Conseil Régional a-t-il barré la route à bien pire ? dans la Plaine de Montjean (Fresnes) ? Peut-être l’opération à Bagneux est-elle si géniale que cela compense les méfaits à Villejuif ? Mystère. Le combat va continuer à Villejuif, contre les ZAC Campus Grand Parc et Louis Aragon, mais nous venons de perdre une manche.

Campus Grand Parc est la ZAC (le projet d’aménagement) qui matérialise sur le terrain le projet de « cluster », regroupement d’institutions et d’entreprises spécialisées dans la lutte contre le cancer, au sein de l’Association Cancer Campus. Mais au nom de ce objectif inattaquable, la ZAC est une entreprise de démantèlement des espaces verts constituant une « Coulée Verte » en bordure des 12 à 14 voies de l’Autoroute du Sud, au profit d’une opération de promotion immobilière gérée par l’aménageur attitré du PCF : la Sadev. Significativement, le même homme, Laurent Garnier, conseiller général (PCF) de Villejuif, est président de la Sadev… et de l’Association Cancer Campus (et de la Fondation Sadev-Mali, etc) ! Sadev qui vient de faire l’objet d’un rapport au vitriol de la Cour des comptes : pseudo-licenciement d’un de ses dirigeants (passé de Sadev à Sadev-Mali) avec parachute doré, spéculations de plus en plus risquées, comptabilité opaque, surfacturations probables, conflits d’intérêt tant dans le Val de Marne qu’au Mali…

La Coulée Verte, barrage contre l’autoroute

La « Coulée Verte Bièvre-Lilas », cible de la Sadev avec cette ZAC, est inscrite au Schéma directeur de l’Ile de France (SDRIF) depuis 1993, et encore renforcée dans le Sdrif en cours de révision, celui de 2009. Elle comprend, du Nord au Sud à partir de la future station IGR : la Redoute et le parc départemental des Hautes Bruyères, d’environ 2km de long, puis des terrains agricoles (le « Terrain des Maraichers »), puis les jardins ouvriers de l’Épi d’Or. Cette coulée verte, longeant la crête du plateau de Longboyau et sous le vent immédiat de l’Autoroute du Sud, protège les villes en contre-bas à l’Est de l’autoroute : Villejuif, Ivry et Choisy.

Le projet de ZAC, initialement, construisait la future gare IGR dans le parc des Hautes Bruyères, puis la reliait, par une route qui coupait le parc en deux dans le sens de la longueur, au Terrain des Maraîchers, puis la route traversait en diagonale ce terrain, puis mordait sur un tiers des jardins familiaux ; tout le parc au Nord-Ouest de cette route était urbanisé, et tout le Terrain des Maraîchers. Sur celui-ci, il était prévu de construire, en bordure de l’autoroute, l’École Universitaire Interdisciplinaire de Santé de Paris-Sud, et sur le reste, des logements sociaux (jusqu’ici on n’avait pas osé construire de logements sociaux à l’ouest du parc, contre l’autoroute).

Depuis deux ans, les groupes citoyens et les écologistes de Villejuif, coordonnés désormais dans les Ateliers de l’Avenir à Villejuif, luttent contre le parasitage d’un projet scientifique qu’ils défendent dans son principe, Cancer Campus, par la ZAC Campus Grand Parc qui ronge la Coulée Verte. Nous avons obtenu successivement : le sauvetage des jardins familiaux, la suppression de la route au travers le parc, l’engagement de la Société du Grand Paris que la gare dans le Parc serait aussi transparente que possible. Il reste à sauver le Nord-ouest du Parc, et le Terrain des Maraîchers.

Sur ce « front sud », nous avons obtenu confirmation officielle que l’Université de Pari-Sud refusait de s’installer sur le Terrain des Maraichers ! Mais ce projet d’implantation n’était qu’un prétexte, car évidemment la Sadev, soutenue par la mairie communiste de Villejuif, qui considèrent tous les espaces verts intra-urbains comme des réserves foncières à bâtir, au nom du projet productiviste et mégalopolitain du Grand Paris, ne demandent qu’à bâtir des logements jusqu’au bord immédiat de l’autoroute, y compris sur le terrain libéré par le retrait de l’EUIS.

Les mobiles des écologistes pour sauver les Maraîchers sont les mêmes que sur le plateau de Saclay, au triangle de Gonesse, à la Plaine de Montjean, etc : sauver les terres agricoles, redévelopper une agriculture bio de proximité, même à titre « pédagogique ». Mais, dans le cas de la Coulée Verte, s’y ajoute un problème de santé publique, d’autant plus stupéfiant que la justification de toute l’opération se réclame de la lutte contre le cancer : la protection contre l’autoroute. Et c’est cette combinaison sans doute qui justifie le soutien particulier à notre lutte de Ile-de-France-Environnement.

Je me suis indigné récemment du manque de soutien des diverses fondations anti-cancer auxquelles je cotisais (dont celle de l’IGR !) à la prévention contre le cancer. Or la mise en cause du rôle de la voiture et en particulier du diesel se précipite. Il y a eu la classification récente par l’OMS du diesel comme « cancérigène certain », il y a eu en février le cri d’alarme des médecins parisiens, il y a eu le 1er de ce mois le « référé » de la Cour des Comptes contre la niche fiscale diesel et le débat qu’il a entrainé. Dès 1998, alors membre du Conseil d’Analyse Économique du premier ministre, j’avais tenté de freiner la diésélisation française, en vain, avec toutes les conséquences qui se sont révélées plus tard sur l’industrie automobile française… et 43 000 morts par an du fait des particules fines, dont 60% imputables au diesel (chiffres OMS).

Et aujourd’hui, Cancer Campus sert à justifier la relégation de logements sociaux à proximité d’une autoroute ! Car, n’est-ce pas, puisque nous saurons de mieux en mieux soigner le cancer, pourquoi chercher à l’éviter ? Comme le proclame le lobby pharmaceutique (Sanofi…) aux Assises de Cancer Campus, « Vous pourrez tous en bénéficier ! ». Ainsi, derrière l’apparence d’une lutte urbaine classique, c’est un immense débat de société qui s’ouvre : Être soigné, c’est bien… la prévention c’est mieux !.

Pour lire la suite, cliquez sur les onglets en haut.

S. Hessel

Stéphane Hessel

Stéphane Hessel, l’ami souriant…

Beaucoup a été écrit de très juste, ces jours-ci, sur Stéphane. Je ne voudrais insister ici que sur son sourire.

Je l’ai connu dans les années 80, dans un club européen qui s’appelait le « Club de Delphes » et qui se réunissait… par exemple à Delphes. J’ai été ébloui surtout par son sourire. Un sourire intelligent, comme celui d’André Gorz. Mais surtout un sourire de bonté, fondée sur une longue expérience, jamais trop déçue, de l’amour des Hommes. Je me souviens de nos conversations au long des ruines de Delphes : cette immense expérience transformée en sagesse, la sagesse de la bienveillance. Bienveillance, oui, c’est le mot qui résume Stéphane, bien plus que « l’indigné » . Son indignation n’était pas une pose, mais la stupéfaction d’un homme bon devant l’injustice des politiques cruelles, d’un esprit des Lumières devant la bêtise.

Il avait une façon incroyable de raconter. Je me souviens d’un documentaire où il parlait de son arrestation (encore une…), vers la fin de la guerre, par des SS déjà encerclés en Hollande. Ils lui disent « Vous savez que nous ne faisons pas de prisonniers ? » Il leur répond (avec le fameux sourire) « C’est une réputation très exagérée… » Du coup, ils l’ont laissé repartir vers les lignes américaines, avec ceux des soldats allemands qui ne demandaient qu’à se rendre.

Je le revoyais de temps en temps, dans des manifs pour le Droit au Logement, pour les sans-papier, au Haut Conseil de la Coopération Internationale… Je l’ai retrouvé en parrain d’Europe Écologie. Il avait toujours ce même sourire. Il avait compris que les idéaux de la Résistance et de la Charte des Nations Unis se retrouvaient aujourd’hui, dans l’Europe, et dans l’écologie politique.

La radicalité de ses engagements, qui n’était à ses yeux que pur bon sens et respect du droit international, dont, sans naïveté, il s’était fait le chantre du rôle régulateur, lui a valu de solides inimitiés (celle de Prasquier, le dirigeant du CRIF, pour qui il n’y a pas pire ennemi qu’un des derniers survivants des crimes du nazisme qui persistait à ne pas vouloir les venger sur les Palestiniens). Son immense popularité finale dans la jeunesse du monde lui avait valu pas mal de jalousies (voir l’édifiant forum du curieux hommage funèbre que lui consacre Esther Benbassa).

En a-t-il souffert ? S’en est-il foutu ? Il faut à la bienveillance une certaine ascèse. Dont je n’ai pas le courage.

L’inhumation aura lieu le 7, 12 h 30 , à Montparnasse. En allant lui rendre hommage, c’est de notre espoir d’un mieux sur la Terre que nous donnerons témoignage.

Charlotte

CharlottePaquetDumont

Charlotte Paquet, l’épouse de René Dumont, nous a quittés en janvier dernier. Elle s’est éteinte en son pays d’origine, le Québec, dont elle était une fervente patriote.

J’étais donc heureux de me rendre à l’hommage que l’Agro lui a consacré, jeudi dernier. C’est que Charlotte fut en quelque sorte l’exécutrice testamentaire de son mari, l’âme de la fondation René Dumont et de ses archives, qu’elle a eu la sagesse d’inscrire dans le cadre de l’Ecole nationale d’Agronomie, la « vieille maison » de René, et de son « Musée du Vivant ».

A vrai dire, je n’ai longtemps connu Charlotte que par son ombre portée sur l’œuvre de son mari. J’ai dit ailleurs le rapport quasi filial qui me liait à René depuis 1967 (il avait ainsi beaucoup de « fils » de par le monde !) Je m’amusais à deviner, dans son évolution à partir des positions antinatalistes passablement brutales de L’utopie ou la mort(1973), jusqu’à l’hommage au rôle des femmes et de l’éducation des filles dans une natalité « soutenable », à partir des années 80, quelle influence féminine avait pu le faire évoluer. Enfin, devenu militant du Val de Marne, je fis la connaissance de Charlotte. Eh oui ! ces deux mondialistes étaient aussi des Val de Marnais, enracinés dans une banlieue. Le diaporama de l’Agro nous montre à une fête pour la nomination de René comme « citoyen d’honneur » de Fontenay…

On a tout dit de la modestie, de la gentillesse de Charlotte, à l’ombre de son grand homme. Mais il faut dire aussi qu’elle a su l’influencer profondément, continuer sa lutte, la prolonger avec une grande intelligence et combativité. Des année après la mort de René, elle ne renonçait pas, par exemple, à contrebattre la campagne odieuse de deux journaux qui avaient fait passer le soutien que René avait apporté à ma campagne présidentielle pour un soutien arraché à un gâteux dans les dernières semaines de sa vie…

Et surtout, maintenir l’écologie politique dans son sillon humaniste, social et tiers-mondiste. Rappeler toujours que pour l’Humanité, l’écologie c’est d’abord l’agronomie, que la condition d’un bon rapport entre l’Humanité et la Nature, c’est d’abord de bons rapports entre les humains, et d’abord de bons rapports entre les hommes et les femmes.

Charlotte, tu nous manqueras autant que René et Stéphane.

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