Le retour de la question urbaine et les déboires d’EELV


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Jeudi 1er novembre 2012

Mois d’octobre de luttes échevelées et de réflexions sur les problèmes d’urbanisme. Naturellement j’oublie mon blog. Mais ça en vaut la peine. Je reviens à mes premières amours : luttes urbaines, théories urbaines... Hélas, en face de nous, dans ces luttes, en particulier sur le SDRIF, ou sur le traité européen TSCG, nous rencontrons souvent le PS ou le Front de Gauche, ou les deux, pourtant alliés à Europe Écologie, à un niveau quelconque. Et nous acceptons trop souvent de céder. D’où une crise militante assez générale.

SDRIF

L’urgence de la crise écologique, combinée à la crise du logement, l’arrivée de C. Duflot au ministère, la nécessité de réviser les projets pharaoniques du Grand Paris de Christian Blanc et Nicolas Sarkozy, la poursuite de projets aussi ambitieux dans plusieurs métropoles françaises, tout cela remet au premier plan les questions du logement, du foncier et de l’urbanisme.

Concrètement, à Villejuif se dessine un affrontement serré entre les aspirations des habitants et la municipalité Front de gauche (PCF) - PS. Malheureusement, le SDRIF, schéma directeur de la région Ile de France, dont les écologistes sont traditionnellement en charge, ne nous aide pas.

Un nouveau schéma directeur est en effet en négociation. Il remplace le schéma directeur de Mireille Ferry, celui de 2008, qui avait été longuement négocié et avait fait l’objet d’âpres luttes contre Sarkozy. Mais la loi Grand Paris est votée. On pourra l’amender un jour, mais c’est déjà un « coup parti ». Il faut donc constitutionnellement réviser le schéma directeur de l’Île-de-France.

Cette révision se fait à bride abattue, sans que la population soit consultée, sans que la presse (occupée par les élections de 2012) y ait pris garde. Or le nouveau SDRIF marque une importante inflexion par rapport à la doctrine habituelle.

Depuis que je suis jeune Ingénieur des Ponts, la région parisienne, pour éviter de se développer en patatoïde radiocentrique, essaie de se doter de villes satellites à une certaine distance de Paris, ou du moins, à l’intérieur de la nébuleuse urbaine, de dégager quelques centres régionaux importants permettant de structurer les bassins d’emploi, de déplacement et « de vie » autrement qu’autour de Paris-Centre. L’inconvénient de cette doctrine, lointain héritage de la géographie des « lieux centraux » et de l’urbanisme de Le Corbusier, c’était que, même quand elle fonctionnait au moins partiellement, elle laissait subsister d’énormes déplacements entre les zones résidentielles à et les zones de travail, d’achats et de loisirs. Ce n’est plus possible à cause de la crise énergie-climat. Par ailleurs, les tentatives pour limiter la croissance de la mégapole francilienne, encore vivaces quand les Verts sont entrés au Conseil régional en 1992, se sont effondrées dans la dynamique chaotique du libéralisme.

La nouvelle philosophie dont se réclame le nouveau SDRIF, c’est la ville « dense et intense ». Dense, cela veut dire qu’elle ne devrait plus toucher aux terres agricoles (car il y a aussi une crise alimentation-santé !), alors même que l’on n’ose plus rien tenter pour enrayer la croissance de la population de la mégalopole. Intense, cela veut dire que les déplacements entre les différentes fonctions urbaines doivent être limités au maximum, que chacun doit pouvoir trouver dans un faible rayon tout ce qu’il attend d’une ville. La réponse des urbanistes du nouveau SDRIF, c’est de multiplier les « pôles régionaux ». Il en a ainsi une douzaine rien que dans la petite couronne de Paris, dont... Villejuif, à l’égal de Créteil et Versailles !

Or, personne n’en avait parlé aux Villejuifois, qui avaient vu depuis trente ans la mairie PCF-PS détruire méticuleusement tout ce qui donnait l’image d’un peu de « centralité urbaine », à commencer par les trottoirs en centre-ville, les boutiques des rues commerçantes déstabilisées par les hyper, les belles bâtisses remontant parfois à Louis XIII et rasées pour faire de l’affreux neuf. Et, cette année encore, en plantant un immeuble en plein milieu de la seule esplanade de la ville, entre l’église, la mairie, le théâtre et la médiathèque, comme si la vocation de cette ville était d’incarner la morne banlieue sans attrait.

Il faut laisser le débat s’ouvrir pour comprendre si une mégapole, où l’on prétend semer des « centres régionaux » partout, peut encore espérer en avoir d’autre qu’un seul : Paris, tous les autres « centres régionaux » se réduisant à des pôles très denses et fort peu intenses... Mais restons-en Villejuif, qui a gardé quelques atouts pour jouer les centres régionaux « intenses » : deux monuments historiques (la mairie et l’église), un théâtre, un parc départemental et, à venir à l’horizon 2025, deux correspondance de transports en commun « lourds ».

C’est courant octobre que EELV et Villejuif-Autrement prennent conscience de ce qui se trame. Nous découvrons que, à la demande de la majorité Front de gauche-PS de la ville, le SDRIF prévoit de bétonner la totalité de la moitié sud de la ville, y compris une partie du parc départemental et tous les terrains maraîchers adjacents, ainsi que les rives pavillonnaires de la Nationale 7. Le prétexte, c’est l’arrivée « imminente » (enfin, entre 2018 et 2025) :
* de la ligne Rouge du métro Grand Paris Express de Christian Blanc (ex-Orbital, ligne soutenue par la gauche et les écologistes depuis des décennies),
* de la ligne Bleue, qui doit prolonger le métro automatique M14 de Paris jusqu’à Orly,
* et l’arrivée, dès la fin 2013, d’un tramway de Juvisy à Villejuif (autre combat traditionnel des écolos).
Ces nouvelles lignes se croisent en deux endroits dans Villejuif. Ce qui justifie effectivement une certaine densification, à défaut d’intensification.

Mais, problèmes… Une de ces intersections, Louis Aragon, ne relie en fait la ligne Rouge qu’à un tramway prolongeant vers le sud la branche d’un demi-métro vers Paris. On ne pourrait augmenter la capacité de cette branche qu’au détriment de celle d’Ivry, et elle va dès la fin 2013 recevoir en plus le flux arrivant par le tramway. Urbaniser davantage l’alentour de cette station déjà saturée aux heures de pointe est donc de la pure folie. Quant à l’autre intersection, la station « Institut Gustave Roussy », elle se trouverait dans la ZAC Cancer campus, qui serait un pôle de recherche et de soins de 10 000 emplois et de 10 000 nouveaux habitants, grignotant le parc des Hauts de Bruyère. Et si pour la ligne Rouge on prévoit une mise en service en 2018, la ligne Bleue est pour l’instant perdue dans le brouillard. En attendant, voici un « pôle régional » qui ne serait relié à Paris, distant de 4 km, que par une demi-ligne de métro !

Nous nous mobilisons donc, une bonne partie du mois, pour alerter la population et nos conseillers régionaux. Voici 3 articles (denses, intenses, et avec photos et plans) détaillant ces batailles. Déjà les habitants se dressent contre la densification le long de la Nationale 7 (au dessus du métro M7)… sans aucun projet de transport en commun supplémentaire sur cet axe.

Nous obtenons finalement que la présence du parc départemental soit au moins… signalée sur le Schéma directeur. Mais nous apprenons avec consternation que le Schéma régional de cohérence écologique a purement et simplement supprimé la « coulée verte » qui devait, selon les Sdrif depuis 1992, relier ce parc aux autres parcs de la région (parc des Lilas à Vitry, parc des Berges de la Seine).

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PS / EELV

Cet incident résume à lui seul la situation d’Europe Écologie Les Verts face aux partis productivistes. Nous avons maintenant de substantielles représentations au conseil régional, au Sénat, à l’Assemblée nationale, mais elles ne servent à rien, car le PS est toujours aussi productiviste, le Parti communiste de plus en plus, et la droite appuie les projets les plus démentiels dès qu’il y a des profits à en tirer.

D’où le discrédit qui frappe aujourd’hui politiquement les Verts, et que je sens bien dans les nombreuses interviews qui me sont demandées... mais à titre d’intellectuel, et non plus de militant !

Ainsi, pour la première fois, j’ai droit à deux interviews successives dans Télérama : l’une au titre d’invité de la semaine, l’autre en commentaire d’un documentaire sur le gaspillage alimentaire.

Il faut dire qu’après quatre campagnes où Eva Joly a expliqué aux Français et aux militants l’intrication des circuits de la drogue, de la fraude fiscale, de la corruption, des trafics en tous genres, à partir des paradis fiscaux, une élue EELV, par ailleurs porte-parole de EELV-Paris, se fait prendre la main dans le sac (voir ici ma réaction à « l’affaire Lamblin ». Ce qui peut arriver dans les familles les plus respectables… mais il s’est trouvé des dirigeants importants pour défendre dans les medias ce que son propre avocat reconnaissait avoir fait !

Autre exemple catastrophique : après la belle résistance du Conseil fédéral de EELV face à l’injonction de voter le TSCG, refus que j’ai relayé jusque dans L’Humanité, le président du groupe EELV au Sénat, Jean-Vincent Placé, relaie sur les médias l’injonction du PS de voter la loi organique (qui transcrit le TSCG dans la législation française) si Cécile Duflot veut garder son poste !! Résultat : l’impression d’avoir troqué le fond contre les postes est confirmé dans l’opinion.

Je comprends le souci « de fond » de certains EELVistes (dont Dany Cohn-Bendit ou Robert Lion, à qui je réponds ici) de laisser passer un traité qui ne sera pas appliqué, pour ne pas compromettre la négociation européenne. Mais vient un moment où l’argument « garder les postes pour peser » ne joue plus. Même le faible accord de novembre 2011 n’est plus respecté. Dans la majorité plurielle de 1997, le Premier ministre Jospin s’emportait contre les Verts qui défendaient pied à pied le finalement « dense et intense » accord programmatique, leur reprochant une « conception notariale de l’accord ». Je préférais cette attitude vétilleuse des Verts de 1997 à la complaisance d’aujourd’hui, plus proche de celle de notables d’une république bananière.

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Paul Hanappe.

Bref : malgré le baroud des militants sur l’affaire de Notre Dame des Landes, j’avoue ne jamais m’être senti aussi mal depuis la crise du dernier groupuscule post soixante-huitard auquel j’ai participé. La différence, c’est que la crise écologique n’attend pas, alors « Right or wrong, my Green party ».

Comme à l’époque (1977 - 1988) je reprends une vie de simple intellectuel et de militant de base. Je refais des conférences sur l’écologie... et la question foncière !

Triste hasard : j’apprend le décès de Paul Hanappe, ancien animateur de La vie urbaine. C’est lui qui avait publié mon premier article, sur les transports, de 1970 (j’étais pas peu fier !) Puis, dans la foulée, un article résumant mon mémoire de fin d’études sur la question foncière et la promotion immobilière.

Je rejoins au cimetière de Montparnasse ses enfants et sa veuve Odile Hanappe, qui fut ma première patronne à l’Institut de recherche sur transports. À eux-deux, je dois ma vocation de chercheur dans le domaine de l’économie spatiale. Elle évoque l’itinéraire de son mari. Venu de Socialisme ou barbarie, des luttes urbaines du quartier Montparnasse dans les années 60-70… Un grand intellectuel amoureux du travail des artisans, un militant de terrain, pas un techno.

Nous nous réunissons chez elle autour d’un verre. Nous retrouvons les exemplaires de La vie urbaine avec mes articles, que j’avais perdus, ce qui me permet de les archiver sur ce site. Ils n’ont pas tellement vieilli, mais je prépare un article d’actualisation sur la question foncière en France.

Odile se désole : « Toutes ces recherches d’urbanisme opérationnel, elles ont disparu à partir des années 80… ». En effet, quand j’ai commencé ma carrière d’ingénieur des ponts et chaussées, à la ville nouvelle de Saint-Quentin, à la direction de l’aménagement foncier et de l’urbanisme, à l’IRT, on calculait des carrefours et des transports en commun des années à l’avance, en fonction des prévisions d’urbanisation... C’était productiviste, mais c’était responsable.

Effet pervers de la décentralisation ? Aujourd’hui on urbanise à tout va sans avoir examiné la cohérence avec un système de transport, dont les pièces maîtresses ne seront construites au mieux que dans une décennie et demie...

Adresse de cette page : http://lipietz.net/?breve468

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Forum du blog

Il y a 4 contributions à ce blog.
  • Le retour de la question urbaine et les déboires d’EELV

    En effet le terme AFFREUX NEUF est juste, Cet immeuble face à la Mairie et à la Médiathèque est une abbération. Les balcons ont l’air d’être provisoirs. Je ne comprendrais jamais pourquoi l’osrque l’on parle de Logements sociaux il faut que cela soit laid. Il y a pourtant des Architecture agréables à la vue avec de bon matériaux et cela ne doit pas couter plus cher ?......Oui il faut loger mais pas en entassant les habitants les uns sur les autres, ce qui entraine innévitablement des problèmes de voisinage et Mme Le Maire l’a très bien dit dans sa lettre à Monsieur Valls "la densité humaine sur un même espace rend plus difficile les rapports qu quotidient", ce qui est contradictoir avec leur plan d’Urbanisme. Un autre point à prendre en considération : l’augmentation du foncier par l’apport sur Villejuif du TRAM, lignes nouvelles de Métro.... Les Loyers vont encore en prendre une couche. Que faire que diable ?!.......
    Jeudi 8 novembre 2012 à 10h15mn27s, par Jeanine ROLLIN-COUTANT (jeanine.coutant@wanadoo.fr)
    lien direct : http://lipietz.net/?breve468#forum4409
  • Le retour de la question urbaine et les déboires d’EELV

    autrement dit à tes yeux, il faudrait soit quitter le gvt, soit être plus insistants sur l’accord, soit s’enliser dans une "collaboration" inefficace avec le PS.

    J’imagine que le 3ème choix n’est pas souhaité. Ou va ta préférence entre les deux premiers choix, et lequel te semble le plus a même d’être mis en œuvre en tenant compte de la base militante EELV, des futurs CF et de l’appareil du parti ?


    Jeudi 1er novembre 2012 à 13h47mn31s, par Maïeul
    lien direct : http://lipietz.net/?breve468#forum4405
    • Le retour de la question urbaine et les déboires d’EELV

      En effet, c’est "Voice , exit or loyalty" comme dirait Hirshmann...

      Comme je crois l’avoir dit ici et encore plus nettement dans Telerama, je suis pour "Voice" (gueuler). C’est ce que je propose vivement au sénateurs/trices et député-e-s EELV (pour nos ministres je ne me fais aucune illusion) mais on peut aussi gueuler à la base, comme j’explique ici que nous le faisons sur Villejuif.


      Vendredi 2 novembre 2012 à 20h48mn24s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve468#forum4406
      • Le retour de la question urbaine et les déboires d’EELV

        oui, au niveau des militants de base, je n’ai pas de doute. J’étais ce week-end à Strasbourg pour les rassemblement des jeunes écologistes. Et l’on voyait clairement une détermination dans la petite manif contre NDDL.

        Néammoins, peut-on tenir longtemps politiquement dans ce double discours : dans le gouvernement mais aussi dans la rue contre lui ? J’ai des doutes ...


        Samedi 3 novembre 2012 à 16h50mn23s
        lien direct : http://lipietz.net/?breve468#forum4407
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