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En réponse à :

Une semaine fatigante


dimanche 24 avril 2005

Lundi : petit check up médical, il s’agit de tenir jusqu’au 29 mai… J’ai rarement connu campagne aussi dure, mise à part la présidentielle (et sous certains aspects, pour les même raisons).
Les similitudes et les différences avec Maastricht sont assez importantes. Sur le fond, comme pour Maastricht, je (...)


En réponse à :

> Arguments SVP !

dimanche 8 mai 2005

Bonjour Robert Burgniard

Et merci pour votre réponse qui, si elle apporte quelques précisions sur le ton que vous auriez souhaité donner à votre première intervention, ne contient pas les arguments politiques que je vous demandais.

Sur le ton : vous souhaitiez un débat « politique ». Je vous rappelle votre phrase :

« Votre blog d’aujourd’hui qui fait mine de continuité dans votre positionnement depuis Maastricht [opposition au libéralisme, opposition aux collègues bac +4 (+)...] est, par contre, une rhétorique peu digne. Vous avez changé »

J’ai réagi assez vivement à « faire mine », « peu digne », « vous avez changé » (attention, vous ne dites pas « vous avez changé de position », éventualité à la quelle tout citoyen et tout chercheur doit se tenir en permanence disposé, mais « vous avez changé », vous n’êtes plus l’homme que j’ai apprécié). Je trouve ce texte injurieux.

Vous me répondez en vous concentrant sur les « bac+4 » qu vous assimilez à Hollande et à « presque tous les journalistes ». Je vous rappelle ma phrase :

« Autre similitude (avec Maastricht), j’ai largement mes collègues bac+4, X, énarques, docteurs, contre moi. »

Vous avez sans doute plus de connexions que moi avec ce milieu, dont Hollande et les journalistes ne me paraissent pas les plus significatifs. Pourtant je persiste et signe : la « noblesse d’Etat » et les « hobereaux d’Etat » étaient, mi-avril, largement pour le Non, et c’était un élément politiquement et sociologiquement significatif de la crise de ce que, pour aller vite, j’appellerais à la Gramsci « le bloc hégémonique républicain ». Ça commence à bouger, et cet ébranlement du Non est déjà perceptible chez les enseignants (les premiers à lire le texte qui arrive chez eux)

Vous n’êtes toujours pas capable de présenter un seul argument pour me montrer que j’ai changé de position sur le fond (et pas seulement « changé »), de Maastricht au TCE. Vous avez pourtant mon texte de l’époque et mon texte d’aujourd’hui (dans Silence). Qu’attendez vous ? Ce serait pourtant intéressant. Je ne vous demande pas des considérations esthétiques sur la « laideur de la posture du TCE reprise des traités antérieurs ». Je vous demande de comparer mes textes pour étayer vos injures dont j’admets qu’elle furent involontaires ( versatile, indigne, etc), et, si je dis à tort que le TCE corrige tel ou tel trait (que je dénonce) de Maastricht, m’indiquer où je me trompe.

Je ne dis pas que la BCE fait l’objet de nouveaux objectifs qui me conviennent et soit mieux controlée. Je dis que les sanctions du Pacte de stabilité sont caduques.

Je dis surtout que les règles du jeu du TCE sont beaucoup moins bloquantes pour la décision politique que celles de Maastricht.

Je dis enfin que le TCE fait sortir la défense européenne de l’OTAN.

Quant à votre analogie avec le radar automatique, elle est tout à fait pertinente, c’était bien le raisonnement de Maastricht. Mais c’est ce qui recule avec le TCE au profit du pouvoir « discrétionnaire » de la démocratie.

Même l’exemple de la libéralisation du rail va dans le sens inverse de votre argumentation : cette directive a été votée en codécision, par des majorités nationales et européennes élues. J’ai voté contre, mais il faut admettre avec Rosa Luxemburg contre Lénine que le propre de la démocratie, c’est qu’on peut y être battu. Et plus une constitution est démocratique, plus le risque augmente !!

Dernier détail : « direction d’intention » est une formule des jésuites que raillait Pascal : « je fais une faute, mais ce n’est pas grave parce que je le fais dans l’intention du bien ». Vous êtes actuellement disposé à voter pour Nice contre le TCE en vous disant « mais non, je ne suis pas pour Nice en votant non, je vote seulement contre le néo-libéralisme ». Le problème c’est que dans les fait Non ne veut rien dire d’autre que Nice, sauf dans la direction d’intention d’une petite minorité de Non en Europe.

J’en viens maintenant à votre conclusion : le 30 mai il faudra analyser les résultats. Je pense le faire tous le jours depuis des mois. Je me suis engagé pour le Oui parce que j’ai fait et je refais tous le jours la même analyse des conséquence au 30 mai : le Non (en rester à Maastricht-Nice, isoler la gauche et les écologistes français de la gauche et des écologistes européenne qui massivement espèrent passer de Nice au TCE) serait catastrophique pour l’Europe et pour ses peuples. Je ne me saisirai pas d’un vote Non en disant que « c’est un vote qui annule Nice » ou « Nice c’est mieux que le TCE ». Je ne mange pas de ce pain là, je ne l’ai jamais fait, et l’intégrité que l’on me reconnaît, qui est mon petit capital politique, je ne compte pas y renoncer. Il y a un tas de politiciens pour faire ça, vous n’aurez pas besoin de moi.

Si, par un extraordinaire malheur, le Non l’emportait, eh bien je dirai que c’est un gros malheur, je ne pardonnerai sans doute jamais au leaders d’opinions qui, après avoir fait voter Maastricht, nous replongent la tête sous l’eau en faisant confirmer Maastricht et Nice, et bien sûr je dirai que même dans le malheur il ne faut pas perdre espoir. Un jour il y aura un nouveau projet de révision, et peut-être qu’il ne sera pas plus mauvais que le TCE.

PS. Je prends note de la gravité de nos divergences sur la loi anti-voile et sur la déclaration universelle des droits de l’homme. Vous êtes le premier, à ma connaissance, à écrire que cette DUDH est finalement une erreur « de 1948 contextualisé après la Shoah », c’est à dire si je vous comprends bien, à demander le retrait de la France de la DUDH, au prétexte que la Shoah, événement exceptionnel, a conduit René Cassin à accorder trop d’importance à la liberté religieuse.

Je pense au contraire que le contexte du « plus jamais ça » était le meilleur moment pour en parler correctement.


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