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8/10: Lepeltier. Crise de la presse.
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1er/10: Week-end à Marseille. Audaces !

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Lepeltier. Crise de la presse.


dimanche 8 octobre 2006

Vendredi, aller-retour à Bourges dont le maire, l’ex-ministre de l’environnement (et sincère altermondialiste), Serge Lepeltier, m’a invité à remplacer au pied levé… José Bové, pour un débat inscrit dans la seconde édition du Festival du film écologique.
J’aime bien Serge Lepeltier, UMP tendance Parti (...)


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Ségolène européenne ?

samedi 14 octobre 2006

Vous êtes un peu dur pour Internet mais il y a du vrai dans votre assertion paradoxale : la victoire de l’internet sur la presse écrite, c’est la victoire de la télévision. D’habitude on oppose le « de haut vers le bas » de la presse et de la télé au caractère acentré, interactif , de l’internet. On s’aperçoit maintenant que c’est plus complexe : internet remplace un espace centré par plein de petits espaces centrés. Le « zapping » se généralise et élimine le débat, et l’internet y participe. Pour parler comme Hirshman, c’est la victoire de « exit » sur « voice », de la défection sur la l’ouverture du débat.

Moi je dirais plutôt que l’outil n’est jamais à lui seul déterminant. L’internet est un formidable outil de démocratie , à condition de la vouloir… par ailleurs.

Pour Ségolène, visiblement elle hésite. Elle commence par reprendre d’un côté le discours officiel du PSE : « Oui, il faut relancer l’Europe à travers la politique, mais la politique ne se réduit pas aux institutions. Il faut redonner aux citoyens une envie d’Europe, et ils ne retrouveront cette envie que s’ils savent pourquoi nous sommes ensemble et pour quoi faire » Bref, faisons d’abord une meilleur politique, ça donnera envie de changer les institutions. Idée sympa mais absurde : l’Europe de Maastricht (qu’elle a défendue en bonne baby-Mitterrand) interdit justement les propositions de politiques et de moyens qu’elle propose, et que j’approuve comme tout le monde ou presque. C’est pourquoi elles ne sont pas appliquées, c’est pourquoi il faut de nouvelles institutions !

D’où sa réaffirmation mezzo-voce d’une vérité de bon sens : pour une meilleure Europe , faut une Europe capable de faire de la politique, donc avec des institutions différentes. En fait il fallait faire les deux en même temps et ne pas rater le train : d’où, lors de la Convention, l’insertion de la Charte des droits fondamentaux et de l’article 122 pour faire passer le « plus de pouvoir aux élus, et règle de la majorité » qui était le fond du TCE.

Là , elle reprend la proposition Voggenhuber-Duff (que notre groupe a été le seul à soutenir vraiment), mais sans entrer dans autant de détails que le PE et décalé dans le temps : fin de l’élaboration du projet à la fin de 2008. D’où le vote « partout en même temps » en 2009, et pourquoi pas le jour de l’élection du PE.

Nous ne croyons plus guère à ce scénario B (d’autant qu’elle ne dit rien de la question à cent balles : quid, si la majorité est pour, des pays qui seront contre) et, tout en défendant toujours, bien seuls (mais bienvenue, Ségolène) la méthode Voggenhubber, nous sommes prêts à nous replier vers un plan B2 : confier au PE élu en 2009 un pouvoir constituant, en disant clairement qu’une fois la constitution adoptée par la majorité, les pays qui seront contre devront dire s’ils y restent ou sortent.

Nous savons déjà que les communistes, qui sont contre B, seront aussi contre B2. Mais bon. On fera son petit possible.


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