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3/06: Le PE a bon cœur . Tiers secteur.
1er/06: Pat chez les Verts. Toulouse et Arno Klarsfeld.

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Le PE a bon cœur . Tiers secteur.


samedi 3 juin 2006

Les votes du jeudi 1er juin en mini-session du PE sont tout à fait caractéristiques de l’orientation actuelle du PE. L’inflexion à gauche de l’UDF au sein du groupe libéral-démocrate (ALDE) depuis la bataille du référendum, et la victoire de Prodi (membre de ce même groupe) à la tête de la gauche (...)


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Le PE a bon cœur . Tiers secteur.

jeudi 8 juin 2006

Ses propos sur les 35 heures sont sur http://desirsdavenir.org/list.php?86

7°) Les 35 heures : un gain inégalement partagé de bien-être au travail

La réduction du temps de travail a été conçue davantage comme un outil de création d’emplois (350.000) que comme l’aboutissement d’une réflexion sur les conditions de travail. Leur contre-partie fut un spectaculaire assouplissement du droit du travail (à condition que des accords négociés l’encadrent) et une flexibilité accrue (annualisation, réduction des délais de prévenance, etc.). Les grandes entreprises, solidement équipées en services juridiques et des ressources humaines, ont optimisé le dispositif. Les PME ont bénéficié d’une aide pour recourir à des conseillers extérieurs. Les syndicats ont dû compter sur leurs propres forces. Selon Philippe Askénazy, la réduction officielle de 4 heures s’est bornée, en moyenne, à 2 h 30 voire 1 h 30 pour les ouvrières du textile.

La proportion des salariés en horaires flexibles est passée de 10% à 40%, soit plus que les salariés américains. Pour ceux-là, les rythmes de travail ont été intensifiés, les amplitudes horaires étendues et la segmentation de la journée de travail accentuée. Là où, en revanche, les horaires sont restés fixes, la réduction du temps de travail a permis un allègement de la journée ou des jours de congés supplémentaires. C’est donc essentiellement au bas de l’échelle des qualifications et des statuts que la flexibilité a été accentuée : chez Michelin, les cadres ont bénéficié de jours de congé supplémentaires et les ouvriers sont venus travailler le samedi...

D’où ce résultat non voulu : une dégradation de la situation des plus fragiles, notamment les femmes ayant des emplois peu qualifiés, pour lesquelles la flexibilité s’est traduite par un empiètement accru sur leur vie personnelle et familiale alors que les femmes cadres y ont trouvé, elles, des jours de respiration bienvenus. Malgré l’intensification du travail et du stress, malgré la difficulté à joindre les deux bouts pour ceux qui s’en sortaient en cumulant les heures supplémentaires, l’appréciation globale des 35 heures par les salariés reste positive. Sans doute parce que le désir est fort d’avoir un peu de temps pour soi ou pour sa famille (première motivation invoquée en faveur de la réduction du temps de travail) et parce que l’espoir de créations d’emploi était largement partagé même si l’on peut estimer, rétrospectivement, que la répartition de l’effort et des avantages a été fortement inégalitaire. La loi Fillon a, sous prétexte d’assouplissement, figé les inégalités et cassé la dynamique de création d’emplois. En termes de qualité de vie au travail, les résultats des 35 heures sont donc mitigés.

PS : le lien sur l’analyse de de Stany amène sur une page vide. Dommage parce que ses analyses précédentes étaient bigrement éclairantes.


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