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Europe-Écologie sur les chapeaux de roue


dimanche 5 avril 2009

Dès mon retour de vacances, je reprends sur les chapeaux de roues mon soutien à la campagne d’Europe Écologie : réunion-débat lundi soir à Torcy (Seine et Marne) avec Eva Joly, mardi soir à Arcueil (Val de Marne) avec Daniel Cohn-Bendit, vendredi soir à Vannes (Morbihan) avec Yannick Jadot... Mais mon (...)


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Politique familiale : (dé)natalisme et solidarité

lundi 27 avril 2009

Chère Catherine,

Merci pour votre témoignage. Je crois qu’il faut essayer de clarifier les différents débats.

1. Le débat ouvert par Yves ne porte pas sur les risques que font peser les tensions humanité/nature sur la démographie humaine, mais l’inverse. Tout le monde est d’accord qu’une crise écologique peut provoquer un effondrement de la population. L’Afrique connait une décroissance de la population de plusieurs pays par suite de l’épidémie de Sida, qui joue un rôle analogue à la Peste noire dans l’Europe du XIVe siècle : une "méga fluctuation" de la démographie humaine, par crise d’affaiblissement de l’espèce humaine face à une agression infectieuse, due à un excès de charge sur l’environnement (à système social et technique donné). Bien sûr, l’effondrement de la population est une forme brutale de régulation, bien sûr c’est atroce et bien sûr il vaut mieux stabiliser la population à un niveau raisonnable avant qu’intervienne la crise et l’effondrement.

Comme une stabilisation est en cours par simple progrès de l’éducation des filles (plus, en Chine, la politique de l’enfant unique, avec son cortège d’infanticides des filles), la question que semble se poser Yves est : ce niveau de stabilisation est-il trop haut pour la capacité de charge de l’écosystème planétaire ? si c’est le cas, comment obtenir un niveau de stabilisation plus faible ?

2. Yves devrait commencer par répondre à la première question et donner son niveau désiré de population humaine. En tout cas pour le pays pour lequel il propose une politique "dé nataliste", la France. La descendance finale des femmes en France (2,01 enfants), qui annonce un profil de vieillissement puis de légère décroissance de la population française, lui parait-elle encore trop forte ? Vous parait-elle trop forte ? Si Oui , quel taux de décroissance souhaitez vous ?

Mettons que vous répondiez "légère décroissance", disons avec 2 enfants par femme (et non 2,1 qui donnerait la stabilisation à terme). Pour ces deux enfants en moyenne, chaque femme choisit librement d’en faire 0, 1, 2, 3, 4... Vous dites que vous serez de celles qui choisissent "0" ; ce qui implique qu’une autre femme en fasse 4, ou que deux autres en fassent 3, etc. Et vous admettrez sans doute que cela implique une solidarité nationale à l’égard de celles qui en font 3 ou 4.

J’en profite pour préciser que les problèmes de la mégapole francilienne ne viennent pas de la population totale de la France mais de la "mégapolisation" sur l’IDF, que nous avons tenté de combattre au niveau du conseil régional.

3. Plus précisément, les Verts, comme les féministes françaises, sont pour une aide aux enfants (quotient familial compris) égale pour tous les enfants, quel que soit l’ordre dans la fratrie et le revenu des parents. Ce qui déconnecte la solidarité face aux naissances (cohérente avec la solidarité face à la retraite, implicite aux retraites par répartition) de la politique "nataliste" : le nombre d’enfants est laissé au libre choix des femmes (ou des couples), la résultante étant un phénomène social et culturel qui, dans aucun pays européen (même en Suède) ne dépasse le niveau de renouvellement des générations.

J’en profite encore pour préciser que les Verts sont également contre l’encouragement aux "mères porteuses", les excès de procréation assistée et le clonage en vue de cellules souches embryonnaires, pour de multiples raisons , y compris la fragmentation et marchandisation des corps des femmes et les dangers de l’activation artificielle des ovaires.

4. Supposons que Yves Cochet et vous souhaitiez une diminution de la population française (au dessous de deux enfants, et pas d’immigration). Il faut alors en effet décourager les femmes d’avoir des enfants. Mais la politique de dissuasion prôné au moins à ce que j’en vois par Yves (stigmatisation des mères de 3 enfants et malus sur leurs allocations familiales) me parait encore une fois injuste ; les mères de 1 ou 2 enfants contribuent à la moyenne au même titre que celles qui en ont 3 ou 4. Encore une fois, les politiques publiques travaillent sur les moyennes. Et pas de troisième enfant, c’est viser une moyenne plus proche de 1 que de 2.

5. En tout cas une politique anti-nataliste n’est pas dans le même tempo que la crise écologique. Même si vous interdisez, sous peine de mort, le 3e enfant, la population française varie à peine à l’horizon 2020 (immigration exclue). Pour réduire de 30 % la production de gaz à effet de serre d’ici 2020 par une politique démographique, il ne suffit pas d’interdire de nouveaux enfants, il faut tuer ceux qui existent déjà et refouler les immigrés !

Je préfère des efforts sur l’empreinte écologique moyenne ; la réduire de 30 % en dix ans est exigeant mais tout à fait à notre portée, c’était l’objectif de l’Union européenne jusqu’à la trahison de Sarkozy en novembre dernier.


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