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Europe-Écologie sur les chapeaux de roue


dimanche 5 avril 2009

Dès mon retour de vacances, je reprends sur les chapeaux de roues mon soutien à la campagne d’Europe Écologie : réunion-débat lundi soir à Torcy (Seine et Marne) avec Eva Joly, mardi soir à Arcueil (Val de Marne) avec Daniel Cohn-Bendit, vendredi soir à Vannes (Morbihan) avec Yannick Jadot... Mais mon (...)


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"3ème ventre" : il y a aussi un problème d’équité sociétale et fiscale en France

dimanche 26 avril 2009

bonjour,
Merci de ces rappels de niveau macro non discutables au niveau mondial : simplement, je me demande si on a étudié l’impact sur la démographie de forts bouleversements climatiques entraînant de profondes et brutales modifications des conditions de vie en particulier dans les pays du Sud. De toute manière, il semble que beaucoup d’études démographiques (dont celles de Todd) montrent que plus le degré d’instruction des femmes en particulier est élevé, plus le taux de fécondité baisse.

L’on peut quand même postuler qu’une société riche peut contribuer volontairement et sans heurts sociaux à la stabilisation de la population mondiale, partageant d’autant mieux le surplus. Puisque je fais partie de la société française, si on me demande mon avis, je ne suis pas sûre qu’on vivra bien dans une France à 80 millions d’habitants, d’autres mégalopoles comme Paris. Je suis un peu mal à l’aise en particulier dans la mesure où on s’inquiète de l’artificialisation des terres agricoles et qu’on parle de revenir à une agriculture extensive et relocalisée par exemple, que ce serait simple à mettre en oeuvre tout en redonnant de l’espace aux espèces sauvages.

Il me semble que ce que j’ai lu des propos rapportés d’Yves Cochet aborde essentiellement, non pas la prohibition, mais les mesures de transferts sociaux nationales qui constituent dans son analyse un encouragement au 3ème enfant : il est plutôt dans le "penser global et agir local" et dans la discussion sur la redistribution de la richesse via l’impôt et les incitations fiscales. Je partage cette vision que tout encourage, aux 2 extrémités du spectre, les plus modestes (où les femmes sont souvent moins libérées) et les plus aisés souvent chrétiens en France, si ce n’est catholiques disons le nous franchement. Au risque de choquer, il me semble que les familles de 3 enfants ou plus sont bien plus nombreuses dans les HLM et les très beaux quartiers de notre douce France que dans les résidences sécurisées des "classes moyennes".

Il me paraît que je vis bien dans une société où, depuis la fin de la 2ème guerre mondiale au moins, il y a une sorte d’idéologie de la reproduction, puisque les sytèmes qui préoccupent prioritairement nos concitoyens (les retraites etc..) sont conçus sur la base du renouvellement démographique. D’où pour moi, la position de tous les pouvoirs qui se succèdent de se féliciter des taux de natalité, comme des taux de croissance du PIB, et le langage particulièrement orienté que l’on prête aux démographes : le taux en Russie n’assure pas le renouvellement ? on parle immédiatement de "risque d’effondrement démographique". Nos gouvernements successifs ont d’ailleurs des ministères de la Famille plus ou moins importants selon les périodes.

Pour en venir à la redistribution, la première injustice est le quotient familial (tout du moins au niveau où il est actuellement fixé.) De là, découlent toute une série d’injustices comme les éventuels dégrèvements de taxes d’habitation, foncière... Après l’imposition, vient la sanction en tant qu’usager : c’est particulièrement visible dans les transports en commun. La gratuité automatique pour les familles nombreuses, les gratuités que j’apelle catégorielles sans condition de revenu, (les retraités dans le système de la ville où j’habite) renvoie le coût sur d’autres : le contribuable en particulier, et l’usager qui paie "plein pot", souvent le salarié. Donc, les mêmes.

Pour conclure de façon humoristique sur cet aspect, je dirai que, surtout après les dernière mesures fiscales de l’hyper-président "il ne fait pas bon en France être contribuable célibataire (par conviction), salariée, gagnant 2 fois le SMIC, sans enfant (par conviction féministe et démographique après Dumont) à faible empreinte écologique - sans bagnole etc...".

Même chose pour le financement de la sécurité sociale, donc de la santé. A ce propos, je suis particulièrement inquiète de voir se développer une sorte de notion "du droit à l’enfant à tout prix". Le dernier exemple est l’actuel débat sur les mères porteuses et il semble qu’en France, une partie de la société voudrait, sous prétexte d’éviter fort légitimement la marchandisation des corps, voir ces grossesses prises en charge par le système collectif : hormis les questions morales que ça pose, il faut bien se dire que nous devrons tous contribuer financièrement à cette nouvelle charge pour le système de santé.
Enfin, sur la simple discussion fiscale, il me semble qu’à un moment où nous sommes en train d’augmenter toutes les sortes de dettes de façon exponentielles, il est légitime de se poser un certain nombre de questions sur les affectations. Le "rationnement" des incitations à faire des enfants ne me semble pas plus ni moins choquant que de discuter de l’ISF.
Sans rentrer dans de longues discussions sur l’empreinte écologique, il me semble que nous devons tous équitablement contribuer à sa diminution à l’intérieur d’une même société. Pour caricaturer ou bien on interdit les couches jetables, qui, entre autre, contribuent à une très forte production de déchets ou bien ...

Dans notre société théoriquement très évoluée, encore relativement très riche au niveau mondial, la démographie, donc la natalité pose bien d’autres questions que la simple adaptation à la capacité de la biosphère.

Pour conclure, je renvoie à l’amusant, impertinent et très percutant ouvrage de Corinne Maier "No Kid" (ou les 40 raisons de ne pas faire d’enfants.) Yves Cochet est peut être moins seul qu’il n’y paraît.

j’espère n’avoir pas été trop longue. très cordialement.


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