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6/12: Vol avec un Tory
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Trois fées sur le berceau de la Communauté Sud-Américaine


mercredi 8 décembre 2004

Je me lève aux aurores (décalage horaire aidant) pour aller visiter le couvent San Domingo où doit avoir lieu, à 10 heures, le IIIè Sommet présidentiel d’Amérique du Sud et la proclamation de la Communauté Sud-Américaine des Nations.
San Domingo est le plus beau monument de Cuzco, cette ville (...)


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> A Ximena

jeudi 13 janvier 2005

« Chaque fois que le doute s’insinue ». Curieusement, c’était aussi mon sentiment, au récit quelque peu lyrique, voire romantique (Alicia m’a raconté …aux accents de Pays des Merveilles) de ce sommet grandiose aux accents mystiques tout empreint de l’effroi des siècles, des souvenirs immortels ou saccagés des pierres sacrées. La même sensation ? une autre ? Étrangement ? à travers siècles et civilisations, continents, cultures, mythes et religions …

Cette « conviction » même dont parle Ximena dans le forum (mais la fonction « réponse »ne fonctionne pas) ne serait-elle le monologue (poétique) d’un homme en recherche d’une légitimation – politique, humaine - qu’il ne se reconnaît plus à lui-même, et que ses lecteurs, fatigués de grandiloquence à double sens, lui reconnaissent encore moins, ou : du bout des lèvres ? Dans ce cas, ne laissons pas « de côté » ce « sentiment », cette sensation de doute, ce froid et ce silence, ils ne sont peut-être que l’universel instinct du doute de la raison, qui peine pour vivre et survivre, car enfin ... « mascarade impensable », le choix même du « lieu » - hic et nunc - n’était pas l’idéal, au regard de l’histoire de ces peuples écrasés jadis (Le Grand Homme avait-il pensé aux « autochtones » ?) par une foi intense parce que nouvelle, et par ceux-là même - leurs alliés qui étaient venus de si loin de si longtemps leur apporter croyance, paix, espérance, justice, amitié, fraternité et éternité !
Que le doute ou la conviction soient préservés dans les consciences afin de ne pas ajouter une Chimène tragique à l’Ariane blessée, ni la complainte folle de la Sulamite bouleversée au chant grandiose et unique d’une reine de Saba très Moderne.

Ce que l’on ne voit pas, mais pressent, ce que l’on ressent tel un doute ou une incertitude mais plus fort que toute croyance ou espérance, ce serait cela le marécage, l’ « âme boueuse » de toute éternité, celle qui salit les peuples et les hommes, leurs obscurs sentiments (mêlés de doute et de conviction), dans leur élan même de grandeur, de joie, de légèreté, de noblesse, de justice et d’amour, dans leurs rêves et leurs mythes nécessairement avortés.

Par analogie me viennent à l’esprit ces quelques vers de Nerval, signés « Personne » :

« Que la Société n’est qu’un marais fétide,
Dont le fond sans nul doute est seul pur et limpide,
Mais où ce qui se voit de plus sale, de plus
Vénéneux et puant, va toujours par-dessus ; … »

Mais un jour « Je reviendrai, et je serai des millions ». Ou bien : un jour je disparaîtrai et je ne serai plus Personne. Dans l’infini silence des Choses qui se sont produites, et qui perdues dans le Temps, incommensurablement errent et reviennent tels des astres connus, jamais atteints. Eteints.


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