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SNCF et Shoah : c’est reparti !


dimanche 3 septembre 2006

Cette fois, c’est bien la rentrée : mardi dernier, débat en groupe à Bruxelles sur la résolution Liban à présenter la semaine prochaine. Négociations pour attribuer le prix Sakharov à Ingrid Betancourt et à l’ensemble des otages colombiens. Bon, on en reparlera…
Mais très vite, je dois rentrer à Paris (...)


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Shoah : qui a indemnisé quoi ?

samedi 11 novembre 2006

Vous devriez demander à Lorraine Millot… ou à l’ambassade d’Allemagne.

Attention toutefois. Son article concerne les « esclaves », pas la déportation. Sur la déportation elle-même, je ne suis pas sûr que la ReichBahn ait été considérée en droit allemand comme une personnalité juridique distincte du Reich, et que donc la Bundesbahn ait été sommée d’indemniser à coté des indemnités payées par la RFA.

Je vous rappelle que dans le cas du procès de Toulouse, toutes les administrations françaises sont jugée en une seule fois (c’est « l’Etat »), mais la Sncf fait l’objet d’un traitement à part car en 1944 c’était une entreprise de droit privé (et son avocat continue à défendre cette ligne au procès en appel à Bordeaux), même si elle était investie d’un service public, et disposait donc d’une double autonomie, par rapport à Vichy, par rapport aux Allemands. Comme l’explique notre avocat Rémi Rouquette, si la Sncf avait vraiment été réquisitionnée par Vichy ou par les Allemands, c’est contre eux qu’elle se serait retournée après le procès de Toulouse.

Bon, je vous laisse à votre enquête sur les Allemands, qui ne concerne guère notre famille (arrêtée à Pau sur dénonciation de Français et transférés de Toulouse à Drancy par des Français, en vertu de lois anti-sémites françaises, par un service public français, pour y être gardé par des gendarmes français, puis libérée par le Consul de Suède à la suite de la retraite allemande devant l’avancée de l’armée Patton et l’insurrection parisienne).

J’ai un peu l’impression que votre fixation sur l’Allemagne (c’est la 3e message que vous m’envoyez, au lieu de téléphoner à l’ambassade d’Allemagne) traduit surtout une résistance (si j’ose dire) à admettre qu’il y ait eu collaboration française aux crimes nazis, si ce n’est sur ordre direct et incontournable de l’Allemagne.

Il est clair que l’occupation allemande a permis aux anti-sémites français (qui prônaient les mêmes mesures depuis les années 30 !!) d’arriver au pouvoir et de mettre en œuvre leur politique. Il est clair d’autre part que les hauts fonctionnaires qui ont fait le sal boulot étaient, pour certains, plus motivés par un sens de la hiérarchie « service-service » que par l’antisémitisme. Mais il serait complètement erroné de penser qu’ils agissaient principalement par philo germanisme.

Prenons le président de la Sncf sous l’Occupation, Fournier, principal accusé en quelque sorte du procès intenté par mon père. Il commence sa triste carrière de collabo en acceptant la direction du SCAP (le secrétariat central des administrateurs provisoires), c’est-à dire le service en charge de « l’aryanisation-déjudaïsation » » de l’économie française. Pour lui, il s’agit d’empêcher que la spoliation des juifs profite aux capitaux allemands, et de veiller à ce que les biens juifs restent en des mains françaises ! Nommé le 2 décembre 1940 (ça va très vite !!), il démissionne quelques mois plus tard parce que 3 superviseurs allemands s’installent dans ses locaux.

Nommés ensuite à la direction de la Sncf, il accomplit sa tache de déporteur sans état d’âme, se préoccupant seulement que la Sncf soit correctement payée et que les wagons français aventurés jusqu’à Auschwitz reviennent en France. Mais il reste ferme sur un point : il ne doit recevoir aucun ordre des Allemands, et n’obéit qu’au ministre français des transports, Bichelonne (voyez la citation d’une lettre de 43 dans ma réponse à Gallois->art1884]


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