Réflexions de vacances


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Mercredi 3 août 2005

La première partie de mes vacances est terminée. Je l’ai passée comme toujours à la montagne, à Serre-Chevalier. Malgré la sécheresse, les pluies de fin juin ont reverdi la montagne. Les fleurs sont là. J’adore les randonnées dans ce pays magnifique, cet écosystème mi-alpin, mi-méditerranéen.

C’est aussi l’occasion pour moi de faire un premier point sur cette année épouvantable. Dans les rues, sur les sentiers, je croise des gens qui me reconnaissent et me font part de leurs inquiétudes sur l’avenir de la gauche. J’essaie aussi de lire les journaux, d’écluser un peu de mon énorme retard.

Par exemple, Politis. Dans un article ignoblement intitulé « De la soumission » (7 juillet), C. Kantcheff s’en prend avec vigueur aux élites intellectuelles qui auraient rompu avec la société en choisissant le Oui ! Le journal pointe avec mépris les traîtres dont on avait jadis attendu mieux : Armand Gatti, Pierre Guyotat, Les Inrockuptibles. Curieusement, il oublie de citer les plus grands, comme Edgard Morin ou Toni Negri. Je ne suis pas cité non plus dans la liste des traîtres à fusiller, sans doute parce que, lors de mon débat avec Mélenchon, la direction du journal avait estimé que mon Oui était aussi estimable que leur Non. Ouf !

Ce qui est absolument insupportable dans ce journal que j’ai soutenu depuis l’origine, ce sont les leçons données au reste de la presse. Je lis le plus régulièrement possible trois quotidiens : Le Parisien, Libération, Le Monde, deux hebdos : Charlie Hebdo et Politis, deux mensuels : Alter Eco et Le Monde dipomatique. Je dois dire que, de très loin, Politis et Le Diplo ont été les moins équilibrés de tous. Alors que les quotidiens et Charlie Hebdo organisaient le débat en leur sein, Politis a décidé, Dieu sait pourquoi, qu’à part une ou deux contributions pour le Oui (dont la mienne, j’ai pas à me plaindre !), seul le Non était légitime.

Il y a des arguments pour le Non. Après quelques semaines de réflexion l’été 2004, j’ai conclu que la victoire du non serait une grande défaite du mouvement progressiste en Europe. Mais je comprends ceux qui ont voté Non parce qu’ils pouvaient penser, mal informés, que ce Non pouvait déboucher sur une renégociation rapide, permettant de gagner encore plus que le TCE… Je considère qu’ils se sont trompé par manque d’éléments d’évaluation, ce qui n’a rien de honteux. C’était un débat intéressant, il aurait pu avoir lieu dans Politis  ! Je ne parle pas des plans sur la comète, tels ceux que j’ai pu élaborer dès 1992, dans la bataille contre le Traité de Maastricht, et que j’ai renouvelé de livres en livres, pour définir ce que serait une Europe idéale. Je parle du débat sur comment y arriver, par quel processus, par quelle succession de compromis.

Mais l’affaire est réglée et, sur ce point au moins, Politis est utile : plus personne ne parle de renégociation. Le TCE était la première marche de la longue ascension qui nous aurait tiré du trou de Maastricht-Nice. Cette marche est refusée par ceux qui auraient dû, de toutes leurs forces, se jeter dans la brèche ainsi ouverte. Voter Non, c’était donc bel et bien choisir Nice. L’histoire ne repasse pas les plats, cette brèche s’est refermée. En septembre prochain, probablement, l’Allemagne repassera sous la domination de la CDU et de la CSU (la quelle a voté non au TCE). Nous restons dans Maastricht-Nice, et pour longtemps.

Une très vieille amie politique ( PSU – GOP – Les Verts), avec qui j’ai fait une randonnée cet été, m’a dit : « Mais j’ai voté Non pour envoyer un message, pour exprimer mon rejet de la société libérale, fidèle à nos idées de 68 ». Je lui répondis : « Tu n’envoyais pas un message, tu prenais une décision législative en démocratie directe. Tu as décidé qu’on en restait à Nice ». Elle : « Je sais, mais je voulais l’exprimer quand même et maintenant, je ne voterai plus jamais ». Cette position n’est pas isolée. Elle traduit quelque chose d’un peu suicidaire, quelque chose comme un désespoir historique de la Gauche française, au moins de notre génération politique : « On ne fait plus que reculer, alors au moins on leur a dit merde sans avoir à voter pour Le Pen »

Pendant ce temps-là, évidemment, l’histoire continue. Ainsi la nouvelle « décision » de la Commission européenne qui répond à l’arrêt Altmark de la Cour de justice européenne est publiée, à la grande surprise de la presse qui y voit « un assouplissement de la Commission sur les services publics ». La presse française, évidemment, n’avait rien remarqué, ni de l’arrêt Altmark, ni du rapport In’t Veld du Parlement européen qui visait à encadrer cette décision. Les noms de Altmark et In’t Veld ne sont d’ailleurs même pas dans les journaux. En fait, du rapport In’t Veld, la Commission retient l’augmentation des seuils dispensant de notifier une aide d’Etat à une entreprise publique mais elle ne retient pas la demande de la droite du Parlement européen d’imposer ces notifications pour les hôpitaux et les logements sociaux. Cela ne veut pas dire que la Commission soit moins libérale que la majorité du Parlement, simplement elle est plus réaliste, moins idéologue, elle se fiche complètement des aides à des services publics locaux qui n’entrent même pas en concurrence avec des services de la région d’à côté.

La vie continue, et les attaques gratuites des journaux aussi. Par exemple dans Le Monde du 30 juillet, Bertrand Le Gendre, analysant le discrédit dans lequel est tombée la classe politique française, souligne sa corruption et rappelle l’affaire des lycées d’Ile de France. Selon Bertrand Le Gendre, cette affaire éclabousse aussi bien la Droite que la Gauche… et « même les Verts » !

C’est un peu fort de café. C’est à moi qu’en 1993 fut proposé par M. Donzel, et dans l’hémicycle même du conseil régional, l’extension du pacte de corruption organisé par Michel Giraud, le Président chiraquien de la Région Ile de France. J’avais refusé avec indignation, criant assez fort pour être entendu dans les travées. Les Verts avaient encore attendu quelque temps pour accumuler les témoignages du même genre et finalement avaient porté plainte. Entendu parmi les premiers par les juges, je leur avais démontré, calculette en main, que les dons reçus légalement des entreprises par les partis correspondaient à leur poids en pourcentage officieusement connus pour la répartition des pots de vin au sein du pacte. Tout cela a été raconté dans les médias. Alors, en quoi les Verts ont-ils été mouillés ? Parce qu’on leur a fait la proposition, qu’ils l’ont refusée et qu’ils ont porté l’affaire devant les tribunaux !?

Même agacement à la lecture du Parisien. Un article de Ludovic Vigogne prétend évaluer la qualité de la participation des députés français au Parlement européen. Son évaluation repose entièrement sur leur assiduité lors des votes en session plénière à Strasbourg (soit 3 jours par mois de 11 heures à 13 heures.) Certes, au détour d’une précaution oratoire initiale, l’article reconnaît que d’autres critères devraient être pris en compte tels que l’activité dans les commissions, le nombre de rapports produits etc…Et pourtant, sans un mot d’explication, c’est ce seul critère qui est retenu. Naturellement, dans ce classement, je n’occupe pas un rang des plus honorables. Et pourtant, chacun sait que, contrairement à beaucoup de mes collègues fort bien placés dans ce classement, je ne cumule aucun autre mandat public (des rois du « trois fois deux heures par mois » sont maires d’une grande ville, conseiller général ou régional…) et, contrairement à beaucoup d’entre eux, j’ai dû abandonner complètement mon activité professionnelle. Et chacun sait que je suis un des plus gros travailleurs du Parlement. Le journaliste lui-même le sait, c’est pourquoi sans doute il ne me pointe pas du doigt pas et commence par cette précaution oratoire. N’empêche, il s’en tient à ce critère.

Je sais que, pour beaucoup de journalistes français, les réunions à Strasbourg résument à la fois le travail des députés et l’attachement de la France à ce Parlement. Je l’ai dit à de nombreuses reprises à la presse, y compris la presse strasbourgeoise : le gros du travail se fait à Bruxelles, les déplacements à Strasbourg sont charmants mais coûteux, il vaudrait mieux dédier le bâtiment magnifique du Parlement à une Université européenne, et regrouper tout le PE à Bruxelles.

Mais surtout le travail d’un député est pratiquement terminé quand on passe au vote. Le travail de ceux des eurodéputés qui travaillent se fait à Bruxelles, dans les commissions, les auditions et les entrevues, et il est écrasant. C’est particulièrement le cas pour les petits partis qui sont obligés de « tenir » plusieurs commissions : je suis titulaire à la fois à la Commission juridique et à la Commission commerce international, suppléant à la Commission économique et monétaire. Et c’est dans cette commission (où je ne suis que suppléant) que j’ai, dès le première année, porté deux rapports jusqu’à la plénière : sur la Banque centrale européenne et sur la Banque européenne d’investissement ! En outre, le journal oublie simplement le travail des Délégations. Présidant la Délégation pour la Communauté andine, une région que j’aime mais où des troubles éclatent chaque trimestre dans au moins un des cinq pays, je suis obligé de me rendre plusieurs fois par an dans la région (prochain trimestre : Bolivie puis Equateur, et sans doute Colombie pour Ingrid). Ces voyages n’ont rien de touristique, ils m’épuisent et le temps ainsi passé retentit sur l’énorme travail de rencontres avec les partenaires sociaux pour préparer les batailles politiques qui se livrent dans les commissions, même si elles se concluent formellement en plénière.

Ajouter à cela que plus un député est connu, plus ses électeurs ( et les militants qui l’ont fait élire) se battent pour l’entendre débattre et rendre compte. La rédaction de ce blog me demande en moyenne une heure par jour. Je me demande si beaucoup de députés font autant d’efforts pour rendre compte…

Mais surtout, cette première année de mandat européen aura été marquée pendant tout un semestre par la campagne sur le référendum, ce qui impliquait déplacements et travaux rédactionnels incessants qui ont également pesé sur ma présence. Bref, au Parlement européen, je parle des trente cinq heures mais je ne les pratique pas ! Et pourtant je n’hésite pas à sécher Strasbourg quand il n’y a pas de vote important ou serré.

A quand un journal qui rendra compte réellement du travail d’un député ?

Et puis il y a mon site que j’ai délaissé pendant ces vacances à la montagne. Les interventions sur le forum se font rares. Je voudrais tout de même répondre aux questions que, de manière plutôt flatteuse, me pose Dav. « On fait quoi maintenant ? Comment croire les politiciens professionnels, ultra-généreux dans l’opposition et découvrant brutalement des contraintes incontournables le lendemain de leur arrivée au pouvoir ? »

Oui c’est vrai, je suis de ces militants qui ont toujours mesuré leurs objectifs à une analyse lucide des contraintes, que mon parti soit dans l’opposition ou au pouvoir. Dit autrement, ma vie de chercheur a toujours été mise au service de ma vie militante : déterminer le maximum de ce qui est possible, pour ne pas raconter d’histoire, mais ne pas non plus s’autolimiter par une peur excessive des contraintes. J’ai longuement analysé dans La société en sablier ce qu’il était possible de faire malgré les contraintes de l’Acte unique et de Maastricht. Une fois au pouvoir, j’ai critiqué les insuffisances des lois Aubry, mais aussi le laxisme budgétaire de Fabius. Après le retour de la droite, j’ai tiré le bilan dans Refonder l’espérance de ce qui avait été bien dans l’expérience de la majorité plurielle, de ce qui n’était pas assez bien, et de ce qui était encore possible. Malheureusement, le monde évolue à toute vitesse. Or, on ne peut pas fixer une stratégie politique sans tenir compte du contexte international et, en particulier, de la zone où nous sommes aujourd’hui totalement intégrés, l’Union européenne.

Soyons plus précis. J’ai été de ceux, très très rares, qui ont cru, dès 1981, à la réussite de la « globalisation », c’est à dire à la diffusion de l’industrialisation en vue de l’exportation dans les pays du tiers-monde, y compris les plus pauvres. Pendant vingt-cinq ans, j’ai recherché comment nos pays « développés » pouvaient maintenir leurs conquêtes sociales tout en prenant en compte les contraintes écologiques. Contre le discours du désespoir, « avec la globalisation, on ne peut plus rien faire », j’ai cherché à montrer comment exploiter au maximum et élargir les marges de manœuvres nationales, tout en sachant qu’un jour on ne pourrait plus faire grand chose qu’au niveau européen voire mondial. La réponse est assez simple : il faut, à toutes forces, mobiliser les ressources humaines de la société locale pour rester « compétitifs » par la qualification et l’implication négociée des travailleurs. Officiellement, c’est d’ailleurs la stratégie de Lisbonne, mise au point par Maria Pires, elle aussi une économiste de l’école de la régulation.

Mais l’Europe (à l’exception de la Suède) n’a jamais véritablement adopté la stratégie de Lisbonne, c’est à dire la compétitivité fondée sur la connaissance. Le capitalisme français a préféré jouer la carte de la compétitivité par la flexibilité. Et, dans le débat sur le référendum, on a vu la soi-disant « gauche de la gauche » contester même qu’être compétitif soit un avantage !!

Par ailleurs, être compétitif ne suffit pas si l’on ne dispose pas d’un vaste marché intérieur. D’où l’émergence depuis le début du vingt et unième siècle d’espaces économiques à la fois énormes et disposant d’un avantage compétitif quelconque : l’Inde, la Chine… En décembre dernier, l’Amérique du Sud l’a compris et cherche à ne pas renouveler ses erreurs des années quatre-vingts qui l’avaient marginalisée face à l’Asie.

C’est dans ce contexte que je m’étais résolument engagé dans la bataille pour le oui au référendum. Je l’ai dit et je le répète : sans une Europe politique capable de dompter la libre concurrence gravée dans le marbre des traités de l’Acte unique, de Maastricht, d’Amsterdam et de Nice, l’Europe sera balayée et chacun de ses pays sera contraint de sacrifier ses acquis sociaux. Le TCE était donc l’ultime sortie de l’autoroute nous conduisant tout droit à l’horreur économique. Ce qui semblait encore possible dans le cadre strictement français en 1997 ne l’est probablement plus : les marges de manœuvres dans le cadre national fondent aussi sûrement que les glaciers sous l’effet de serre.

Au-delà de la régulation économique, l’existence d’une Europe-puissance me semblait également nécessaire pour contrer l’hyper-puissance américaine. Par exemple, ce mois de juillet, un article du Monde relève, suite à la vague de répression lancée contre les opposants à Cuba, que l’échec de l’Europe politique vient de renforcer le camp des revanchards de Miami au détriment des opposants sociaux-démocrates ou gorbatchéviens à l’intérieur de l’île. La contre-offensive de Bush contre Kyoto et l’accord qu’il vient de conclure avec certains pays d’Asie, comme la remise en cause par l’Iran de l’accord passé avec l’Europe sur son industrie nucléaire : autant d’indices qui montrent l’effondrement précipité et probablement irréversible de la crédibilité de l’Europe comme contrepoids à l’hyper-puissance américaine. L’Europe du Non, c’est aussi la planète du Non.

En tant que chercheur, je dois donc dire, avec lucidité et honnêteté, que les fenêtres d’opportunité se sont fermées (et on n’a encore rien vu : la qualité des avancées du TCE était largement due à la présence au pouvoir de la coalition Rouge et Verte en Allemagne). Les contraintes se sont terriblement resserrées. Faire de la politique devient beaucoup plu difficile qu’il y a six mois. Ce qui a été rejeté, c’est en effet le volontarisme politique qui aujourd’hui n’aurait plus d’autre levier puissant qu’une Europe politique.

Certes, parmi les partisans du non, une grande partie était contre l’Europe politique supra-nationale (Le Pen, de Villiers, Chevènement, Fabius, Marie-Georges Buffet…), mais une autre partie voulait une bien meilleure Europe. C’est du moins ce qu’ils proclamaient, prétexte pour eux à refuser le premier pas en avant. Sans vouloir mépriser les « non », ni culpabiliser ses électeurs, force est de reconnaître que le Non a donné la France à Sarkozy, l’Europe à Tony Blair et le monde à George Bush.

En politique, il arrive à tout le monde de faire des conneries. Moi-même, en 1969, j’ai voté non au référendum du Général de Gaulle proposant la régionalisation et la suppression du Sénat. Il était psychologiquement impossible de voter autre chose que Non. Nous sortions de mai 68. Mais le résultat objectif est que nous avons retardé d’un quart de siècle la régionalisation, gardé ce verrou qu’est le Sénat et abandonné la France à Pompidou et Giscard pour douze années décisives.

Tout ce mois de juillet, j’ai ruminé dans ma tête : « comment réunifier les oui de gauche et les non de gauche ? Comment relancer l’Europe politique pour rouvrir des marges de manœuvre, y compris pour une politique progressiste en France ? » Je n’ai pas trouvé. Toute ma vie de chercheur avait été mise au service de ma vie militante. Elle m’avait toujours permis de trouver des raisons d’espérer, ce qui m’évitait d’avoir à mentir sur le possible et le souhaitable. Cette fois mon âme de chercheur me dit que mon âme politique n’a plus de raisons de promettre quoi que ce soit, sauf à mentir.

Que répondre à cela ? D’abord que le chercheur aussi peut se tromper. Comme disait Lénine, « l’histoire a infiniment plus d’imagination que nous ». Qu’ensuite le chercheur que je suis sait fort bien que dans les situations d’impuissance macro-économique totale, il reste quand même beaucoup de choses à faire au niveau local. : le développement local, le tiers-secteur… C’est un discours que j’ai répété mille fois dans les villes et les villages d’Amérique latine ; heureusement ou malheureusement, il reste tout aussi valable en Europe.

Creusons donc avec nos petites pelles les micro-chantiers de l’espérance. Mais espérons aussi les miracles, c’est à dire préparons-les. Le 14 juillet à Verdun sur Garonne, j’ai discuté avec José Bové. Il m’a dit « C’est vrai que j’aurais pu aussi bien voter oui. Je comprends tout à fait la position en faveur du oui des députés Verts européens comme celle de nos amis juristes, les Tubiana, les Joinet, etc… Moi, j’ai voté non parce que le TCE garantissait mal les intérêts de l’agriculture dans les négociations avec l’OMC ». Je lui ai répondu : « Eh bien, essayons d’écrire ensemble ce sur quoi nous ne voulons pas de recul par rapport aux avancées du TCE et ce sur quoi nous voulons voir de nouvelles avancées ». « Tout à fait d’accord » m’a-t-il dit.

Quel intérêt ? me direz-vous. Eh bien, en finir avec la diabolisation réciproque des uns et des autres. Mais ici, mon âme de chercheur reprend le dessus : il y aura certainement une renégociation, mais si les Français exigent le moindre changement autre que cosmétique, les vingt quatre autres pays en feront autant et, selon toute probabilité, le résultat sera moins bien que l’actuel projet de TCE.

Nous devons nous préparer à des batailles extrêmement difficiles dans le cadre français devenu de plus en plus étroit. Il n’est même plus sûr que le passage aux 32 heures ni même le passage de toutes et tous aux 35 heures soit encore possible. Il n’est plus sûr qu’il y ait un apres-Kyoto ni même que Kyoto soit mis en oeuvre.

Mais le pire n’est jamais sûr non plus.

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Forum du blog

Il y a 12 contributions à ce blog.
  • > Réflexions de vacances

    Et oui les vacances permet l’évasion, la découverte, la réflexion... Intéressant constant que vous faites là.. le pire pour la France, c’est que l’on peut connaître des issues, mais par les politiques menées pendant longtemps, on a peu de chance de rebondir !!! Votre phrase résume beaucoup de choses : "En politique, il arrive à tout le monde de faire des conneries. Moi-même, en 1969, j’ai voté non au référendum du Général de Gaulle proposant la régionalisation et la suppression du Sénat. Il était psychologiquement impossible de voter autre chose que Non. Nous sortions de mai 68. Mais le résultat objectif est que nous avons retardé d’un quart de siècle la régionalisation, gardé ce verrou qu’est le Sénat et abandonné la France à Pompidou et Giscard pour douze années décisives." Et oui on vote à l’instant sans penser à long terme, on perd un peu sur le coup, mais par réaction, on perd tout... Aujourd’hui en région, rien n’est préparé, c’est aujourd’hui le sauf qui peut général surtout chez les jeunes encore conscients et qui vont vouloir se tirer de la panade... on n’a pas voulu donner du pouvoir aux régions, libérer les initiatives, instaurer une vraie démocratie mature, responsabiliser la société,... on n’en est encore aujourd’hui en Normandie, à combattre pour avoir une Région Normandie !!!! C’est toute la classe politique qui a failli, c’est toute la France qui se retrouve le nez dans le sable... Les plus grands auront beau sabler toujours le champagne, comme les jet-setteurs Lang ou Fabius, on a mis le pays, les jeunes et les générations futures dans une belle panade !!!
    Mercredi 17 août 2005 à 00h40mn21s, par Yuca 2 Taillefer (yucanet@hotmail.com)
    lien direct : http://lipietz.net/?breve85#forum307
  • > Réflexions de vacances

    Ce n’est pas tant d’avoir rompu avec le peuple qui est grave dans le vote "OUI", le peuple pourrait se tromper... Mais voilà il ne se trompe, il souffre et ce vote "oui" est bien ignominieux parce que vous n’auriez fait que consacrer une misère galopante une souffrance plus intense qu’elle ne l’a jamais été depuis des années... Que vous vous en laviez les mains en dit long... Très long... trop long...
    Lundi 15 août 2005 à 10h29mn50s, par Ogur
    lien direct : http://lipietz.net/?breve85#forum304
  • > Réflexions de vacances

    Monsieur Lipietz,

    Je voudrais vous féliciter, simplement, pour la consistance de votre engagement politique et pour vos écrits instructifs. Je ne vous connaissais pas si bien avant de vous lire.

    Ceci étant dit, je ne comprends pas pourquoi le PS et les Verts ne recomposent pas une gauche moderne, solidaire et réaliste, qui puiserait son inspiration dans un programme commun, tout orienté vers les valeurs et la promotion de l’économie sociale ?

    (J’ai conscience de l’irréalité de ce que j’avance. Il me semble que des années d’une droite moderne et sans complexe seront nécessaires à la recomposition des forces de gauche. Et à une reclarification des positions de chacun sur l’échiquier politique national.)

    C’est là un vrai programme, fédérateur et généreux, un vrai programme de gauche.

    L’économie sociale : s’associer pour entreprendre autrement, c’est un beau slogan, non ?

    Bien sûr, ma position est un peu partisane, j’ai été élève de Daniele Demoustier, que vous connaissez, j’ai étudié l’économie sociale et décidé d’en faire le moteur de mon engagement, de ce que je laisserais ici et que je n’emporterais pas avec moi.

    Mais je pense qu’il existe là une véritable source de progrès. Depuis la naissance du capitalisme, l’économie sociale s’est dressée comme une réponse, spontanée, solidaire, aux dérives inégalitaires d’un mode de production matérialiste-individualiste.

    Pourquoi ne pas donner une vraie visibilité et lisibilité à ce mode de production harmonieux, qui place l’humain et le projet au coeur de son activité ?

    Je suis persuadé que beaucoup à gauche attendent qu’on leur dévoile un vrai plan B, un plan qui propose une alternative crédible, débarrassé des scories de la révolution et du ressentiment.

    Je ne dis pas qu’il faut une économie sociale généralisée et la disparition des entreprises classiques. Je dis que l’économie sociale est le vrai programme commun de la gauche française, celui qu’elle doit défendre. En agissant ainsi, la gauche peut réenchanter sa politique et se positionner très clairement face aux évolutions du monde contemporain.

    Qu’en pensez-vous ?

    Merci.


    Vendredi 12 août 2005 à 22h35mn40s, par Casaploum (casaploum@yahoo.fr)
    lien direct : http://lipietz.net/?breve85#forum303
    • > Réflexions de vacances

      En effet, il reste TOUJOURS quelque chose à faire, localement, et l’économie sociale et solidaire est la réponse productive de la base aux situations même apparemment sans espoir, comme en Argentine.

      La loi cadre sur ce qui s’appelait alors le tiers secteur était l’un des deux engagements sociaux de l’accord Verts-PS de 1997 (avec les 35 heures). Martine Aubry m’avait même confié un rapport de préfiguration que vous trouverez sur ce site en compagnie d’autres articles plus courts (vous les trouverez par le google interne ou à la rubrique Economie sociale). Dans mon livre Refonder l’espérance, j’analyse l’échec de ce projet. Mais j’espère qu’il figurera en bonne place dans un futur accord pour 2007 !!


      Mercredi 24 août 2005 à 19h45mn15s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve85#forum317
  • Les Verts et les marchés publics : rectification du "Monde"

    Précisions et rectificatif LE MONDE | 10.08.05 | 08h51

    PRÉCISIONS MARCHÉS PUBLICS. Réagissant à notre article intitulé "Les élus sans le peuple" (Le Monde daté 31 juillet-1er août), les Verts tiennent à rappeler que "non seulement ils ne sont pas concernés par l’affaire des marchés publics des lycées d’Ile-de-France, mais sont à l’origine de l’action judiciaire en cours. C’est en effet à la demande de trois conseillers Verts (dont Jean-Félix Bernard, à l’époque président du groupe) qu’Arnaud Montebourg, alors avocat, a demandé en octobre 1996 au procureur de Paris d’ouvrir une information judiciaire sur les affaires des marchés publics de la région. C’est sur cette demande que la procédure judiciaire s’est enclenchée".


    Vendredi 12 août 2005 à 12h38mn25s, par LucB*
    lien direct : http://lipietz.net/?breve85#forum302
    • > Les Verts et les marchés publics : rectification du "Monde"

      Voici la lettre que j’avais envoyée au Monde et que Gérard Courtois s’est engagé à publier.

      Monsieur le rédacteur en chef

      Dans Le Monde du 30 juillet, Bertrand Legendre, analysant le discrédit dans lequel est tombée la classe politique française, souligne sa corruption et rappelle l’affaire des lycées d’Ile de France. Selon Bertrand Legendre, cette affaire éclabousse aussi bien la Droite que la Gauche... et « même les Verts » !

      Cette appréciation est assez stupéfiante. C’est à moi qu’en 1993 fut proposé par M. Donzel, et dans l’hémicycle même du conseil régional, l’extension du pacte de corruption organisé par Michel Giraud, alors président (chiraquien) de la Région Ile de France. J’avais refusé avec indignation, criant assez fort pour être entendu dans les travées. Les Verts avaient encore attendu quelque temps pour accumuler les témoignages du même genre et finalement avaient porté plainte. Entendu parmi les premiers par le juge, j’avais démontré, calculette en main, que les dons reçus légalement des entreprises par les partis correspondaient à leur poids en pourcentage (officieusement connu) pour la répartition des pots de vin au sein du pacte. Tout cela a été raconté dans les médias. Alors, en quoi les Verts ont-ils été mouillés ? Parce qu’on leur a fait la proposition, qu’ils l’ont refusée et qu’ils ont porté l’affaire devant les tribunaux !?

      Cette manière de jeter l’opprobre même sur ceux qui ont su résister à la tentation, simplement parce qu’ils y ont été soumis, mettant ainsi tous le monde dans le même sac sur l’air du « tous pourris », ne contribue pas à la juste lutte contre le populisme que votre journal entend poursuivre.

      Alain Lipietz

      Ancien Conseiller régional d’Ile-de-France


      Mercredi 24 août 2005 à 19h28mn06s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve85#forum316
  • Mondialisation néo-libérale heureuse et/ou division internationale du travail : y croire encore ?

    Cher Alain,

    Je suis de ceux, tu le sais, qui ne te remercieront jamais assez pour ton labeur incessant, notamment ton travail d’élu rendant compte à ses mandant-es, aujourd’hui à travers ton blog.

    Dans ce billet en date du 3 août 2005 http://lipietz.net/breve.php3?id_breve=85 , on lit ceci :

    "J’ai été de ceux, très très rares, qui ont cru, dès 1981, à la réussite de la « globalisation », c’est à dire à la diffusion de l’industrialisation en vue de l’exportation dans les pays du tiers-monde, y compris les plus pauvres."

    Ma question est :

    Y crois-tu encore, et si oui dans quelle mesure ?

    Que penses-tu de l’éventuelle nécessité de relocaliser la production y compris industrielle ?

    A l’heure où l’on voit se profiler derrière l’explosion climaticide des transports la fin des ressources énergétiques thermiques bon marché ?

    Mais aussi parce que cette division internationale du travail manque de sens , que ce soit dans nos pays où tout le monde ne saurait être promis à un avenir professionnel d’ingénieur en biochimie, ou au Sud dont le destin ne saurait être durablement de faire fabriquer des lecteurs de DVD vendus 50 euros en Occident par des bagnard-es certes encore bien heureux d’échapper aux exécutions capitales massives ?

    Bon, j’y vais à l’emporte-pièce, tu l’auras compris, mais c’est proportionnel à la passion que j’éprouve pour ce débat.

    Bien sûr, tu livres des éléments de réponse dans la page que je cite ci-dessus. Mais j’y vois peu de dépassement de ce qui est pour moi le dogme de la recherche sysiphienne de la "compétitivité" toujours accrue — et j’ai bien du mal à m’en satisfaire...

    A te lire, j’espère, ainsi que les autres participants de http://verts-economie.net/discussions

    Amclt, LucB*


    Jeudi 11 août 2005 à 12h54mn53s, par LucB* (lucb@ouvaton.org)
    lien direct : http://lipietz.net/?breve85#forum301
    • Croire le pire pour eviter le pire

      Euh... attention au mot « croire ». To fear the worst often cures the worst.

      En 81, contre tous les marxistes du champ (Salama etc) j’ai été seul à croire que l’industrialisation du tiers monde par « substitution d’exportation » allait marcher. Le monopole des ex-puissances impérialistes sur la production manufacturière était terminé. Mais je disais aussitôt que je ne « croyais » pas que ce soit forcément une bonne nouvelle. Mon article de 81 (« Vers la globalisation du fordisme ? » ») se concluait par « oui, mais alors vers la globalisation de la crise du fordisme », je voulais dire de son aspect social-démocrate.

      Certes, j’ai pronostiqué 2 ans après que le même phénomène de démocratisation politique qui avait touché les « fordismes de l’Europe du Sud » (Espagne etc en 75) allait aussi toucher bientôt les 6 premiers « dragons » (Brésil, Corée, etc) mais j’étais très sceptique sur un rattrapage social rapide... d’autant qu’ils allaient se retrouver en concurrence les uns avec les autres. Dans mon livre de 1984, Miracles et mirages, j’ai donc plutôt prédit les méfaits, au Nord comme au Sud, de ce qu’on a par la suite appelé « globalisation ». Et dans mes livres suivants (Choisir l’audace, etc) j’ai plutôt essayé de dessiner une alternative, tout en étant très prudent (à l’inverse de la plupart des gauchistes) sur la dénonciation du caractère entièrement négatif - pour le sud - du développement « sous-fordiste » du tiers-monde. Je ne pense pas que la majorité des ouvriers, ni en Thailande, ni en Chine, veuillent en revenir à 1967, et même je crois que les filles des maquilladoras de la frontière mexicaine ne veulent pas rentrer dans leur village. Et j’ai de plus en plus insisté sur deux choses :

       on peut encore faire des choses localement : pas d’idéologie du désespoir. D’où les politiques de « déconnexion » (TVA sociale, TVA kilométrique...) et la mobilisation des territoires pour le développement local, le tiers secteur, etc...

       mais faudra de plus en plus réguler globalement : vite, l’Europe politique, car le temps perdu ne se rattrape pas.

      Reste le mot « competitivité ». Je pense qu’il ne doit pas être confondu avec le mot « concurrence ». On peut essayer de limiter ou pas la concurrence. Mais pour n’importe quel niveau de concurrence socialement accepté (par les producteurs qui sont aussi des consommateurs : je suis content de pouvoir me payer un lecteur de DVD, je trouve cette machine géniale) et légalement prescrit (ah ! si avait eu l’article 122 et la « concurrence non-faussée » plutot que la « concurrence ouverte » !) il faut, pour profiter des avantages de l’échange, être « compétitif ». C’est à dire produire à peu près au même prix que les autres à qualité équivalente. Et on peut l’être de deux façons : par la « flexibilité » et les bas salaires, ou par une stratégie de promotion de la connaissance et du savoir faire.

      La base productive de l’alternative, comme dirait Marx, c’est évidemment la seconde solution. Un de ses avantages : elle ne nuit pas forcément aux concurrents, puisque le total des fruits à distribuer augmente (y compris sous forme de temps-libre si on veut, en plus, se faire léger sur la planète).


      Mercredi 24 août 2005 à 18h50mn19s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve85#forum315
  • > Réflexions de vacances

    Alain,

    Il reste encore des personnes pour continuer le combat pour une europe plus démocratique et dotée de plus de justice sociale. Nous ne laisserons pas tomber, même si nos adversaires ont renporté une manche. L’entêtement est la meilleur des solutions. Il faut continuer à expliquer à notre entourage comme tu le fais sur ton blog qui est pour moi une source d’information très intéressante.

    Depuis ton engagement (avorté malheureusement) lors de la présidentielle 2002, j’ai trouvé dans tes propositions une approche que je partage entièrement : notre responsabilité sociale et environnementale doit être engagée quotidiennement pour limiter les dérives de notre système économique et politique.

    Bon courage et bonne reprise,

    Arnaud smiley

    PS :Organises-tu une réunion sur Paris à la rentrée ?


    Lundi 8 août 2005 à 16h46mn25s, par Arnaud (abeuvin@wanadoo.fr)
    lien direct : http://lipietz.net/?breve85#forum300
    • > Réflexions de vacances

      Rien de spécial de prévu. Le mois de septembre risque d’être pour moi très "andin", ça n’arrête pas là-bas et je dois deja conduire une mission en Bolivie, sans compter l’Equateur qui suit le même chemin.

      En tous cas merci pour tes encouragements. On fera son petit possible...


      Mercredi 24 août 2005 à 19h53mn31s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve85#forum318
  • > Réflexions de vacances

    Je suis très curieux d’avoir votre avis sur les propositions de Bockel et alii, qui sonnent très fabiusiennes ancienne époque. Il y a un passage (désormais conventionnel) sur la défaite du oui au 29 mai.

    Je mets une référence en lien.


    Lundi 8 août 2005 à 02h05mn22s, par François (via-lipietz@phnk.com)
    lien direct : http://lipietz.net/?breve85#forum299
    • > Réflexions de vacances

      Le problème du social-lbéralisme (ce que vous appelez « Fabius ancienne manière ») est compliqué.

      Sur le fond, je pense que le Non, en rejetant le pas vers l’Europe politique qui était possible, alors que l’on a l’Europe économique et monétaire, est, dans les faits, dans le résultat, « social-libéral » : au marché globalisé l’économie, aux politiques locales le devoir de panser les plaies à la marge. Donc Fabius, corédacteur, signataire, défenseur de Maastricht et de Nice, est dans son rôle quand il refuse d’y toucher et vote Non.

      Dans la perception, c’est autre chose. D’abord, la plus grande démocratie formelle n’exclue pas les victoires de la droite. Une Europe politique fédérale peut élire un parlement et un conseil libéraux. C’est le pari d’une autre partie du centre-droit et du centre-gauche (Bockel). Une constitution n’est qu’un accord « procédural » entre droite et gauche : on fixe les règles de la prise de décision, on ne sait pas ce que donneront les futures élections, et pour cela on limite à l’avance les « embardées » possibles. Nice représente le verrouillage maximal.

      Je pensais que le TCE permettait plus d’ « embardées » écologiques et sociales ultérieures que Nice, Bockel ne se faisait pas trop de souci, Fabius a joué la prudence : « on s’en tient là »

      Ensuite, une partie substantielle du Non de gauche n’a pas compris l’enjeu. Voyez l’affiche officielle du PCF : « contre la constitution de Chirac et du Medef ». C’est malin ! c’est comme si un syndicat refusait de signer un accord parce que le patron le signe !!

      D’autres encore ont cru qu’en votant Non au TCE on votait non à l’Europe actuelle : ils ont interprêté la question à l’envers. Mais ce sont nos futurs alliés , car (pas tous !) « nous voulons les mêmes choses » !


      Mercredi 24 août 2005 à 20h14mn47s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve85#forum319
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