France, Grèce : de la difficulté des alliances.


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Mardi 29 novembre 2011

Rude semaine pour Eva Joly ! Après le trouble dans lequel l’avait plongée l’intervention d’AREVA sur le Parti socialiste, au moment de la ratification de l’alliance EELV-PS, Eva Joly faisait sa rentrée au début de la semaine dernière, par un article du Monde, puis une excellente émission sur France 2.

La crise Joly

Hélas ! Dès le mercredi matin, je suis réveillé par un média qui m’interroge " Que dites-vous de la démission du porte-parole d’Eva Joly, Yannick Jadot ?" Et ça a continué toute la journée : « Que dites-vous des critiques de Noël Mamère ? », « de Dany Cohn-Bendit ? »

Ouh la la... ça sentait le roussi. Je me suis retrouvé à la grande époque de mon éviction de candidat à la présidentielle, en 2001. Et de fait, toute la presse titrait sur la "lipietzisation" de la candidate.

Toute la journée, dans tous les médias, j’ai mis les choses au point. Oui, il y a une grande ressemblance de forme, et Eva est mise en grand danger. Non, il n’y a pas vraiment similitude sur le fond. Eva Joly est beaucoup plus légitime que moi, par le score qu’elle a obtenu aux Primaires. Elle n’a pas de concurrent aux aguets, le seul choix est « avec elle, ou sans candidat du tout », et les écologistes tiennent à avoir un-e candidat-e, surtout après les débuts du candidat socialiste. Et d’ ailleurs il n’y a pas, de l’intérieur de la direction, volonté de l’éliminer.

Au contraire, nous avions, le lundi précédent, bien calé les choses : à Eva Joly de présenter, en tant que candidate à la présidence de la République, sa responsabilité d’écologiste devant les citoyens ; aux partis politiques de négocier une majorité parlementaire pour la gauche et les écologistes, avec toute la « tambouille » que cela impliquait. Mais les choses ne sont pas si simples.

Passons sur quelques détails telle que la reprise publique du mot « tambouille », employé en Conseil Politique de campagne par absolument toutes les tendances. Comme disait ma mère (et pas Mamère), "ça se dit, mais ça ne s’écrit pas". Un des charmes de notre candidate binationale : il lui manque parfois un certain sens de l’opportunité linguistique. Mais il y en a à qui ça plait : "elle a son franc parler, c’est une femme indépendante, qui dit ce qu’elle pense."

Le problème politique est plus profond. Nous sommes dans une alliance avec le parti socialiste. C’est une alliance contre Sarkozy, mais plus positivement pour sortir la France (et contribuer à sortir l’Europe et le Monde) d’une des plus grandes crises du capitalisme, l’équivalent, voire pire, de celle des années 1930. Nous sommes en 1932. Il nous faudrait un Roosevelt, un Léon (ou une Lionne) Blum s’appuyant sur un front populaire vert.

Ce front, cette alliance est absolument nécessaire. Nous, écologistes pensons avoir des solutions. Elles sont difficiles, exigeantes mais exaltantes. Le Parti Socialiste, qui avait fait d’incontestables avancées lors de la rédaction de son Projet, a choisi un candidat qui, légitimement (mais pas forcément avec sagesse), vise à se rallier le centre dès le premier tour. Il y a donc un grand écart entre les positions de départ d’Europe Écologie et du Parti socialiste. Cet écart a été partiellement comblé, mais très partiellement, dans l’accord de mandature signé et adopté par les deux partis, la semaine dernière.

Quelques (rares) dirigeants verts s’acharnent à prétendre que cet accord est « bon », voire remarquable : la preuve, nos ennemis l’attaquent (ils s’attendaient peut être au soutien de Sarkozy et Proglio ?). En fait, qualitativement, il n’a rien à voir avec celui de 1997 (35 heures + PACS + parité HF + arrêt du canal Rhin-Rhône, de Superphénix, et de toute nouvelle centrale nucléaire). Le seul point fort, c’est « fermeture de 25 réacteurs d’ici 2025 » : il n’y a plus qu’à gagner 3 législatives de suite ! Et en attendant Hollande s’engage seulement à remplacer Fessenheim par un Flamanville tout neuf.

Cet accord, je l’ai d’une part critiqué pour sa médiocrité économique, encore plus inquiétante, d’autre part voté des deux mains : il faut être unitaire pour deux. Personne n’aurait compris que l’on entre dans la bataille pour la présidentielle et les législatives sans afficher une volonté d’unité. Notre électorat, et celui que nous devons rallier, n’est pas prêt à suspendre le départ de Sarkozy à un bon accord sur le programme. D’où la quasi-disparition des trotskistes (qui refusent l’unité et la victoire sur Sarkozy) et le relatif succès du Front de Gauche (qui, comme d’habitude, prendra les places sans même négocier le programme, sur lequel il est d’ailleurs totalement divisé). En même temps, nous savons, des expériences Blum et surtout Jospin (à comparer avec les 2 réélections de Roosevelt), et sans même penser à Papandréou, qu’en deçà d’un certain niveau de succès dans la résistance à la crise, nous serons balayés.

Cela dit, « l’union est un combat ». Mao Tsé-Toung, qui avait noué alliance, contre l’envahisseur japonais, avec son grand rival, le leader nationaliste Tchang Kaï-Chek, soulignait que, lorsqu’il fallait entrer en conflit avec son allié, c’était toujours pour le ramener à l’unité contre l’ennemi commun, et qu’il fallait respecter la règle « de l’avantage, du bon droit et de la mesure". C’est à dire : n’ouvrir une controverse que lorsqu’on était raisonnablement confiant dans la possibilité de l’emporter dans l’opinion publique, mais tout en gardant la mesure dans la critique de l’allié, qui n’est pas l’adversaire.

L’avantage et le bon droit, Eva l’avait en protestant contre la réceptivité du Parti socialiste au lobbysme d’Areva et de Proglio, et en déclarant que "cet accord ne nous fait pas rêver" (ce qui est bien le sentiment de tous les écologistes, et, ce qui est plus grave, des citoyens : sous la salade, où est le steak ?). J’aurais surtout dit que cet accord ne permet pas de sortir de la crise, et c’est ça le vrai problème. Mais une fois cela dit, il faut réaffirmer notre volonté de s’allier contre Sarkozy… et, nonobstant les critiques, Eva l’a dit de façon très claire dans son débat avec Apathie à RTL.

Reste que le problème se reposera sans arrêt. François Hollande est d’ailleurs exactement dans la même situation et le fait savoir : il y a un accord, mais lui souhaiterait en faire moins, de même que Eva Joly souhaiterait en faire plus. C’est comme ça.

Un partage des tâches entre la candidate présidentielle, qui défend l’intégralité des propositions écologistes, et le parti écologiste, tenu par un accord, ne sera donc pas toujours tenable. D’une part, Eva devra souligner l’importance de maintenir l’accord, et d’autre part le parti lui-même aura tendance, chaque fois que le candidat présidentiel d’en face voudra réduire la portée de l’accord, a lui rappeler que nous avons signé pour une base minimale. Bon, c’est une question de doigté.

Autre problème surgi la semaine dernière : le volet électoral de l’accord fait des remous. Ce volet électoral n’est pourtant que la prise en compte, par notre allié, du fait qu’on ne peut pas en permanence demander aux écologistes de se désister au second tour pour le PS arrivé en tête, quand ils représentent une part substantielle de l’opinion progressiste.

L’absence de la proportionnelle aux élections législatives en France aboutit ainsi à ce qu’un parti important court le risque de ne pas être représenté du tout à l’Assemblée Nationale : très grave distorsion de la démocratie. D’un autre côté, beaucoup de citoyens souhaitent avoir « leur » député, élu sur une base territoriale. Les Allemands ont depuis longtemps résolu le problème : la moitié des députés est élue sur base territoriale, l’autre sur liste nationale. C’est une excellente solution, que nous proposons d’adopter en France, depuis longtemps. L’accord électoral EELV-PS vise donc à "simuler" les avantages que nous attendons du système "à l’allemande", en réservant une soixantaine de circonscriptions à des candidats écologistes soutenus dès le premier tour par les socialistes.

Sauf qu’on reste toujours dans le cadre du scrutin uninominal par circonscription, et bien sûr cela fait des dégâts. Ainsi, à Paris où, depuis 1997, le PS réserve à Europe-Ecologie deux circonscriptions, l’arrivée de la secrétaire nationale Cécile Duflot fait scandale. Elle vient en effet prendre la place d’une très respectée députée socialiste, qui avait conquis sa circonscription de Belleville-Ménilmontant grâce à son militantisme de terrain. Mais, d’un autre côté, cette même circonscription vote majoritairement écologiste dans le seul scrutin national à la proportionnelle : les élections européennes.

Et immédiatement les critiques de fuser dans la presse et sur le web : contrairement à la première fournée de députés écologistes qui avaient conquis leur place sur la droite (Dominique Voynet à Dole, Martine Billard à Paris-centre, etc…), Cécile se fait attribuer une circonscription déjà conquise et au détriment d’une socialiste qui avait fait l’effort de la conquérir. Elle abandonne sa circonscription, emblématique de la problématique écologique : la 3ème circonscription du Val-de-Marne, présentant une dualité ville/campagne et une accumulation monstrueuse de désastres écologiques (pistes d’Orly, une gare de triage...), et sur laquelle la regrettée Liliane Dayot avait construit les bases pour un développement de l’influence des Verts.

Sauf que... il est naturel que la secrétaire nationale d’un parti se présente dans la capitale, si elle le souhaite. Toute cette histoire n’aurait pas eu lieu, si la France avait un scrutin à l’allemande (dont l’ébauche figure d’ailleurs dans l’accord EELV-PS). Cécile Duflot aurait été à la tête de la liste nationale, et voilà tout.

Souhaitons ardemment que d’autres dirigeants d’Europe-Ecologie ne viennent pas ajouter à cette image déplaisante, en allant se parachuter sur les circonscriptions où d’autres qu’eux avaient su, au fil des années, tisser des réseaux écologistes.

Pour continuer en Grèce, remontez à l’onglet suivant.

Crise grecque

Il n’y a pas que la campagne Eva dans la vie ! Je participais samedi à un débat à Athènes, organisé par le Green Institute of Greece. Au programme : Tim Jackson, l’auteur de Prospérité sans croissance, Renaud Vivien du Comité (belge) pour l’annulation de la dette du Tiers Monde, et moi.

Auparavant je rencontre d’anciens étudiants grecs. Première discussion avec un ancien étudiant aujourd’hui ingénieur. Il m’explique que la gauche de la gauche veut sortir de l’euro, non pour améliorer la compétitivité grecque (le débat n’a même pas lieu sur ce point) mais pour faire un pied de nez à l’UE qui ne nous aime pas, et les masses pensent que ça fera baisser les prix.

Diner avec Maria, la plus profonde de mes anciennes thésardes, aujourd’hui l’une des meilleures économistes grecques. Elle nuance et me raconte le débat à la gauche du Pasok sur la sortie de l’euro. Elle (et, selon elle, la majorité de la gauche) partage mon analyse : sortir de l’euro, à supposer que cela permette une dévaluation réelle (pas de spirale inflationniste), ne permet pas de relancer suffisamment de secteurs exportateurs pour compenser la perte massive du pouvoir d’achat des masses qu’elle provoquera, et aggravera la récession, sans compter la nécessité de taux d’intérêts meurtriers. Le problème : face à ceux qui veulent sortir de l’euro pour relancer la compétitivité, ces partisans de l’euro (dont, curieusement, le KKE, communistes « orthodoxes » ! ) n’a pas de proposition crédible alternative pour rétablir la compétitivité à court terme.

Après des interviews pour la presse et la télévision grecque, le débat commence. La salle est pleine. Tim Jackson présente de façon peu spécifiquement grecque le projet écologiste. Mais nous sommes surtout attendus sur la crise de la dette, évidemment (c’est d’ailleurs là-dessus que les journalistes m’interviewent).

Je redis la totale solidarité des Verts Européens avec la Grèce, la volonté de pousser à une solidarité de la part de l’Europe, nos critiques contre les politiques d’austérité totalement improductives que leur impose la troïka (Commission européenne, Banque Centrale Européenne, FMI). J’ébauche notre solution, d’ailleurs confirmée par la Déclaration de Paris : annulation d’une part de la dette grecque, mutualisation de la dette courante au sein du FESF, financement de la conversion verte par la Banque Européenne d’Investissements, ces deux institutions pouvant se refinancer auprès de la Banque Centrale. Je critique au passage le mythe de la sortie de l’Euro et de la déclaration unilatérale de la cessation de paiement par la Grèce. Je dois sur ce point rectifier le tableau quelque peu idyllique que fait mon voisin sur le précédent de l’Argentine. J’insiste sur le fait que ça ne dispense pas la société grecque de régler ses propres problèmes, et notamment la question des dépenses militaires déraisonnables et le fait que les grands propriétaires fonciers dont l’Église ne paient pas d’impôt.

C’est là dessus qu’a lieu le débat le plus intéressant. Dans la salle, certains me rappellent l’influence qu’a l’armée et l’église, y compris dans la gauche qui n’ose pas s’y attaquer. Je reconnais qu’un pays qui a dû s’affranchir d’une longue tutelle ottomane, période pendant laquelle l’église orthodoxe a représenté l’identité nationale, ne peut pas traiter de la même façon l’armée et l’église qu’un pays comme la France. Mais j’essaie de leur faire comprendre la difficulté pour les Français à partager leur point de vue. La résistance au sabre et au goupillon fut une des composantes de l’affirmation de la République Française, comme du Front Populaire espagnol.

Il y a un moment où il faut choisir ses alliances. Considère-t-on que la "contradiction principale" oppose l’Etat Grec à un ennemi extérieur (les marchés, la Troïka, voire l’Union Européenne elle-même), ou que les classes populaires grecques et les écologistes doivent chercher un appui auprès des classes populaires et des écologistes des autres pays d’Europe, contre les dominants de Grèce et d’Europe ?

Distinguer entre ses ennemis et ses alliés est, en Grèce comme en France, le problème N°1. Le lendemain, une interview à un autre grand journal grec me fait mesurer encore une fois la profondeur de la propagande des classes dominantes, et leurs succès à se présenter comme incarnant l’identité nationale, pour éviter une réforme fiscale en Grèce. Le débat est en effet posé systématiquement sous la forme « les marchés contre l’Etat ». Or les marchés (c’est à dire la finance internationale) ne jouent pas contre l’Etat grec, c’est au contraire les classes dominantes grecques qui utilisent l’Etat grec, profitant de la pression de la dette, afin d’imposer une politique d’austérité aux seules classes populaires grecques.

Tant qu’on n’a pas éclairci ce genre de problèmes, en Grèce comme dans le reste de l’Europe, il ne sera pas possible de dessiner les voies d’une sortie de la crise actuelle.

Et à part ça ?

La mort de Danielle Mitterrand. Nos premières olives à Villejuif. La vie continue…

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Forum du blog

Il y a 20 contributions à ce blog.
  • Les chatons d’Eva Joly

    Pour celles et ceux qui ne connaîtraient, voici trois petites vidéos reprises par un bloggeur. Il mérite bien un peu de pub !

    http://www.antiochus.org/article-de...


    Mercredi 14 décembre 2011 à 12h44mn55s, par Joke (joke@no-log.org)
    lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4195
  • France, Grèce : de la difficulté des alliances.

    "Le Parti Socialiste, qui avait fait d’incontestables avancées lors de la rédaction de son Projet, a choisi un candidat qui, légitimement (mais pas forcément avec sagesse), vise à se rallier le centre dès le premier tour".

    Mais comment peut-on laisser passer cela ? Je croyais qu’il fallait d’abord rassembler son camp, la gauche en l’occurrence, au premier tour. Et élargir ensuite. Hollande fait le contraire et par là la même erreur que son ex-compagne Ségolène Royal, qui était allée roucouler sous les fenêtre de Bayrou, avec le succès que l’on sait. Alors qu’elle avait un boulevard si elle avait fait campagne à gauche. En remontant encore plus loin, on a eu le "mon programme n’est pas socialiste" de Jospin. Comment donc pouvez-vous trouver légitime que François Hollande cherche à séduire à droite (et non pas au centre, parce que Bayrou, c’est la droite, n’est-ce pas ?) ? S’il faut être unitaire pour deux, ne faut-il pas aussi être critique pour deux ?


    Lundi 12 décembre 2011 à 22h49mn20s, par Gilbert Duroux (g.duroux@laposte.net)
    lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4181
    • Complètement idiot

      Mais enfin cher Monsieur quand on écrit "pas forcément avec sagesse", ça s’appelle une litote, c’est de l’ironie et ça veut dire "complétement idiot".

      Il est légitime pour un candidat de chercher une tactique qui lui permette de franchir le cap du premier tour (ne pas recommencer l’expérience Jospin). Or il reprend la même que Jospin ("mon programme n’est pas socialiste"). Est-ce bien sage ?

      D’un autre coté, je dois maintenant m’attendre à un titre de Rue 89 : "Lipietz : Hollande est complètement idiot".


      Mardi 13 décembre 2011 à 04h53mn24s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4182
      • Complètement idiot

        J’ai bien compris. Je ne suis pas complètement crétin et je sais ce qu’est une litote. C’est le "légitimement" qui m’a fait tiquer. Quand on est de gauche, on ne trouve pas légitime qu’un partenaire cherche des alliances à droite au lieu de se tourner vers sa gauche. Y-a même pas besoin de se tourner vers l’Italie ou la Grèce pour savoir où ça conduit.
        Mardi 13 décembre 2011 à 16h38mn34s, par Gilbert Duroux (g.duroux@laposte.net)
        lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4184
        • Complètement idiot

          Cher Monsieur, je ne suis pas socialiste, mais EELV. Je trouve légitime qu’un autre parti fixe sa propre ligne, et pas scandaleux, s’il pense avoir déjà rassemblé la gauche, de chercher des alliés vers le centre. Personnellement je pense que c’est loin d’etre le cas, et que chercher à rallier le centre avant d’avoir rassemblé la gauche est stupide, et je le dis le plus poliment possible. Point.
          Mardi 13 décembre 2011 à 17h56mn37s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
          lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4187
    • France, Grèce : de la difficulté des alliances.

      "Alors qu’elle avait un boulevard si elle avait fait campagne à gauche."

      Je dois être "complètement idiot" mais je ne comprends pas ce que vous entendez par là.

      Auriez-vous la gentillesse de m’expliquer ?

      Si j’appelle G la somme des voix de gauche et C la somme des voix du centre, comment G + C peut-il être plus petit que G ? (Sauf, bien sûr, si des voix de gauche quittent G, préférant l’élection de S (ensemble des voix pour Sarkozy) plutôt que de la candidate de G + C.)

      Mais, "la sagesse" et moi !

      Très cordialement


      Mardi 13 décembre 2011 à 10h27mn57s, par Joke (joke@no-log.org)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4183
      • France, Grèce : de la difficulté des alliances.

        Je suis gentil, je vais essayer de vous expliquer (ce qui n’est que mon avis). La politique, c’est pas des mathématiques. Il ne suffit pas d’additionner des carottes, des choux et des navets. Quand un candidat socialiste se tourne vers le soi-disant centre (qui tombe toujours du côté où il penche : à droite), d’abord c’est pas sûr que le succès soit au rendez-vous. D’un autre côté, ça n’amuse pas tellement les partenaires naturels. Il n’est qu’aller faire un tour sur le blog de Mélenchon pour lire un tas de commentaires du genre "tintin pour que je vote Hollande au 2ème tour". Il en est même qui sont persuadés que Mélenchon n’appellera pas à voter Hollande au 2ème tour. Ce qui est complètement crétin, car ce qu’on appelle la discipline républicaine a toujours cours, heureusement (et puis le PCF ne va pas risquer son groupe parlementaire en jouant au con). Donc, ce qu’on espère gagner d’un côté, on a toutes les chances de le perdre de l’autre. Personne ne peut croire sérieusement à un grand rassemblement qui irait du MODEM aux communistes. Je suis persuadé, pour ma part, que la période est extrêmement favorable, alors que le petit est démonétisé, pour tenir un discours de gauche ferme et gagner sur le thème des solidarités nécessaires en période de crise. Sarkozy avait gagné la bataille des idées avant de gagner dans les urnes, aujourd’hui même à droite on regrette certains cadeaux fiscaux et on ose même parler de taxer les transactions financières. C’est bien la preuve que ce sont les idées de l’autre bord qui sont dans l’air du temps. Il faudrait être idiot, quand on est socialiste, pour ne pas surfer dessus. Mais avec l’ex-compagnon de la télévangéliste du Poitou on n’est à l’abri de rien...
        Mardi 13 décembre 2011 à 16h59mn11s, par Gilbert Duroux (g.duroux@laposte.net)
        lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4185
        • France, Grèce : de la difficulté des alliances.

          Bonjour !

          D’abord, merci pour votre réponse.

          Ensuite, les élections, selon vous, ne seraient pas les mathématiques. Et pourtant, c’est en additionnant les bulletins de vote qu’on désigne le vainqueur.

          Si, dans le pays, la gauche est majoritaire, grâce à la discipline républicaine, le candidat de gauche a "un boulevard devant lui" !

          Est-ce le cas en ce moment ?

          Je ne m’engagerai pas dans une discussion sur la stratégie du premier tour, sujet sur lequel j’avoue ma totale incompétence. Par contre, et j’espère avoir tort, je suis persuadé qu’en additionnant (pardon pour ce mot) les voix de la gauche, depuis les "plus-à-gauche-que-moi-tu-meurs" jusqu’au plus "centriste" des gens de gauche, on n’arrive pas à 50%.

          Faut-il compter sur le ras le bol de Sarkozy ? Mais l’anti-sarkozysme n’est pas un programme de gauche...


          Mercredi 14 décembre 2011 à 02h10mn48s, par Joke (joke@no-log.org)
          lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4189
          • Le mystere des voix de gauche du second tour.

            Non Joke, vous ne vous trompez pas. Il arrive régulièrement que l’addition "gauche + centre " soit minoritaire au premier tour et la gauche majoritaire au second tour. C’est ce qui s’est toujours passé avec F. Mitterrand, c’est ce que donnaient les sondages en 2002 (quoique de Arlette à Chevènement la gauche fasse à peine 45%, Jospin pouvait encore espérer gagner au second tour).

            Cela tient à l’existence du "gaucho-lepenisme" : ces voix populaires qui se reportent du FN sur la gauche au second tour, dans la proportion d’un tiers environ.


            Mercredi 14 décembre 2011 à 05h33mn45s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
            lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4191
            • Le mystere des voix de gauche du second tour.

              J’aime pas cette expression de "gaucho-lepénisme", on ne sait pas ce que ça recouvre. Pour le mélange rouge-brun, il y a déjà Patrick Besson (ancien de l’Idiot International, qui mélangeait allègrement les gens) et la bande de Causeur, dirigé par Élisabeth Lévy, qui réunit "bougnoulophobes" et écrivains communistes comme Jérôme Leroy. Sans parler de Riposte Laïque avec un ancien trotskyste à sa tête. Pour ma part je ne fais pas l’équation Mélenchon = La Pen.
              Mercredi 14 décembre 2011 à 07h44mn37s, par Gilbert Duroux (g.duroux@laposte.net)
              lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4192
              • Gaucho-lepenisme

                C’est le nom donné par la sociologie électorale française au personnes qui votent Le Pen et en l’abscence de frontiste au second tour votent à gauche.

                Bon, monsier Duroux, je ne suis pas là pour répondre à vos "j’aime pas" sur des termes de français que tout le monde comprend sauf apparemment vous.

                Mon forum vous reste grand ouvert, mais comprenez que je n’aurai plus guère le temps de vous répondre, car je dois aussi travailler sur du fond.

                Cordialement.


                Mercredi 14 décembre 2011 à 10h30mn28s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
                lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4193
                • Gaucho-lepenisme

                  Vous n’êtes pas obligé de me répondre, surtout si c’est pour asséner comme une vérité d’évidence ce qui n’est que votre propre définition. J’ai toujours eu en horreur l’argument d’autorité. Non, le gaucho-lepénisme n’est pas QUE ce que vous dites. Pour bien des sociologues, il s’agit de personnes qui viennent de la gauche mais qui sont traversées d’idées nationalistes qui peuvent aller jusqu’à de la complaisance avec celles du FN, ça n’a pas forcément à voir avec les reports électoraux. Je vous pensais ouvert au dialogue, je vous découvre ne supportant pas la moindre contradiction, imbu de vous même et arrogant. J’ai l’impression que vous vous aimez beaucoup. Bon travail "sur le fond".
                  Vendredi 16 décembre 2011 à 17h31mn27s, par Gilbert Duroux (g.duroux@laposte.net)
                  lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4197
                  • Gaucho-lepenisme : rendons à Cesar

                    Cher Monsieur, je ne découvre pas qu’à l’age d’internet on peut ignorer tranquillement le langage des autres et affirmer péremptoirement être le seul à parler sa langue...

                    L’étiquette "gaucho-lepeniste" est utilisée depuis au moins quinze ans par le sociologue électoral P. Perinneau. cf "PERRINEAU (Pascal).- ’Le gaucho-lepénisme existe bien ", L’Histoire, n°198, avril 1996, pp.13-14.

                    Ce que vous désignez en est une des composantes : il s’agit en effet souvent d’ouvriers "venus de la gauche", votant fasciste par nationalisme et islamophobie et qui revotent à gauche au second tour. Mais c’est aussi le cas de jeunes qui n’ont jamais voté auparavant. La définition officielle de "gaucho-lepeniste" , celle que j’utilise, est donc plus large que la votre. Elle est utilisée et décortiquée depuis 15 ans par tout la sociologie électorale.

                    Je ne suis évidemment pour rien dans l’invention de ce terme. Faites-le sur google, , yahoo, altavista etc, ou regardez tout simplement la définition dans Wikipedia en français.

                    Libre à vous d’inventer votre vocabulaire et vos tournures de phrase mais par pitié cessez de m’importuner par vos critiques incessantes et sans fondement sur la manière dont je rédige mes blogs, mon usage des litotes ironiques et du vocabulaire politique courant. Jai déjà beaucoup de travail à dialoguer sur le fond, ici ou sur fb .


                    Samedi 17 décembre 2011 à 07h28mn37s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
                    lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4198
  • France, Grèce : de la difficulté des alliances.

    Bonjour !

    D’abord merci pour ces informations sur les négociations PS/EELV et sur la situation en Grèce.

    Ensuite...

    Je sais. Pour faire un bon repas, il faut que l’on s’active en cuisine. Mais le repas, même d’apparence savoureuse, aura des difficultés à passer si l’on sait que des rats folâtrent sur le sol de l’office et que des cafards nombreux investissent les murs la nuit. Et si, en plus, les cuistots se battent en s’aspergeant de sauce...

    javascript:emoticon(’smiley’)

    La Grèce... et l’Europe, en fait.

    En Grèce, si je vous ai bien compris, il n’y a pas de solution si le gouvernement grec n’est pas capable d’accroître de façon substantielle les recettes fiscales, et cela sans taxer l’argent que j’appellerai productif, celui qui fait marcher l’économie ? D’après vous, il va se passer quoi, en Grèce ? (Je vous demande votre impression, non pas une prophétie)

    En Europe, que se passe-t-il si les plans d’austérité se succèdent, réduisant l’activité économique, comme on en prend le chemin en ce moment ? Les échanges intra-européens représentant, sauf erreur de ma part, la plus large part de l’activité de zone euro mais aussi de l’UE, les pays qui actuellement "s’en sortent" ne trouveront plus assez de débouchés européens pour leurs produits et services, et sombreront à leur tour. Emprunter à la Chine, qui est probablement le pays qui a le moins intérêt, pour quelques années encore, à nous voir sombrer ?

    Ou bien la Grande Révolution, la Fin du Capitalisme, rêvée par nos "amis" les plus rouges ? Je n’ai pourtant pas l’impression que nous vivions une période semblable à la Russie de 1917...


    Jeudi 1er décembre 2011 à 03h33mn05s, par Joke (joke@no-log.org)
    lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4159
    • Mon impression sur la Grece

      Mon impression ? qu’il n’y a pas de solution à court-moyen terme. Donc comme elle ne peut pas payer elle ne paiera pas ( on va vers une large annulation de la dette) mais comme on lui demandera d’abord une série imbécile de cures d’austérités, les intellectuels et les professionnels qualifiés émigreront et ça redeviendra un pays de pécheurs reconvertis en personnels de la branche tourisme. Et l’extreme droite dira que c’est la faute de l’Europe (et pas de Merkozy et de la droite européenne).
      Samedi 3 décembre 2011 à 05h47mn33s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
      lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4160
      • Mon impression sur la Grece

        Merci pour votre réponse.

        On voit mal quel(s) évènement(s) ou décision(s) pourrai(en)t modifier le cours des choses tel que vous le voyez.


        Lundi 5 décembre 2011 à 02h44mn03s, par Joke (joke@no-log.org)
        lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4161
        • Mon impression sur la Grece

          En réalité , la crise révèle l’extrême dépendance d’un petit pays vis-à-vis de l’Europe. Théoriquement, meme une région au sein d’un pays garde une liberté de choix de son destin, mais cela suppose dans la pratique l’apparition d’un bloc social régional très fort et conscient de soi (comme en Bretagne à l’époque du Celib) . Un tel bloc n’existe pas en Grèce. Donc le destin de la Grece dépend donc à la fois du maintien de l’aide de l’Europe et de l’arrêt des politiques récessives imposées, donc du départ de Merkozy.
          Lundi 5 décembre 2011 à 05h14mn54s, par Alain Lipietz (alain@lipietz.net)
          lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4162
          • Mon impression sur la Grèce & les marchés

            Le journaliste économique ou l’économiste a l’air de savoir de quoi il parle quand il évoque "les marchés" mais le pékin moyen a du mal à s’en faire une idée.

            Le citoyen moyen aimerait bien mettre des visages derrière ce qui lui apparaît comme un masque de carnaval. Les marchés, c’est combien de personnes ? quels sont les canaux ? où vivent-ils ? où se concertent-ils ? Si vous saviez ce que ça m’agace de ne pas comprendre…

            Par ailleurs, les réactions des politiques ne sont-elles pas finalement inquiétantes ? On dirait que le couple Merkozy (entre autres) a du mal à anticiper, deviner les réactions des marchés. Ils paraissent surpris. On dirait qu’ils donnent des coups de pied dans un matelas sans savoir très bien où taper ! Seraient-ils aussi niais que moi ? Y a-t-il quelqu’un qui y comprenne qq chose ? Y a-t-il un pilote dans tous ces avions étatiques ?

            C.


            Dimanche 11 décembre 2011 à 18h24mn12s, par Claude (claude.pelletier2@wanadoo.fr)
            lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4176
            • Mon impression sur la Grèce & les marchés

              Voilà un commentaire comme je les aime ! Il y a tant et tant de gens qui font comme s’ils savaient, eux, alors que les politiques/économistes/etc. ne savent rien, ne voient rien ! Un peu comme ce monsieur ventripotent qui regarde un match au bistrot et qui dit, le plus sérieusement du monde : "Mais pourquoi il a tiré ! Moi, j’ aurais fait la passe à..." !

              Mais je suis certain, Alain, que vous allez nous expliquer - ou déblayer un peu le terrain.

              Merci d’avance.


              Lundi 12 décembre 2011 à 07h07mn20s
              lien direct : http://lipietz.net/?breve444#forum4177
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