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par Alain Lipietz | 19 septembre 2016

Pourquoi je soutiens Karima Delli aux primaires de l’écologie.
Parce qu’elle incarne l’écologie populaire, la jeunesse et la compétence. Parce qu’elle rompt avec les compromissions des gouvernements Hollande.

Pourquoi se présenter ?

La présence de l’écologie aux élections présidentielles est, depuis l’origine (René Dumont en 1974) imposée par les règles du jeu de la Ve République, entièrement fondées sur une élection, la présidentielle. La régionalisation des élections européennes, le couplage entre présidentielles et législatives depuis 2002, ont diminué la portée des élections parlementaires qui auraient dû être plus importantes. Le résultat est malheureusement là : un courant politique qui ne se présente pas aux élections n’existe plus, sauf si des primaires sont suffisamment spectaculaires et ouvertes (comme aux USA) pour offrir un « troisième tour ».

Pour l’écologie, il ne s’agit certes pas de concourir pour gagner. Pas encore ! Nous ne sommes pas en Autriche. Il s’agit de représenter l’écologie à la fois comme exigence et comme solution d’avenir. Bref, le problème, pour la ou le candidat, est d’ « incarner » l’écologie, dans une conjoncture concrète. Celle d’une France déchirée par la question sociale, qui prend aujourd’hui, sous la pression de la droite extrême, une dimension ethnique.

Choisir entre des « incarnations », cela ne veut pas dire nécessairement choisir entre plusieurs lignes, entre plusieurs versions de l’écologie politique. Cela arrive parfois, ce n’est pas le cas dans cette primaire-ci, où tout-e-s les candidat-e-s vont dire à peu près la même chose. A la rigueur, ils se différencient surtout par le ton, pas l’accent mis sur tel ou te aspect, qui existe aussi chez les autres (voyez par exemple la profession de foi de ma préférée, Karima Delli). J’ai un avis, fondé sur 15 ans d’expérience, quant à la sincérité des unes et des autres, mais dans la campagne des primaires on ne peut pas faire de procès en insincérité.

Les autres candidats

Dans la campagne présidentielle elle-même (la vraie), l’écologie doit prendre la figure d’une personne. C’est sa personnalité même qui va incarner l’écologie, par delà son discours, car « ce que tu es parle si fort que l’on n’entend pas ce que tu dis ».

L’une des candidates, Cécile Duflot, incarne la participation gouvernementale à tout prix de la période 2010-2014. La « politique des places » contre la « politique des contenus ». Ce n’est pas entièrement de sa faute, mais elle a endossé les choix de Hollande et Ayrault, qui dès le début ont fait dérailler l’expérience du retour de la gauche aux affaires, après 10 ans d’absence, et face à la crise mondiale du libéral – productivisme : le Traité de la règle d’or (TSCG) et le Pacte pour la compétitivité (CICE).

C’est dommage pour elle, mais les écologistes ne peuvent pas prendre le risque de mener campagne derrière une candidate à qui ses concurrents auront beau jeu de demander « Qu’as tu fait, à ce moment là, quand tu étais au gouvernement, pour empêcher cela ? » Elle était, plus que tout autre, en charge d’empêcher ce déraillement, comme Dominique Voynet l’était vis-à-vis de Jospin. Cette élection verra dans tous les cas le vote-sanction contre une gauche qui a trahi, à l’égal de Guy Mollet en 1957-58, dont tous les ministres n’étaient pourtant pas mauvais… mais n’ont pu « rebondir » que 23 ans plus tard.

Deux autres candidats incarnent chacun les combats de l’écologie : Michèle Rivasi, c’est la Criirad->http://www.criirad.org], c’est l’engagement écologiste et anti-nucléaire d’une partie des scientifiques ; Yannick Jadot c’est le tiers-monde et Greenpeace, l’écologie « à la René Dumont ». Tous deux incarnent la Grande convergence : Europe-Écologie 2009. Je n’aurais aucun problème à voter pour eux. Sauf que…

La meilleure, c’est Karima !

Karima Delli, par son nom, par son look, par son enfance à Roubaix-Tourcoing, par ses études, par sa jeunesse et son enthousiasme, incarne la France d’aujourd’hui et l’écologie de demain, la France ouverte et diverse, la France de nos quartiers : l’écologie populaire. C’est l’irruption de la tchatche sur la scène politique.

Elle n’a fait pour cela que se donner la peine de naitre ? Pas tout-à-fait ! D’abord, elle est restée fidèle à son origine : elle incarne aussi le Collectif Jeudi Noir, la lutte pour le logement digne , second pas de l’écologie – après la nourriture saine. Contre la finance qui prive de vie les plus démunis.

Comme Yannick et Michèle – et ce n’est pas un hasard - elle s’est imposée avec Europe-Écologie aux fameuses élections de 2009 (j’étais l’un des rares à y croire !). Elle a réussi à se faire réélire dans l’ancienne région ouvrière la plus désespérée, que l’on croyait abandonnée au Front National. Elle en est à son deuxième mandat européen, après avoir été l’assistante de Marie Blandin au Sénat. Elle est ainsi l’une des plus qualifiées et dans plus informées des écologistes, dans les lieux du vrai pouvoir : à l’Europe.

Le choix de Karima n’a donc rien à voir avec un quelconque jeunisme ni quota de diversité. Elle incarne aussi la méritocratie républicaine à la française, la capacité de s’en tirer, par des études et l’engagement politique. En somme, comme Sadiq Khan, l’actuel maire… de Londres ;-)

L’écologie sera fière de s’incarner en elle.

Pour soutenir Karima

D’abord, si vous vous sentez la fibre écologique, inscrivez vous à la primaire AVANT le Premier Octobre ! En effet, le vote a lieu par correspondance matérielle, vous recevrez le matériel de vote, vous ne pouvez pas vous inscrire au dernier moment.

Ensuite lisez le site de campage de Karima. Vous y trouverez ses axes d’engagements, les nouvelles de sa campagne, les conseils pour convaincre autour de vous.

La campagne de Karima



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