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Amertume turque, défaite ferroviaire


mercredi 28 septembre 2005

Semaine de session à Strasbourg.
Lundi soir, je participe à la réunion des Verts strasbourgeois qui souhaitent faire le point sur les suites du Non. Je ne peux leur cacher qu’il n’y a toujours pas de plan B, sinon, comme prévu, le plan Barroso-Blair-Bolkestein : en finir avec le rêve d’une Europe (...)


En réponse à :

> Amertume turque, défaite ferroviaire

lundi 10 octobre 2005

Accepteriez-vous que la Nouvelle-Zélande entre dans l’Union Européenne ? Non, puisque ce n’est pas un pays géographiquement européen, donc fin de la discussion. La Turquie est-elle un pays géographiquement européen ? Non, donc fin de la discussion.

On peut avoir avec elle tous les accords économiques souhaitables, ça m’est égal car c’est secondaire par rapport à la construction européenne, mais ne venez pas me dire que nous avons une communauté de destin avec la Turquie, c’est totalement faux, géographiquement, historiquement et même culturellement, les relations ont toujours été conflictuelles, depuis des siècles.

Vous dites aussi que nous aurions intérêt à avoir la Turquie au sein de l’Europe. De nouveau, cela est totalement faux d’un point de vue stratégique militaire. Il est évident qu’il vaut mieux garder hors d’Europe, comme verrou extérieur, un pays limitrophe de l’Irak, de l’Iran et de la Syrie, tous pays hautement instables et dépendant du bon vouloir de la Turquie et de ses barrages quant à leur approvisionnement en eaux fluviales (et donc a priori potables). Cette région est susceptible, dans les 20 ans à venir, de s’embraser (encore plus) à cause de la gestion de l’eau, du pétrole et/ou de l’intégrisme religieux (et je ne parle même pas des 22M de Kurdes). Il est évident que l’UE a tout intérêt à se maintenir hors de cette pétaudière.

De plus, si la Turquie n’entre pas dansl’UE, il est probable que celle-ci, par dépit et par intérêt, renforcera son alliance avec les USA, notamment au sein de l’OTAN. De nouveau, c’est excellent pour l’UE, qui verra ainsi le verrou militaire se renforcer à sa frontière sud à moindres frais. C’est cynique ? Non, c’est réaliste.

La plus grande erreur des pères fondateurs de l’Europe est de ne pas avoir défini dès le départ les limites géographiques extrêmes de l’extension possible de l’UE. On se retrouve aujourd’hui dans cette situation de faiblesse lamentable qui nous oblige à discuter de l’adhésion de la Turquie. Pire encore (si possible), certains parlent même, pour des raisons historiques, d’envisager les candidatures des pays du pourtour méditerrannéen, et surtout celle d’Israël (le poids de la culpabilité). Encore une hérésie, le poids de l’Histoire, toujours interprétée — par définition —, ne pouvant pas supplanter les règles géographiques fondamentales de simple bon sens.

La deuxième erreur historique de l’UE est d’avoir accepté l’entrée de la Grande-Bretagne, qui privilégie et privilégiera toujours ses relations anglo-saxonnes avec les USA avant de se tourner vers l’UE. C’est le pire cheval de Troie qui soit, voulu comme tel par les USA et assumé comme tel par la GB.

Et la troisième erreur historique, à venir, qui coulerait définitivement l’idée de construction européenne, en tout cas dans mon cœur, serait l’entrée de la Turquie. De nouveau, souhaitée par les USA. Vous trouvez normal que Condoleeza Rice s’invite à la discussion de l’adhésion en téléphonant aux négociateurs pour donner son avis ? Pas moi.

Comprenez bien que je m’oppose à la Turquie dans l’UE en tant que nation, je n’ai rien contre les Turcs eux-mêmes qui pour moi peuvent être libres de venir travailler et commercer chez nous s’ils y trouvent du travail, je n’ai rien contre les individus et je me contrefiche de leur religion, tant qu’elle ne s’impose pas aux autres.


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