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Ses purs ongles très haut…


dimanche 16 octobre 2005

Mon « devoir de vacances », résultat de nombreuses années de réflexion sur ce poème de Mallarmé, est maintenant assez avancé pour que j’en livre à la critique une première version.
Vous pouvez la télécharger (pdf, 350 ko), et je serai heureux de connaître vos réactions, soit en privé soit directement (...)


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Contradiction

jeudi 31 janvier 2008

Cher Monsieur,

Votre remarque sur le couple « oir-ige » comme ancêtre de « or-ix »est en effet excellente et vous avez raison d’en être fier. Dans mon texte en ligne, je pars de la similitude entre les deux allégories (Harmonie du soir et Ses purs ongles) mais je n’avais pas remarqué la similitude de forme.

En fait je travaillais sur une autre piste (inspirée d’Eco qui critique à l’excès le choix de traduction du Raven par Mallarmé et Baudelaire). Poe dit que la plus belle des rimes est en or (comme Nicéphore :-)) et cela a dû fendre le coeur de Mallarmé d’avoir dû rendre ’Nevermore" par "jamais plus". Il se "rattrape" avec ce sonnet qui donc est autant en or qu’en ix.

Sur la débaudelairisation : le statut de la fenêtre est en effet essentiel, mais je ne me souviens plus si je l’explique dans la version de mon site ou la version actuelle. En bref, jusqu’à Don du poème (Je t’apporte l’enfant d’une nuit d’Idumée) la fenêtre sépare « ce monde-ci » de l’Autre monde. A partir de Ses purs ongles il n’y a plus d’autre monde, donc un miroir, et la fenêtre ne donne accès qu’à ce monde-ci (Vers quelque fenêtre, Selon nul ventre que le sien, Filial, on aurait pu naître )

Vous me semblez en effet élève un peu distrait, vous avez oublié de donner le nom de la revue où est paru votre texte. Et moi donc ! mon texte traîne depuis des années (j’y travaille quelques heures par an pour ne pas devenir idiot en faisant de la politique professionnelle) et voilà qu’au beau milieu on me colle une version Pléiade en 2 volumes ! et il faudrait vérifier s’il y a "une personne" ou "personne " dedans !!

Je pense que pour aller voir le manuscrit de la lettre à Cazalis il faut une autorisation ministérielle et la consulter en scaphandrier, à moins qu’elle ne soit déjà scannée. Rien que pour le ptyx, et les développements sur l’affaire des dictionnaires que je raconte dans mon texte en ligne , j’ai les photos des pages en question (le Planche et le Thesaurus) où l’on voit les doigts de la photographe manier ces reliques en gants de plastique...

J’adorerais vos exemples sur la contradiction chez Mallarmé et trouve vos remarques tout à fait justes. Le Maître est parti est une phrase "à cheval" (quoique je suppose qu’on se rende au Styx à pied, je ne m’étais jamais posé la question.)

N’empêche que la controverse des "archivistes" (y a-t-il « personne » ou « une personne ») est assez drôle, surtout quand elle interfère avec la théorisation de ceux qui, comme vous et moi, sommes bien obligés de nous en remettre à eux... Avez vous lu le désopilant "Le Mallarmé des sixties", dans Europe, sur le foin fait autour de "l’absente de tout bouquet" alors que c’est "l’absente de tous bouquets" (j’ai bien noté que vous ne commettiez pas la faute) ?

Oui, après la musique, viendra chez Mallarmé la danse, et même le cinéma. Si on fait la somme du Livre et de la Danseuse, on comprend qu’il aimait Wagner.

Mais attention , en matière de représentation, le passage du romantisme à Mallarmé, que vous analysez dans votre texte, n’est pas purement et simplement « de l’optique à la musique ». Il reste pas mal d’optique chez Mallarmé (l’opéra, les cérémonies du Livre, les feux d’artifice) mais, comme vous le montrez, ce n’est pas la même (son rapport au "réel" n’est pas le même).

Quant au « mystère de la contradiction », en ex-marxiste je suis très sensible à l’hégélianisme chez M et j’essaie de "partir de la contradiction" (à cheval, comme vous dites).

Hélas, je dois retourner à mon labeur d’eurodéputé.

Cordialement


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