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Ses purs ongles très haut…


dimanche 16 octobre 2005

Mon « devoir de vacances », résultat de nombreuses années de réflexion sur ce poème de Mallarmé, est maintenant assez avancé pour que j’en livre à la critique une première version.
Vous pouvez la télécharger (pdf, 350 ko), et je serai heureux de connaître vos réactions, soit en privé soit directement (...)


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Nemo !

jeudi 31 janvier 2008

Cher Monsieur,

Je vous remercie de l’intérêt que vous portez à mon travail et de la discussion que vous entamez, car en dehors de quelques spécialistes qui ne font que me lire, je n’ai pas souvent de retours sur les textes que je publie. J’ai lancé dans la nature quelques idées un peu farfelues comme cette lecture du sonnet qui me valent surtout l’indifférence des exégètes "archivistes" de l’institution.

Je vous réponds :

- L’année de publication de la revue chez Peter Lang est 2002.
- Le passage entre Baudelaire et Mallarmé, de la coagulation à la cristallisation OIR/OR IGE/IX est une des découvertes dont je suis le plus fier, ayant travaillé sur la débaudelairisation de Mallarmé, je vous remercie d’en avoir noté la pertinence, cela me ravit d’avoir un retour sur cette question.
- Les travaux que je publie actuellement sont fondés sur la première édition "Mondor" que j’utilisais à l’époque. L’edition Marchal est sortie à ce moment, et il y a des chevauchements de références en notes que je n’ai sans doute pas eu le courage de corriger malgré les demandes instantes du comité de lecture illustre qui évalue la pertinence des publications sur Mallarmé (Marshal, Pearson, Lloyld). Comme je vous dit, je fais un peu figure de mauvais élève...
- Quant à "personne/une personne", je n’ai pas pris la peine d’aller vérifier laquelle des deux versions était la vraie. Il y aurait sans doute matière pour rien à quelques controverses stériles, pour plusieurs raisons que je vais vous donner d’expérience :
1) le poème de la "disparition élocutoire" du poète, où le maître est parti puiser des pleurs au styx, joue d’abord sur le départ, à cheval sur la présence et l’absence, au moment équivoque de minuit. Il est le mouvement même de cette disparition.
2) De plus, le nom "personne" en soi, qu’on l’accable ou non de son déterminant, fait songer au Nemo grec d’Ulysse et à un autre mot que Mallarmé adore : "rien" du latin res = la chose ; des mots qui assument parfaitement dans le lexique la contradiction qui vous occupe. Il ne saurait y avoir chez Mallarmé de lecture intelligente qui ne tienne compte des contradictions internes que le texte supporte d’autant mieux qu’il les installe lui même et en joue... Il me faudrait plus de temps pour donner d’autres exemples qui vous surprendraient.

Enfin, mon objet était de mettre en place dans le texte de Mallarmé une transition d’une littérature opticienne à une littérature musicienne, c’est à dire de montrer un changement de phénoménologie et la mise en cause de l’hégémonie du regard. Il n’y a sans doute dans le poème de Mallarmé qu’un "jeu" avec la gamme, que la référence d’un cliché réducteur mais parfaitement symbolique. Pour Mallarmé, c’est d’ailleurs ce qu’il appréciait chez Manet, le renouveau de l’art passe par un retour à des choses simples, à l’origine : "l’onguent et la couleur" en peinture, la gamme, présumé-je, en musique. Nul ne conteste qu’un changement de phénoménologie s’effectue à l’époque dans la littérature, je n’ai fait que le débusquer dans ce sonnet, sans le réduire à mon interprétation ni en écarter quelqu’une, car elle vaut toutes les autres et qu’elle confirme le principe d’un texte ouvert à la compréhension multiple. La musique d’ailleurs n’est qu’une transition chez Mallarmé, d’après la suite de mes investigations. Elle prépare l’avénement d’une poésie parfumée, d’une autre phénoménologie encore, plus aérienne, plus huysmansienne encore, dont la danseuse est le ventilateur favori. Mais c’est une autre histoire.

J’espère avoir répondu à vos questions et résolu le mystère de cette contradiction qui vous dérange. Je serais heureux de vous aider à sauter le pas que bien des lecteurs de Mallarmé, dont quelques illustres spécialistes, refusent de franchir : il n’est point de lecture absolument contradictoire de M allarmé.

Cordialement

JP RAMET


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