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Vacances, II : Ulysse et les kri-kri


mercredi 24 août 2005

Seconde partie de mes vacances : dans une petite île des Cyclades, Schinoussa, puis en Crète. Nous n’y étions pas revenus depuis un quart de siècle. Entre temps, j’ai écrit mon livre sur Phèdre, tellement marqué par mon premier voyage. Je découvre ou redécouvre avec émotion ce que le mythe doit à (...)


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"Omorfi pou’nai i Kriti"

samedi 3 septembre 2005

>>> "Omorfi pou’nai i Kriti" comme dirait le poete...

Et certes, il fallait être poète pour le dire ?

smiley

>>> vous avez du vous rendre compte que la totalité des emplois sous qualifiés (pour ne pas dire les boulots de m....) dans les zones touristiques sont occupés par des immigrés albanais, bulgares (quelques phillipins ou bangladeshis aussi a l arriere des cuisines) qui s’entassent le plus souvent dans des taudis et qui acceptent des "salaires" au tiers du niveau de ce qu un européen accepterait.

Il faut rappeler que ces salaires apparemment au-dessous du minimum permettent à ces travailleurs - (pour qui comprend le grec) - de gagner en une seule saison touristique (de mai à octobre approximativement) assez d’argent pour retourner chez eux ensuite et faire vivre toute une famille le restant de l’année et dans certains cas, ... s’acheter une maison. Sort enviable pour beaucoup d’entre nous qui n’arrivent au même résultat qu’après toute une vie, dans le meilleur des cas. Bien entendu, cela restera valable pour eux tant que la « généreuse » Europe ne les rattrapera pas et que quelques bonnes âmes ne se seront pas au nom d’une égalité qui n’a jamais existé immiscées dans leurs affaires internes.
Mais surtout : les emplois en question comme il est bien stipulé émergent dans les « zones touristiques » et en fait, ils s’apparentent davantage à des emplois de proximité : en effet, la plupart des grecs vivent grâce à de petits commerces, des entreprises privées souvent (multi)familiales. Et la vague d’immigration vient renforcer la main d’œuvre (inexistante en tant que telle) en période de pointe. Il s’agit d’aide dans les petits hôtels/pensions, manutentionnaires dans les bâtiments, serveurs et cuisiniers dans certains établissements.
Leur présence est acceptée parce que économiquement compétitive et aussi parce qu’elle n’entre jamais en concurrence avec le travail des grecs eux-mêmes, sans quoi elle ne serait pas acceptée (outre les problèmes éthniques).
Leur sort est-il au fond plus plus sordide que celui d’une personne grecque qui n’aurait pas de qualification et se trouverait dans l’obligation de travailler pour de l’argent ? quand on parle grec bien entendu : une femme divorcée dans la quarantaine dans le village de Giorgoupolis près de Chania pourrait gagner à peine 400 euros par mois comme réceptionniste dans l’un des grands hôtels du bord de plage tandis qu’une vieille dame au-delà de 60 ans s’engagerait comme servante pour à peine 200 euros par mois pour arrondir sa maigre pension ....
Il y a toujours eu une grande fluctuance salariale dans ces emplois, car il s’agit souvent de TPE qui privilégient les relations familiales. Même dans le cas où l’entreprise grandirait, cela reste d’application en filigrane : les étrangers - grecs ou pas - sont bien moins payés que les autres, car les membres de la famille prennent les mêmes risques.

En conclusion, contrairement à ce qui est dit par ailleurs, cette immigration ne représente donc nullement de véritable danger de baisse du niveau de rémunération des emplois manuels et peu qualifiés ni de fuite des nationaux de ces secteurs qu’eu égard à une certaine xénophobie, faite de chauvinisme antique et bien sûr renforcée dans les îles qui ont tendance à se replier sur elles-mêmes : un chef d’entreprise ne donnera jamais le travail à un autre que son fils ou sa belle-fille à moins que et tant qu’ils n’y trouvent les uns et les autres un avantage. Ce qui dans ce cas constitue son droit le plus strict, du moins si le politique lui permet de gérer son propre argent comme il l’entend. Ce qui bien sûr n’est pas le cas dans la gestion des fonds publics.

Concernant les autres métiers, qui requièrent plus de qualifications, la Grèce qui connaît depuis toujours un haut taux de chômage serait-elle prête à accueillir les sans emplois d’autres pays ? les « cerveaux » ont généralement tendance à émigrer ailleurs ...
Et les statistiques ne montrent pas une véritable tendance en ce sens.

>>> Il y a aussi cette curieuse "mode" grecque : une partie non négligeable des fonds européens "disparaissent" dans le train-train bureaucratique.

D’après une enquête de l’OCDE la Grèce figure en effet en tête de liste des pays victimes (bénéficiaires ?) de ces pratiques regrettables. Néanmoins, elle est loin d’être le seul pays dans ce cas ... Quand aux fonds européens, ils ont l’habitude de disparaître dans le train-train bureaucratique, quand ce n’est pire.
Outre la lourdeur administrative, on peut citer d’expérience dans la mauvaise gestion de ces fonds : le népotisme et l’esprit de clan, le non respect des ressources humaines, des expériences et des compétences, la non transparence de l’information etc ... etc ... autant de barrières imparables à la « société de la connaissance », d’autant plus qu’il est bien difficile de les nommer.


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