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29/11: France, Grèce : de la difficulté des alliances.
21/11: Europe Écologie dans la tourmente des négociations.
8/11: Victoire à Bogotá. Gug.
7/11: Il y a trois ans mourrait Francine Comte Ségeste
4/11: Le débat sur la dette

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Europe Écologie dans la tourmente des négociations.


lundi 21 novembre 2011

Quelle semaine ! Commencée par le Congrès des Verts Européens, avec un magnifique discours d’Eva Joly,, et une « Déclaration de Paris » sans doute plus hardie que ne sont certains partis verts nationaux, terminée par un accord Verts/PS plus timoré que le propre programme du Parti Socialiste...
C’est (...)


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Europe Écologie dans la tourmente des négociations.

lundi 21 novembre 2011

Bonjour Alain,

L’aveuglement au désastre. Voilà ce qui à des titres divers me semble être le comportement de ceux qui nous dirigent (ou aspirent à nous diriger, y compris, parfois, dans nos propres rangs !). L’aveuglement au désastre de Zapatero qui n’avait pas compris la bulle immobilière qui se formait en Espagne dans les années 2000 (et au contraire l’a encouragé car elle semblait le ressort indispensable de la croissance de l’Espagne) ; et aveuglement au désastre, à nouveau, quand la bulle a éclaté, ce qui l’a conduit à se comporter comme le "meilleur élève" aux yeux de la commission européenne (comme Papandréou, dans un autre registre) et à ne pas comprendre que les potions qu’on lui demandait de faire absorber à son peuple allait conduire l’économie dans le mur et le peuple espagnol au désespoir ; et à rejeter massivement dans les urnes le PSOE totalement déconsidéré sans doute pour longtemps, mais sans qu’une alternative réelle n’apparaisse, car le PPE va conduire une politique de même nature que celle que Zapatero a conduit dans les dernières années.

Concernant la position "centriste" (effectivement, même pas "socialiste") de François Hollande, nous sommes d’accord, aussi hélas, et tu en tires les conclusions nécessaires. Mais rappelons-nous aussi que rien (en France, en tout cas) n’a jamais été obtenu sans mobilisation populaire de grande ampleur. Voir les fameuses conquêtes du Front populaire : c’est parce qu’il y avait simultanément une intense mobilisation populaire et une majorité parlementaire sinon totalement convaincue, du moins suffisamment à l’écoute que des grandes conquêtes ont pu être inscrites dans la loi (et jamais détricotés ensuite).

Malheureusement, ce n’est pas le plus probable demain et, comme tu le laisses entrevoir, le pire serait d’avoir une alternance mal préparée qui nous conduirait dans le mur en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Alors la voie serait cette fois grande ouverte aux pires déchainements nationalistes imaginables.

Une forme enfin d’aveuglement au désastre également de la part de nos dirigeants d’EELV même si le pire a été évité : le pire cela aurait sans doute été (en conséquence logique de la posture absurde adoptée que tu soulignes à merveille) un rejet de l’accord par le CF, car nous aurions été désignés alors comme les fossoyeurs de l’unité permettant de renverser Sarkozy, et nous serions du même coup devenus complètement inaudibles pendant une grande partie de la campagne présidentielle comme l’a fort bien exprimée D. Voynet dans sa courte intervention au CF de samedi.

Sommes-nous donc devenu vraiment "pragmatiques" (au risque d’y perdre aussi la bonne radicalité -celle qui prend les choses à la racine- ou saurons-nous concilier le pragmatisme nécessaire pour passer des accords mêmes médiocres pour les raisons que tu l’indiques et garder la lucidité de ne pas nous laisser aveugler par ces accords médiocres afin de peser suffisamment dans les semaines qui viennent pour infléchir l’ensemble du positionnement politique dans le sens que tu indiques.

Pour moi, le critère principal sera le débat sur la réforme fiscale : nous devons être conscients que la dette a été gonflée à des niveaux insoutenables, non seulement en raison de la crise, certes, mais aussi du discrédit de l’impôt.

Discrédit de l’impôt que les riches avaient réussi à insuffler jusqu’aux tréfonds du peuple car ils en sont les premiers bénéficiaires, non seulement parce qu’ils paient moins d’impôts qu’ils ne devraient mais aussi car les intérêts de la dette publique nourrissent le capitalisme de rente de manière totalement inégalitaire, comme le montre Olivier Berruyer dans un billet récent sur son blog, ici :

http://www.les-crises.fr/alternatives-economique/

(billet dans lequel il égratigne Christian Chavagneux, qui pour le coup l’a sans doute mérité, mais c’est une autre histoire).

Bien à toi.

Philippe Delvalée


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