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29/03: La fragile victoire de la gauche et l’avenir d’Europe-Écologie.
20/03: Veillée d’armes et premier bilan
12/03: Europe-Écologie : dernières impressions de campagne.

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Europe-Écologie : dernières impressions de campagne.


vendredi 12 mars 2010

Mercredi, avec le meeting de Marseille, s’est achevée pour moi cette magnifique campagne de premier tour d’Europe-Écologie. En principe j’étais déjà en vacances en famille, à Serre-Chevalier (avec enfants et petits-enfants), mais… Après le meeting d’Aix, suis revenu en train à Bourg pour le meeting de (...)


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À quoi sert encore le vote ?

vendredi 19 mars 2010

À quoi sert encore le vote ? Quand au Parlement européen le Parti Socialiste et la Droite votent les mêmes directives. Quand le « socialiste » Papandréou renie ses promesses de campagne et sous la pression de l’UE fait une politique d’ultra-droite. Avec la Grèce, et après les résultats des référendum français, néerlandais et irlandais non-respectés, nous continuons à assister à l’assassinat de la démocratie dans le cadre de l’Union Européenne, puisque le gouvernement grec n’est plus responsable devant le peuple mais devant la commission. Et la commission se détermine d’après les desideratas des marchés financiers. Le pays qui a inventé la démocratie la voit aujourd’hui mourir : c’est tout le symbole de l’Eurodictature. Mais il y a d’autres petits cochons à saigner, les PIGS (acronyme officieux des États d’Europe du Sud : le Portugal, l’Italie, la Grèce l’Espagne, - Spain, en anglais) et quelques autres de par le monde. Sans leur endettement le mode profitable sur lequel fonctionnent les banques ne pourrait exister.

Le Peuple Français, dans sa plus totale souveraineté, après avoir subi une campagne de propagande médiatique sans comparaison en faveur du vote oui, avait voté non à plus de 54% au traité constitutionnel européen le 29 mai 2005. Le 8 février 2008, le Parlement français, réuni en congrès, approuvait le traité de Lisbonne, à savoir une copie amoindrie mais reprenant les pires aspects du traité constitutionnel rejeté par les Français. Jamais la République n’avait eu à subir un tel déni de démocratie et tout le monde s’est tu. Tout le monde.

Que l’on remette en cause le résultat d’un référendum, qui plus est au bout de deux ans seulement, constitue une forfaiture politique inacceptable pour tout démocrate qui se respecte. Certes, Nicolas Sarkozy avait prévenu durant la campagne présidentielle de 2007 qu’il contournerait la décision populaire par une procédure parlementaire, mais cela ne légitime pas pour autant une violation aussi grossière du suffrage universel, particulièrement dans une grande démocratie comme la France. Avec 53,65% d’abstention au soir du 14 mars 2010, notre pays paye le prix lourd de cette violation morale de la souveraineté populaire. Car rien n’est pire que de dégoûter le citoyen de sa mission électorale, rien n’est plus dangereux que de priver un électorat de sa victoire.

C’est pourtant ce qui s’est passé, en 2008, dans notre bonne vieille république. Les électeurs auxquels les partisans du oui en 2005, l’UMP, le PS, le sommet de l’Etat, ont répondu « cause toujours », en s’asseyant sur leur vote, ont répondu « merde » à l’occasion de ces élections régionales. Ces électeurs constituent à nouveau une majorité, quasiment comparable à celle de mai 2005, manifestant son rejet d’un système qui ne sait plus que passer en force, et les leaders politiques ont beau donner toutes les explications possibles à ce désaveu populaire, aucun n’a eu le courage de reconnaître que cette abstention massive, dramatique, inquiétante, a pour principale origine ce mensonge historique qu’est l’approbation du traité de Lisbonne par ce que l’on hésite encore à qualifier de « représentation nationale ». En se détournant majoritairement des urnes, en ce 14 mars 2010, alors que les enjeux politiques n’étaient pas escamotés, bien au contraire, le peuple Français a craché à la gueule de ceux qui le méprisent. Au delà des analyses politiciennes du moment, navrées ou triomphantes quant aux résultats de ce scrutin régional, cette situation est très grave. Très grave pour notre démocratie, très grave pour la France. Si un débat de fond sur cette tragédie politique ne s’ouvre pas sur la place publique, nous en paierons plus chèrement encore les conséquences.


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