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Européennes : la bataille du fond


dimanche 17 mai 2009

Désormais retraité, je sillonne la France pour Europe Ecologie. Lundi : Montpellier, mercredi : Saint-Etienne, Vendredi : Bayonne, Samedi : Strasbourg, Dimanche : Ivry…
Partout, je suis frappé par l’affluence à ces débats et l’enthousiasme des militants qui les organisent. L’impression qu’on est « les (...)


En réponse à :

Moins perplexe mais moins d’accord encore

vendredi 29 mai 2009

Merci pour tes réponses précises même si elles ne me semblent pas vraiment correspondre à ce qui fait l’objet de ma perplexité.

Je reprends points par points :

1 - Voilà ce que tu écris dans le texte que tu mets en lien :

"Personnellement, je n’ai pas véritablement eu l’impression d’avoir beaucoup diminué ma participation aux luttes de terrain depuis que je participe à des luttes dans les institutions. Mon activité de « co-élaboration » avec les syndicats, associations, ONG, a considérablement progressé."

Sauf qu’au temps de la GOP tu étais capable de faire la distinction entre militants syndicaux (que tu soutenais) et directions syndicales (que tu combattais). Et que les ONG n’étaient pas devenues ce qu’elles sont devenues (partenaires institutionnels des états) et que les associations elles aussi se formaient souvent dans une perspective d’émancipation vis à vis de l’état et du capitalisme (Mouvement de Libération Ouvrière par exemple, educ pop, assos de locataires...).

Ce n’est donc plus le même "terrain", et les même pratiques de terrain. Là, c’est le terrain "par en haut". la "société civile" par ses représentants auto-proclammés et cooptés.

Je m’étonne que tu ne fasses plus la différence.

2- passer de la volonté d’abolir le capitalisme, à celle de sa conservation (et en faisant la promotion de ces mécanismes comme pour le marché des droits à polluer) est un reniement... ouvert, au grand jour, c’est vrai.

Mais je te remercie de mettre en ligne ces éditos de l’Outil des Travailleurs dont j’apprécie l’angle d’attaque assez différent en effet de la stratégie "trotskyste" classique.

3 - Tu écris :

"De même, comme José Bové, j’étais persuadé qu’on pouvait par la lutte et le vote obtenir l’abandon de l’extension du camp du Larzac sans abolir le capitalisme, ce que la suite a confirmé."

C’est faux. Chaque édito de l’Outil, et celui consacré au larzac ne fait pas exception, tente de lier explicitement lutte concrète et appel à la destruction de l’Etat bourgeois (+ critique des institutions, de l’électoralisme, des directions syndicales qui distinguent le champ social et le champ politique...). Tout le monde peut le vérifier. Je peux en reproduire des phrases si tu le souhaites.

4 - Je connais très bien la distinction entre socialisme et communisme (ou plutôt LES distinctions différentes selon les courants politiques et les époques, à moins de n’en garder que la notion "d’étape").

Mais tu ne peux ignorer que le PSU dont la GOP était un courant se réclamait du SOCIALISME autogestionnaire, et que la GOP n’a ajouté Pour Le Communisme à son appellation que plus tard. Les choses ne sont pas opposables de manière si caricaturale. Beaucoup d’autogestionnaire (Bourdet, Guillerm) parlaient de Socialisme autogestionnaires, alors qu’ils critiquaient justement l’étape de transition "socialiste" chez d’autres courants, et visaient donc le Communisme. Socialisme ou Barbarie était un courant... communiste.

5 - Non, défendre quelques biens communs, sans toucher à l’exploitation sur les lieux de production, l’extorsion de plusvalue et sa privatisation, la dynamique d’accumulation du Capital (donc le productivisme qui lui est consubstantiel), la production en fonction de profits et donc uniquement pour des biens solvables... pendant que d’autres subissent l’aliénation DE leur travail et AU travail... ce n’est pas du tout du Communisme. Sinon les premiers parcs naturels américains étaient l’expression d’un certain communisme.

Je préférais tes éditos contre les hiérarchies, la volonté d’abolir le travail à la chaîne, la remise en cause des cités dortoirs...

Le NPA défend un "socialisme du 21ème siècle" (qui a failli s’appeler éco-socialisme) et pense que celui-ci passera nécessairement par la socialisation des grands moyens de production et d’échange et que cette socialisation devra en passer par un affrontement avec ceux qui détiennent aujourd’hui le capital, et les entreprises, responsables des désastres humains et écologiques auquels nous sommes confrontés et ce de manière de plus en plus aigüe.
Stratégiquement il s’agit de favoriser l’auto-organisation des travailleurs dans les luttes et par la lutte afin qu’ils forgent eux-mêmes leurs revendications et créent leur propres organes de pouvoir adaptés justement à la socialisation du pouvoir et de l’économie, le partage, l’autogestion, l’émancipation, la non domination.
Tu trouveras tout ça dans nos "principes fondateurs".

Je suis quand même un peu surpris que tu me prennes de si haut. J’ai autant lu Castoriadis, que Gorz, Illitch, Bookchin, Dumont... des conseillistes, des trotskystes, des maoïstes, les inévitables Lénine, Trotsky, Marx, Bakounine etc... Partant, Charbonneau... Et bien sûr j’avais lu certains de tes ouvrages puisqu’ils avaient participé à mon ralliement aux Verts.

Je sais faire la distinction entre le réformisme néo-keynésien du PCF ou du PG et l’anti-capitalisme radical de Marx, entre capitalisme d’état et communisme. Je suis d’autant plus surpris que tu te fasses le relais d’une "relance verte", d’un New deal écolo (baptisé Green Deal pour l’occasion), qui sont autant de résurgences des politiques keynésiennes qui visent à relancer l’économie capitaliste, le cycle production/consommation/emplois.. sans toucher à la propriété privée, et sans égratigner le productivisme.

Ce n’est pas parce qu’on fait le choix de construire le NPA qu’on se contente du dernier livre de Besancenot.

Je relirai malgré tout les textes que tu m’as gentiment indiqué.

Merci.


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