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Clara Rojas libérée !


vendredi 11 janvier 2008

La nouvelle est tombée jeudi soir entre deux réunions. Clara Rojas, candidate des Verts colombiens à la vice-présidence de la République en compagnie d’Ingrid Bétancourt, et enlevée avec elle en 2002, vient d’être libérée, ainsi que la sénatrice Consuelo Gonzalez ! On n’en sait pas plus, on ne sait pas ce (...)


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Des arguments contestables

lundi 14 janvier 2008

Oui, oui ! Aussi vrai que les opposants au TME préfèrent Maastricht-Nice !!!

Je dois dire que vous faites du bon travail pour finir de me convaincre qu’__un référendum national est une méthode largement inadaptée et perverse pour décider démocratiquement de la ratification ou non d’un traité européen.__

En effet dans un article que j’avais écrit sur le sujet (cf plus bas), je citais Jean-Louis Bourlanges expliquer les raisons de son opposition. Est-ce parcequ’il est anti-démocrate, comme on finit par le croire en écoutant des gens geuler fort comme vous ? Non, c’est pour la raison ci-dessous :

« S’agissant du référendum : moi j’étais très hostile à ce qu’on nomme le TCE — qui avait exactemenet la même valeur juridique que ses prédécesseurs — une constitution. Je disais comme Jacques Delors « il vaut mieux un bon traité qu’une mauvaise constitution ». Et à partir du moment où l’on a nommé cela « constitution », on a dit : "il faut un référendum". Mais ce qui rend très difficile le référendum, c’est que la question ne peut pas être posée dans sa clarté ! Les deux choses qui ont et qui vont animer la campagne — mais je comprends tout à fait ce sont deux passions démocratiques comme dit Tocqueville mais légitimes — c’est : est-ce que je suis pour ou contre le gouvernement ? Et est-ce que je suis pour ou contre la construction européenne ? Bon. Mais c’est pas la question qui serait posée ! La question du traité, c’est de savoir si l’on ratifie le traité de Lisbonne. Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si l’on posait la question honnêtement — mais c’est bien évidemment impossible de la poser en ces termes — la question devrait être : "Est-ce que vous préférez le traité de Nice [cochez] ou est-ce que vous préférez le traité de Lisbonne [cochez]". Parce que si le traité de Lisbonne n’est pas ratifié, c’est le traité de Nice. Donc c’est une question extraordinairement circonscrite ! Et le référendum en revanche est une consultation qui est illimitée dans ses implications politiques »

Vous êtes une confirmation aveuglante de ses dires. Même après l’échec évident du "NON pro-européen de gauche" (sinistre blague à laquelle certains ont cru de bonne foi et je ne leur en veux pas), même avec deux ans de recul et de réflexion sur la question, même après un dialogue nourri (mais en sens unique de votre fait) avec Alain Lipietz, vous refusez d’admettre ce principe méthodologique de base sans lequel le vote ne peut être que confusion : le oui et le non ne peuvent exprimer qu’une préférence entre le nouveau et l’ancien traité. C’est bête et frustrant ? Dans ce cas, cessez d’élever le référendum au pinacle de la perfection démocratique puisque c’est justement le référendum comme méthode de décision qui montre ici ses limites. Par contre comme le note Bourlanges, il vous ouvre à vous et à beaucoup trop de gens des possibiltiés illimitées de manipulation et d’instrumentalisation : Fabius cherchera une revanche après sa tentative râtée de se faire nommer candidat à la présidentielle ; Sarkozy essaiera de diviser et décridibiliser définitivement la gauche ; vous chercherez à refuser à l’Europe les moyens de tenir ses promesses ; ... Lequel manipulera mieux que l’autre ? C’est une véritable roulette russe que l’on appliquera non pas sur sa tempe (ce qui peu à la rigueur être vu comme une forme de courage) mais sur la tempe d’un demi-milliard d’européens.

Et ça c’est inacceptable. Donc non, non et non, vous n’aurez pas mon soutien dans cette entreprise. PUisque votre but avoué est de sortir la France de l’UE, réclamez (et _là_ je vous soutiendrais) un référendum sur cette question là et uniquement celle-là au lieu de jouer au billard à quatre bandes. Là question claire, réponse claire.

Et vous ne pouvez pas craindre de donner la parole au peuple n’est-ce pas ?


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